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Le forage en mer

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Publié par le sénateur Grant Mitchell le 27 juillet 2010

La récente fuite catastrophique de pétrole de la BP dans le golfe du Mexique a hissé un drapeau rouge concernant le forage en mer au Canada. Elle pose la question de savoir si nos politiques, nos procédures, notre réglementation et nos technologies en matière de forage en mer sont supérieures à celles des Américains. Les risques qu’un désastre similaire se produise dans les eaux canadiennes sont-ils réellement inférieurs à ce qu’ils sont aux États-Unis?

D’emblée, je dois dire que le président du Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles, le sénateur conservateur David Angus, m’a proposé, en tant que vice-président du comité,  d’étudier la question du forage en mer peu de temps après le début de la fuite de BP. Notre comité procède à une étude longue et approfondie de la nécessité d’une stratégie énergétique au Canada, tenant compte de l’offre et de la demande, de la sécurité et des incidences des changements climatiques. M. Angus a proposé que nous nous déroutions, un tant soit peu, pour examiner fort à propos la situation du forage en mer au Canada.

Les comités sénatoriaux sont réputés pour l’excellence de leur travail, qui est accompli largement à l’abri de tout esprit partisan. Notre comité a entendu de nombreux témoins de l’industrie, des pouvoirs publics et de groupes environnementaux au cours d’une période de quatre semaines.

Cette question est d’autant plus importante que 13 % de la production classique de pétrole du Canada provient de sites hauturiers. À ce propos, le sénateur Angus a souligné que, selon des sondages, la majorité des Canadiens souhaitent que cesse le forage en mer.

D’une part, on trouve des informations rassurantes. Par exemples, actuellement, on ne compte qu’une plate-forme de forage d’exploration (et non de production) dans les eaux canadiennes. Elle est située loin au large des côtes de Terre-Neuve. On n’en compte aucune dans le Nord. De plus, je crois comprendre que l’Office national de l’énergie (ONÉ) jouit d’une grande expérience et d’une grande compétence; l’ONÉ est un organisme qui participe à la réglementation des activités de forage. Contrairement à ce que certains pensent de la situation aux États-Unis, nous avons au Canada une culture de rigueur réglementaire.

Il ne fait aucun doute que les sociétés dont nous avons entendu les témoignages sont très soucieuses de respecter les règles et font preuve d’un grand professionnalisme et de grandes compétences. Elles sont conscientes des risques et prennent de grandes précautions. On nous a dit que les navires utilisés pour certaines activités de forage en mer sont équipés de trois étages de dispositifs d’obturation d’urgence. Un puits en forage actuellement au large de la côte canadienne bénéficie de cette technologie.

Ironiquement, il est rassurant de penser que les Canadiens ont la chance d’étudier l’affaire BP et de déterminer les points où nos méthodes auraient été supérieures et où des améliorations s’imposent.

D’autre part, il faudra répondre à certaines questions avant de pouvoir affirmer aux Canadiens que les procédures, les politiques, les technologies et le régime réglementaire canadiens diffèrent suffisamment des équivalents américains pour garantir qu’un accident comme celui qui s’est produit dans le golfe du Mexique ne se produira pas au Canada ou à tout le moins que nous pourrions boucher le puits promptement. Une préoccupation majeure tient aux particularités du forage dans le Nord, où la basse température de l’eau et la couverture glaciaire engendrent des problèmes qui ne se présentent pas dans le Sud. Il convient également de se demander s’il existe une chaîne de commandement claire entre l’ONÉ, les deux offices provinciaux de réglementation du forage en mer et l’industrie, dans l’éventualité du pire des scénarios. Cet aspect semble avoir causé des problèmes dans la gestion de la fuite du golfe du Mexique.

Nous avons eu de nombreuses réponses sincères des témoins, beaucoup de représentants de l’industrie. Cependant, devant leurs propos rassurants selon lesquels nous n’avons rien à craindre, je ne puis que me rappeler la réplique que le sénateur Tommy Banks a répétée à plusieurs reprises : « Oui, mais BP disait probablement la même chose la veille de la catastrophe ». [traduction] Il faut savoir si nos méthodes diffèrent suffisamment des méthodes américaines et dans des domaines cruciaux. Il y aura toujours des risques; il s’agit de déterminer les risques que nous sommes disposés à prendre.

Le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles a publié son rapport sur l’état du forage en mer au Canada cet été. S'il vous plait appuyer ici pour lire ce rapport (pdf).


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