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Catherine Callbeck

L La sénatrice Catherine S. Callbeck a été la première femme au Canada à être élu premier ministre provincial. Elle a été nommée une des 100 plus puissantes femmes canadiennes en 2006. Nommé au Sénat le 23 septembre 1997, elle représente la province de l’Île-du-Prince-Édouard.

Raisons pour lesquelles le Sénat effectue une étude sur l’Inde

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Publié par la sénatrice Mobina Jaffer le 07 septembre 2010

Le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international se penche sur l’émergence de la Russie, de la Chine et de l’Inde, parce qu’au sein de la nouvelle économie mondiale, ces trois pays ont une incidence majeure pour la prospérité future du Canada. Nous, les membres du comité, avons déjà visité la Russie et la Chine et, pour terminer notre étude, nous voyageons actuellement en Inde pour y recueillir de l’information. Nous visiterons trois villes : New Delhi (la capitale de l’Inde), Hyderabad et Mumbai (le centre financier de l’Inde).

Pour moi, ce voyage en Inde auquel je participe est riche en émotions. Je suis une fière Canadienne désireuse d’aider le Canada à trouver différents marchés commerciaux, et à être moins dépendant de son voisin, les États-Unis.  Je suis également très fière de mes origines indiennes et, par conséquent, je suis enchantée que mon pays, le Canada, renoue des liens avec l’Inde.

Depuis 1974, le gouvernement canadien n’entretenait plus de rapports avec l’Inde. En effet, la position du Canada sur le nucléaire en Inde, façonnée par les essais nucléaires menés par l’Inde en 1974 avec de la technologie canadienne, de même que plus tard, en 1998, a entraîné une distance dans les relations bilatérales entre les deux pays. S’ils étaient déjà faibles avant 1974, à compter de cette date, les liens bilatéraux sont devenus quasi inexistants.

En 1973, lors d’une allocution à Toronto, la première ministre de l’Inde, Indira Gandhi, avait déploré la faiblesse de la relation économique bilatérale entre le Canada et l’Inde.

Au cours de son témoignage devant le comité, M. Douglas Goold, du Conseil international du Canada (qui est très au fait des questions touchant l’Inde), a déclaré ce qui suit : « Par nature, la diplomatie consiste à maintenir des relations malgré les différences. Nous avons cessé nos relations avec l’Inde en 1974, et cette situation a perduré pendant 30 ans. Durant cette période, nous avons accompli très peu de choses au lieu de progresser. » J’approuve cette affirmation.

Au cours des années 1990, M. Chrétien avait accompli d’énormes progrès pour améliorer les relations entre l’Inde et le Canada.

C’est en novembre 2007 que nous avons entrepris notre étude sur l’émergence de la Chine, de l’Inde et de la Russie dans l’économie mondiale et les répercussions sur l’économie canadienne. Le comité a formulé vingt-trois recommandations qui figurent dans le rapport Réponse à l'émergence de la Russie, de l'Inde et de la Chine (Note : les recommandations se trouvent aux pages 13-27). Les thèmes qui y sont traités sont les suivants : prêter davantage attention à l’Inde, à la Chine et à la Russie dans les politiques et les ressources du Canada en matière d’échanges commerciaux et d’investissements; établir des relations intergouvernementales et en tirer le maximum; faire appel aux milieux d’affaires canadiens; travailler avec les communautés de la diaspora; promouvoir un système de normes; et accroître la compétitivité du Canada. Nous avons présenté d’autres recommandations au sujet des occasions d’affaires offertes au Canada dans des secteurs comme l’agriculture, l’infrastructure, les transports, l’énergie de rechange et les technologies vertes, l’éducation, de même qu’en ce qui concerne les débouchés pour les petites et moyennes entreprises. Le comité a demandé au gouvernement d’élaborer des politiques qui permettront de profiter des éventuels avantages pour les intérêts commerciaux du Canada.

Personnellement, la recommandation nº 7 m’apparaît comme l’une des plus importantes.  Il y est question de notre identité en tant que Canadiens, d’expliquer ce que nous sommes, et le comité demande au gouvernement de créer une « marque Canada » afin de rehausser le profil commercial du Canada en Chine, en Inde et en Russie au milieu des nombreux autres pays concurrents, qui sont très présents.

La recommandation se lit comme suit : « Le gouvernement devrait lancer une vigoureuse campagne dans les trois pays en question pour promouvoir la marque Canada et faire valoir les avantages et le savoir-faire du Canada dans différents domaines. » Cette recommandation contribuera à tirer parti de la perception généralement favorable qu’ont les trois pays du Canada, à montrer les avantages comparatifs du Canada de manière plus énergique et à renseigner davantage sur les entreprises canadiennes. 

Nous sommes maintenant à New Delhi. Hier soir, nous avons reçu une séance d’information très instructive du Haut-commissaire du Canada, Jim Nickel, et des représentants officiels du Canada en Inde. Aujourd’hui, nous avons un programme chargé, dont je vous parlerai dans mes billets sur Twitter.


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