Publié par le sénateur Grant Mitchell le 10 décembre 2010
Au début de la semaine dernière, j’ai passé deux jours avec d’autres membres du Comité sénatorial de la défense à visiter la garnison d’Edmonton à Namao. Ce fut une expérience formidable!
De temps à autre, les membres du Comité visitent des camps militaires un peu partout au pays pour voir ce qui s’y passe. La visite de la semaine dernière servait également à poursuivre notre étude sur les problèmes que vivent les habitants des réserves, maintenant que notre rôle en Afghanistan est appelé à changer considérablement.
Nous avons rencontré de hauts fonctionnaires de la région de l’Ouest, des officiers et sous-officiers hauts gradés. La plupart d’entre eux ont déjà fait au moins une mission en Afghanistan, et tous ont un sentiment profond d’appartenance à l’armée et de devoir envers le Canada. Nous avons également rencontré un groupe important de soldats blessés en Afghanistan ou au Canada dans le cadre de leur entraînement ou de leurs fonctions militaires. L’affliction la plus courante dans ce groupe est le trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Chaque fois que nous rendons visite à des soldats, je suis vraiment impressionné par les progrès énormes que l’armée a réalisés à de nombreux égards. En effet, l’armée a fait des progrès considérables en acceptant les femmes dans ses rangs et, bien que ce ne soit pas parfait, il est clair que les femmes y sont très présentes et qu’elles ont leur place dans l’armée. Il est également très évident qu’ils comprennent et acceptent que les TSPT sont des blessures réelles, subies par de vaillants soldats en Afghanistan et ailleurs, et que les soldats qui en sont atteints doivent être aidés, respectés et traités comme d’autres soldats blessés. Et peut-être que l’aspect le plus impressionnant et le plus frappant de l’armée est cette attitude que l’on peut ressentir un peu partout à l’égard du leadership. L’armée est bâtie sur le leadership et c’est ce qui la garde en vie. C’est une des rares institutions de notre société à être à ce point axée sur le leadership et à continuer de former son personnel dans cette même optique.
Il est très difficile de changer la culture de toute grande structure organisationnelle, surtout si elle est solidement ancrée dans la tradition et le militarisme. L’armée mérite notre admiration et nos félicitations pour avoir su le faire pendant la dernière décennie. Ce qui me fait penser que la GRC pourrait peut-être profiter de leur expérience.