Publié par le sénateur Grant Mitchell le 16 novembre 2011
J’ai récemment rencontré des représentants de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. Les trois m’ont beaucoup impressionné. Ils luttent pour diverses questions qu’ils résument dans le titre de leur document intitulé « L'éducation publique pour le bien commun ».
Ils présentent cinq recommandations de base : développer une vision nationale pour un système d’éducation postsecondaire abordable et de haute qualité; réduire la dette étudiante; financer la recherche et les études supérieures; financer l’éducation des Autochtones; et évaluer les résultats. Ils nous rappellent l’importance que jouent l’équité et l’accessibilité du système d’éducation dans la force de notre société.
Il me vient à l’esprit qu’il doit y avoir une bonne raison pour expliquer le fait que les jeunes ne s’intéressent pas particulièrement à la politique. Peut-être y voient-ils un système fondé sur les intérêts des baby-boomers; un système selon lequel ils devront porter le fardeau du désastre financier et climatique; un système selon lequel il leur sera de plus en plus difficile de se payer des études postsecondaires; un système selon lequel ils devront suivre des cours de premier cycle dans des classes de 500 étudiants, s’ils trouvent l’argent; un système selon lequel ils ne pourront obtenir d’emplois offrant des possibilités de carrière une fois leur diplôme obtenu; un système selon lequel ils ne pourront même pas voter en ligne. Pourquoi devraient-ils s’intéresser à la politique?