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Dignité pour touTEs : la campagne pour un Canada sans pauvreté

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Publié par la sénatrice Jane Cordy le 29 février 2012

Récemment, j’ai eu le privilège de participer à un groupe de discussion sur les mesures à prendre pour mettre fin à la pauvreté au Canada. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de l’initiative Dignité pour touTEs : la campagne pour un Canada sans pauvreté. Faisaient également partie de ce groupe de discussion le sénateur Don Meredith, la députée Jean Crowder, le député Jean-Francois Fortin, la députée Elizabeth May, Harriet McLachlan, de  Canada sans Pauvreté, et Leilani Farha, de Dignité pour touTEs. La discussion était animée par John Ibbitson.

Le Comité des affaires sociales, dont je fais partie, a publié en 2009 un rapport sur la pauvreté intitulé Pauvreté, logement, itinérance : les trois fronts de la lutte contre l’exclusion. Au pays, un Canadien sur dix vit dans la pauvreté. Cela représente environ 3,4 millions de personnes, soit l’équivalent de tous les hommes, femmes et enfants de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Saskatchewan. Selon Statistique Canada, la pauvreté réduit l’expérience de vie des Canadiens encore plus que le cancer! Et elle tient à toutes sortes de raisons. Nous savons toutefois que la pauvreté touche surtout les aînés, les femmes, les enfants, les immigrants de fraîche date, les personnes handicapées et les Autochtones.

Le groupe a discuté des améliorations à apporter pour aider les personnes qui vivent dans la pauvreté. Je crois que nous devons mettre de côté tout esprit partisan et chercher ensemble des moyens de changer les choses. Lors de son étude, le Comité a appris qu’il faudrait dépenser plus judicieusement les fonds destinés à l’élimination de la pauvreté. Des témoins nous ont dit qu’il existe effectivement des programmes pour venir en aide aux personnes qui vivent dans la pauvreté, mais pas suffisamment de programmes pour les aider à s’en sortir pour de bon. Et la pauvreté coûte extrêmement cher au Canada. Comme l’a souligné Ed Stelmach, ancien premier ministre de l’Alberta, un sans-abri coûte à la société près de 100 000 $ par an mais ces coûts baissent à environ 35 000 $ par an si cette personne peut bénéficier d’un domicile à long terme. Si nous voulons que les choses changent, nous devons adopter une stratégie nationale du logement qui produira des résultats réels permettant de mettre fin à la pauvreté.

Un peu partout au pays, il existe des programmes fantastiques qui font vraiment une différence. Le programme Passeport pour ma réussite, par exemple, aide les étudiants à poursuivre leurs études en vue de l’obtention d’un diplôme. Plusieurs municipalités ont aussi mis en place des programmes de logement qui fonctionnent très bien. Je pense ici au programme Phoenix House, à Halifax, destiné aux jeunes sans-abri, qui donne des résultats exceptionnels. Nous avons besoin de leadership au niveau fédéral pour faire bouger les choses et obtenir des engagements qui se traduiront par des changements importants. La question de la pauvreté a fait l’objet de rapports approfondis; nul besoin, donc, de réinventer la roue et de réinjecter d’importantes sommes d’argent pour connaître la question. Il faut simplement procéder différemment.

Le gouvernement devrait-il accorder la priorité aux avions à réaction, aux prisons et aux doreurs d’image qui ont pour rôle de soigner l’image du Canada, ou devrait-il aider les Canadiens à briser le cycle de la pauvreté?

En terminant, je voudrais remercier les organisateurs de ce groupe de discussion et toutes les personnes qui ont pris part aux questions et réponses ce soir. Il est bon de constater que tant de personnes se soucient du sort des gens moins gâtés par la vie.


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