Publié par le sénateur Grant Mitchell le 09 mai 2012
Comme il se doit, les conservateurs ne ménagent pas les efforts pour honorer les femmes et les hommes en uniforme qui risquent leur vie pour protéger nos valeurs démocratiques. Or, voici qu’aujourd’hui, ces mêmes vétérans ont désespérément besoin de services en santé mentale pour les aider à surmonter le trouble du stress post-traumatique. Il est prouvé que ce trouble s’intensifie lorsque les anciens militaires cessent leurs activités, que l’adrénaline redescend et qu’ils se retrouvent seuls avec leurs pensées. Le suicide chez les militaires est en hausse.
La semaine dernière, le gouvernement a éliminé 15 des 25 postes de professionnels en santé mentale qui étaient à Petawawa pour soutenir les militaires aux prises avec le trouble du stress post-traumatique. C’est une trahison incommensurable. Le gouvernement honore les militaires en paroles, mais dans les faits, il leur dit qu’il manque de ressources pour leur offrir l’aide dont ils ont besoin.
Le gouvernement insinue-t-il que les Canadiens refusent de s’acquitter de leur dette de gratitude, à même leurs impôts, envers ces femmes et ces hommes dont la vie, ainsi que celle de leur famille, a changé à tout jamais parce qu’ils ont fait ce qu’on leur a dicté de faire, c’est-à-dire défendre nos valeurs et notre mode de vie? Sommes-nous à ce point égoïstes, M. Harper?