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George Baker

L Le sénateur George Baker est l'ancien député de la circonscription de Gander - Grand Falls (Terre-Neuve-et- Labrador). Il a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1974. Depuis le 26 mars, 2002, il a siégé au Sénat du Canada, représentant la province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Ceux qui ne croient pas aux changements climatiques

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Publié par le sénateur Grant Mitchell le 10 mai 2012

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la dernière élection en Alberta a montré une fois de plus que certaines personnes parmi les mieux informées niaient encore l’existence de preuves scientifiques des changements climatiques. Au cours de la campagne, Danielle Smith, la chef du parti Wildrose, a ainsi affirmé que les climatologues ne s’entendent pas tous sur cette question. De la même façon, mais à une autre tribune – le Sénat du Canada –, des sénateurs conservateurs ont, dans des discours récents, contesté les fondements scientifiques des changements climatiques. J’imagine que cette opinion est partagée par certains membres du caucus conservateur.

Ces négateurs des changements climatiques utilisent toujours les mêmes arguments, tous sans fondement.

Selon eux, nous sommes en présence d’une conspiration des scientifiques du climat qui est en quelque sorte organisée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organisation mondiale qui a été mandatée par les Nations Unies pour évaluer les données scientifiques sur les changements climatiques.

En premier lieu, une conspiration de cette envergure sous-entendrait la concertation de milliers de scientifiques de partout dans le monde pendant plus de 150 ans. La science du changement climatique est apparue au début des années 1800 lorsqu’on a observé pour la première fois le lien entre les gaz à effet de serre et le réchauffement de la planète. Depuis, cette découverte a été corroborée à maintes reprises et en fait, les prédictions fondées sur cette découverte ont été confirmées de nombreuses fois par des mesures scientifiques précises.

En deuxième lieu, il faudrait que ces milliers de scientifiques communiquent clandestinement entre eux pour qu’ils puissent tous « raconter la même histoire ». Comment serait-ce même possible?

En dernier lieu, il faudrait que ces scientifiques aient quelque chose à tirer d’une telle conspiration pour les inciter à mettre en péril leur réputation, leur intégrité et leur emploi. Que pourraient-ils y gagner? Les scientifiques s’attirent l’estime de leurs pairs lorsqu’ils parviennent à invalider des hypothèses scientifiques pourtant établies. Après plus de 150 ans de défense de cette thèse, de questionnements, d’évaluations et d’analyses minutieuses, personne n’est jamais parvenu à réfuter de manière durable et crédible les fondements scientifiques des changements climatiques.

Les négateurs affirment que les scientifiques du GIEC sont incompétents ou subissent l’influence de politiciens. Ce sont les gouvernements qui nomment leurs représentants au sein du GIEC. Tant le gouvernement conservateur que le gouvernement libéral ont ainsi nommé M. Andrew Weaver. Ce dernier a joué un rôle essentiel dans les travaux du GIEC. Il est l’un des plus grands chercheurs canadiens et ses travaux sur les changements climatiques ont reçu les plus hautes distinctions à de nombreuses reprises. Les conservateurs qui nient les changements climatiques sont-ils en train d’avouer que leur gouvernement a nommé des incompétents ou des conspirateurs au sein du GIEC? Lorsqu’il a comparu devant le Comité sénatorial de l’énergie et de l’environnement, M. Weaver a expliqué en détail le processus de rédaction des rapports du GIEC. Des scientifiques de partout dans le mode examinent pratiquement chaque élément des rapports et en discutent. Tout ce qui se trouve dans les rapports du Groupe doit avoir un fondement scientifique; aucune spéculation n’est admise. Ils s’appliquent à utiliser un langage neutre. Le GIEC lui-même ne mène aucune recherche scientifique. Plutôt, il examine les recherches indépendantes menées partout dans le monde, dresse un rapport sur celles-ci et en tire des conclusions à l’intention des décideurs.

Les négateurs affirment que de nombreux scientifiques crédibles rejettent ou remettent en question les fondements scientifiques des changements climatiques. C’est faux. Toutes les grandes académies de science de tous les grands pays du monde reconnaissent la validité des données scientifiques sur les changements climatiques. Des milliers et des milliers d’articles scientifiques évalués par des pairs ont démontré les uns après les autres que les changements climatiques étaient fondés sur le plan scientifique. Des recherches et des techniques de mesure de plus en plus sophistiquées corroborent continuellement ces données. Il n’y a pratiquement aucun article scientifique évalué par des pairs qui puisse réellement mettre en doute le fait que le climat change en raison des activités humaines. La plupart des travaux menés par les négateurs des changements climatiques ont été financés par des sociétés pétrolières.

Les négateurs soutiennent qu’il est possible qu’il y ait des changements climatiques, voire un réchauffement du climat, mais que ce phénomène n’est pas causé par l’activité humaine ou bien qu’il est principalement causé par d’autres choses que l’activité humaine. L’un de leurs arguments classiques est que les changements climatiques sont causés par l’augmentation de la vapeur d’eau dans l’air et non par les gaz à effet de serre produits par l’activité humaine. Toutefois, ils oublient de souligner que l’air ne peut contenir davantage d’eau que s’il est d’abord réchauffé. L’augmentation de la concentration d’eau dans l’air n’est donc pas tant une cause qu’une conséquence des changements climatiques.

Un autre de leurs arguments favoris est que ce réchauffement est causé par des taches solaires. En réalité, si l’activité solaire en était la cause, tant l’atmosphère que la stratosphère se réchaufferaient, mais ce n’est pas le cas. L’atmosphère se réchauffe parce que les gaz à effet de serre emprisonnent la chaleur, l’empêchant ainsi d’aller réchauffer la stratosphère. En fait, la stratosphère est en train de se refroidir.

En outre, bien que l’activité solaire influe sur le réchauffement ou le refroidissement de la terre, le soleil était au cours de la dernière décennie dans une phase de refroidissement et il en sortira bientôt. Malgré tout, pendant cette période, nous avons enregistré un réchauffement record lors de presque chacune de ces dix années.

Les négateurs utilisent le graphique « en forme de bâton de hockey » de Michael Mann comme un épouvantail, affirmant qu’il s’agit de l’observation centrale et déterminante sur laquelle se fondent les scientifiques, et tentent ensuite de l’infirmer. En fait, de nombreuses études ont confirmé de manière indépendante les conclusions de Michael Mann.

Au bout du compte, il n’y a pas le moindre doute que les activités humaines influent sur le climat. C’est une réalité, et il se peut d’ailleurs que le réchauffement climatique se produise plus rapidement que nous l’avions prévu. Il nous faut donc agir et montrer l’exemple.

Aux personnes qui croient encore que les humains ne contribuent pas au réchauffement climatique, je dis qu’elles ont intérêt à espérer d’avoir eux-mêmes tort. Parce que si nous ne sommes pas la cause de ces changements, nous ne pourrons pas les freiner. Et quelle qu’en soit la cause, croient-ils que ce phénomène s’arrêtera à une température donnée, avant que ses effets ne soient destructeurs et que les humains ne peuvent y survivre? Comment font-ils pour le savoir?

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