Publié par la sénatrice Jane Cordy le 14 mai 2012
Lancé en 1995, le Programme d’accès communautaire (PAC) avait pour but d’assurer à tous les Canadiens l’égalité d’accès à l’internet jusqu’à ce que le gouvernement Harper, la veille du long week-end de Pâques, annonce en fin de soirée qu’il cessait d’y contribuer.
Le gouvernement Harper soutient que le programme a perdu sa raison d’être du fait que l’immense majorité des Canadiens ont maintenant accès à l’internet. Pourtant, selon une étude de Statistique Canada, 54 % seulement des Canadiens à faible revenu ont accès à l’internet. Des milliers de Canadiens se rendent aux centres du PAC tous les jours.
Les Canadiens à faible revenu sont précisément les gens qui ont besoin d’accès à l’internet puisque le gouvernement Harper se targue d’offrir la plupart de ses services en ligne. Ces messages contradictoires ont de quoi dérouter les Canadiens – nous offrons les services du gouvernement en ligne, mais nous retirons notre soutien au PAC.
Les gens à faible revenu, les ruraux sans internet à haute vitesse, les nouveaux Canadiens, les personnes handicapées et les autochtones des régions éloignées qui comptent sur les centres du PAC auront dorénavant un accès limité au nombre croissant de services gouvernementaux offerts en ligne.
L’achalandage des centres du PAC est le même ou plus grand qu’il ne l’était en 1995 et les séances de formation qui y sont offerts restent en demande. Dans ma province de la Nouvelle-Écosse, il y a 209 centres du PAC, la plupart dans des bibliothèques et des centres communautaires. Les contributions des gouvernements fédéral et provincial servaient à acheter les ordinateurs et à payer les factures d’électricité. Sans la contribution fédérale, la plupart de ces centres devront fermer boutique.
On a par ailleurs appris récemment que Service Canada allait fermer des centres de traitement des demandes d’assurance-emploi dans beaucoup de régions à chômage élevé. Le gouvernement Harper abandonne ces Canadiens à faible revenu. L’élimination des centres du PAC aura pour effet que les Canadiens qui comptent sur eux auront beaucoup plus de mal à accéder aux services gouvernementaux.
Le gouvernement prend cette mesure malgré que 54 % seulement des Canadiens à faible revenu ont accès à l’internet et que, suivant une étude d’Industrie Canada, une grande diversité de Canadiens utilisent les centres du PAC.
Ces centres du PAC offrent l’accès à l’internet aux Canadiens qui en ont le plus besoin. Cette décision doit être renversée.