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Mobina Jaffer

L Nommée au Sénat le 13 juin 2001 par le Très honorable Jean Chrétien, la sénatrice Mobina Jaffer représente la Colombie Britannique et la division sénatoriale Colombie Britannique. En 2005, elle figurait parmi les 100 femmes les plus influentes au Canada.

Les jeunes criminels ont besoin de soins, pas de mesures pour contrer la criminalité

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Publié par la sénatrice Mobina Jaffer le 13 août 2012

Le Canada a toujours eu la réputation d’être l’un des pays les plus sûrs au monde et peut se vanter de ses taux de criminalité violente et de meurtre exceptionnellement bas, en particulier par rapport à ses homologues américains. Toutefois, une flambée récente de la violence armée dans les rues de la plus grande ville du pays soulève des inquiétudes chez les Canadiens au sujet de la sûreté de nos collectivités.

Le 2 juin 2012, une fusillade a fait deux morts et cinq blessés dans l’un des centres commerciaux les plus achalandés du pays. Un peu plus d’un mois plus tard, une autre tragédie est survenue lorsqu’un tireur seul a ouvert le feu au cours d’une fête de quartier, tuant deux personnes et en blessant 20 autres.

Ces événements récents ont poussé les politiciens et les dirigeants communautaires à lancer de nombreux débats concernant la meilleure façon de combattre la violence armée dans nos rues et nos communautés. À la suite de ces débats, de nombreux Canadiens se demandent si nous devons favoriser des mesures de lutte contre la criminalité axées sur la discipline et la dénonciation, ou si des investissements dans des solutions de prévention axées sur la réhabilitation et la réintégration représenteraient une façon plus efficace de procéder.

Je fais partie du  Comité sénatorial permanent des Affaires juridiques et constitutionnelles; j’ai donc récemment participé à l’étude portant sur le projet de loi C-10, la Loi sur la sécurité des rues et des communautés, et je connais bien les mesures de lutte contre la criminalité qui préconisent des peines minimales et privilégient des solutions à court terme contre la violence et la criminalité dans nos communautés. Toutefois, ayant travaillé auprès de nombreuses populations vulnérables, je crois fermement qu’il serait préférable d’affecter notre temps et nos ressources à la lutte contre la violence chez les jeunes en investissant dans des programmes et des solutions de prévention à long terme.

Tous les exemples récents de violence armée ont une chose en commun : ils touchent des jeunes Canadiens. On croit très souvent que les solutions de lutte contre la criminalité qui envoient les jeunes délinquants en prison forcent les délinquants à accepter la responsabilité de leurs gestes. Toutefois, cette croyance repose sur la présomption voulant que les jeunes délinquants comprennent le concept de la responsabilité. En outre, nous devons également garder en tête que les prisons sont souvent considérées comme des écoles où les détenus en apprennent davantage au sujet de la violence et de la criminalité. Je suis d’avis que l’adoption de mesures de lutte contre la criminalité qui envoient les jeunes délinquants en prison ne permettra pas d’assurer la sûreté de nos rues et de nos communautés, tout simplement parce que les jeunes en apprendront davantage au sujet de la criminalité en purgeant leurs peines et qu’ils seront donc plus susceptibles de récidiver après leur libération.

Si nous souhaitons veiller à ce que nos rues et nos communautés demeurent sûres, nous devons nous engager à aller à la racine même du problème. Je suis d’avis que, plutôt que d’investir nos ressources dans la construction de grandes prisons, nous devrions les investir dans des programmes de réhabilitation et de réintégration qui, à leur tour, aideront les populations vulnérables comme les jeunes, les personnes atteintes de maladies mentales et les minorités et les empêcheront de récidiver à l’avenir.

Souvenons-nous qu’il faut un village pour élever un enfant, une communauté pour assurer sa sûreté et un pays pour protéger tous ses citoyens. 

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