Publié par le sénateur Robert Peterson le 20 novembre 2008
À mon avis, il est urgent que la Commission nationale des libérations conditionnelles revoie ses pratiques pour s’assurer que les Premières Nations sont traitées équitablement et dans le souci de leur culture.
Il faut que les Premières Nations soient représentées à la Commission et parmi le personnel et les conseillers professionnels. Il faut régler les pratiques injustes de détermination de la peine pour les Autochtones, leur taux élevé de révocation pour infraction aux conditions de la libération et le surclassement constant de ce groupe de la part du Service correctionnel du Canada.
La proportion de requêtes pour libération conditionnelle totale se retrouvant devant la Commission est beaucoup plus faible pour les délinquants autochtones que pour tout autre groupe au pays. Il faut étudier la question et réagir.
Il faut reconnaître et régler les problèmes sociaux graves qui mènent à un taux élevé de criminalité chez les Premières Nations. Il ne faut pas laisser ces problèmes se détériorer à cause d’institutions qui ne fonctionnent pas adéquatement et aggravent une dynamique sociale déjà complexe.