Publié par la sénatrice Catherine Callbeck le 02 février 2009
Le monde est en pleine récession, et nous ne devons rien négliger pour aider les Canadiens à améliorer leur situation et à réussir dans la vie. Et faire des études postsecondaires est justement un des meilleurs moyens d’y arriver. Conscient de l’importance de cette question, je suis troublé de constater que le récent budget ne parle presque pas des étudiants et de l’enseignement postsecondaire.
Je suis extrêmement déçu que le gouvernement n’ait prévu presque aucune aide financière ni soutien directs aux étudiants; il aurait pu accorder des subventions ciblées ou prolonger la période d'exemption d'intérêts du Programme canadien de prêts aux étudiants. Les associations étudiantes demeurent très préoccupées de la croissance de la dette que les étudiants doivent contracter pour s’instruire et du fait qu’il est de plus en plus difficile de faire des études postsecondaires. Nous traversons une crise économique et nous devons donner aux Canadiens qui ont les dispositions voulues pour poursuivre des études postsecondaires les moyens de le faire. Les crédits d'impôt accordés dans les budgets précédents n’ont tout simplement pas le même impact qu’une aide directe du gouvernement, et j’aurais aimé voir dans le budget une forme quelconque de soutien immédiat pour les étudiants qui font des études supérieures.
Autant je suis heureux de l’augmentation de 87,5 millions de dollars du budget du Programme de bourses d’études supérieures du Canada, autant je suis déçu d’apprendre qu’elle sera étalée sur trois ans seulement. Et cela vaut aussi pour l’augmentation prévue dans le cas du Programme de stages à l'appui de la recherche-développement en milieu industriel, qui recevra 3,5 millions de dollars de plus sur deux ans pour aider les étudiants universitaires qui font des stages.
Je suis toutefois heureux de deux autres mesures prises dans ce budget. Le gouvernement s’est engagé à affecter 2 milliards de dollars sur deux ans aux coûts des travaux d’entretien et des projets de réparation différés dans les établissements d'enseignement postsecondaire. Mais comme il va payer au plus la moitié des coûts, seuls les grands collèges et universités vont pouvoir se prévaloir facilement de ce programme.
À cet investissement s’ajoutera une augmentation du budget de la Fondation canadienne pour l'innovation, qui soutient la modernisation de l’infrastructure de recherche dans les universités, les collèges et d’autres établissements. Cet investissement ne va pas seulement créer des emplois dans l’immédiat. En permettant d'accroître l’infrastructure de recherche, il va aussi contribuer à bâtir l’avenir.
Nul ne peut nier la très grande importance de l’enseignement postsecondaire pour l’avenir du Canada. Pour réussir dans l’économie mondiale moderne, nous devons, tous ensemble en tant que nation, nous doter de la main-d’œuvre la plus instruite et la mieux formée qui soit. Le Canada ne connaîtra une productivité et une prospérité durables que si nous réussissons à relever les défis d’aujourd'hui.