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L Le sénateur Sandra Lovelace Nicholas a joué un rôle déterminant dans la lutte des Canadiennes autochtones pour l'acquisition de leurs droits, et offre ainsi un excellent exemple de ce que peut accomplir une femme qui s'applique à rectifier une injustice.

L’éducation : Un outil pour échapper au cycle de la pauvreté

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Publié par la sénatrice Lillian Eva Dyck le 10 février 2009

Notre pays s’est bâti sur des accords et des obligations nés de traités conclus il y a plus de cent ans entre la Couronne et les Premières nations. Malheureusement, l’esprit et l’objectif de ces accords, qui visaient à assurer le bien-être des Premières nations, n’ont pas été honorés. Par conséquent, les membres des Premières nations vivent pour la plupart dans la pauvreté, souffrent de problèmes de santé et ne reçoivent pas une bonne éducation.

La population autochtone du Canada est jeune et croît rapidement. On estime que 50 p. 100 des Canadiens autochtones sont âgés de moins de 25 ans. Ces chiffres laissent présager la venue de grands changements au Canada, surtout en Saskatchewan et au Manitoba, où la population autochtone est nombreuse. Notre capacité à gérer ces changements est ce qui déterminera la prospérité du Canada tandis que nous aidons les Premières nations à obtenir l’égalité. L’éducation est l’une des meilleures façons d’échapper au cycle de la pauvreté.

Nos chefs et nos aînés ont eu la sagesse d’inclure l’éducation dans les négociations sur les traités. Notre droit à l’éducation est consacré dans les traités et doit être respecté. Les droits issus de traité sont sacro-saints.

Le droit à l’éducation postsecondaire est en train de disparaître parce que le gouvernement fédéral ne respecte pas ses obligations fiduciaires envers les Premières nations. En 1996, on a instauré un plafond arbitraire de 2 p. 100 pour les hausses de financement consenties à l’égard de tous les programmes et services à l’intention des Premières nations. C’est donc dire que la hausse du financement destiné à l’éducation est plafonnée à 2 p. 100 par année, tandis que le nombre de demandes continue de croître par milliers. On évalue à 10 500 le nombre d’étudiants inscrits sur des listes d’attente pour l’aide financière aux études postsecondaires.

Les programmes d’éducation, les installations et les investissements dont disposent les Premières nations ne sont toujours pas comparables en qualité et en quantité à ceux dont bénéficient les autres Canadiens. Les jeunes Autochtones veulent avoir des chances égales de rêver, de réussir et de bâtir un avenir meilleur. Nous voulons que nos enfants grandissent en santé, qu’ils aient la possibilité de rêver et qu’ils profitent de débouchés pour réaliser leur plein potentiel. Nous voulons que nos enfants deviennent médecins, avocats, scientifiques, professeurs, et ainsi de suite. Pourquoi ne pas permettre aux enfants des Premières nations de bénéficier de chances égales?

À l’heure actuelle, la situation de l’éducation chez les Autochtones est inacceptable. Les Autochtones accusent un retard par rapport aux non-Autochtones à tous les niveaux d’études. Par exemple, en 2001, seulement 5 p. 100 de la population autochtone du Canada détenait un baccalauréat, comparativement à 16 p. 100 chez les non-Autochtones. Ces chiffres renforcent l’idée selon laquelle l’équité en matière d’éducation ne pourra être obtenue qu’en améliorant, voire en transformant le milieu scolaire pour faire en sorte que tous les étudiants autochtones puissent réussir et réaliser leur potentiel. Il convient de noter que dans certaines régions du Canada, comme en Saskatchewan, les économies régionales seront en difficulté si les Autochtones, qui représentent 15 p. 100 de la population, ne deviennent pas mieux instruits et plus aptes au travail.

L’un des principaux obstacles à l’éducation universitaire est l’insuffisance des moyens financiers. Le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien doit impérativement abolir le plafond de 2 p. 100 imposé à l’égard du financement des études postsecondaires. Cette politique est inacceptable compte tenu de la croissance de la population. En abolissant le plafond de 2 p. 100, on permettrait à certains des milliers d’étudiants autochtones inscrits sur les listes d’attente d’utiliser une partie des fonds versés à la bande pour s’inscrire à un programme d’études postsecondaires et de réaliser leurs rêves.

Les difficultés des Premières nations sont complexes et nécessitent de nombreuses mesures. C’est seulement en nous instruisant que notre peuple trouvera une place juste et équitable au sein du Canada. Faire des études postsecondaires est l’une des meilleures façons de rompre le cycle de la pauvreté et du désespoir.

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