Publié par la sénatrice Joyce Fairbairn le 10 février 2009
Pendant que je lisais le Toronto Star hier, la chronique de Carol Goar, une excellente journaliste, m’a sauté aux yeux. Dans le titre, on pressait les dirigeants canadiens de « Privilégier l’ABC au lieu du Ph. D. en éducation ». Mme Goar parlait des millions de citoyens que le Canada, pays prospère et bienveillant, a laissés pour compte parce qu’ils sont incapables de lire et d’écrire au niveau minimal exigé dans nos milieux de travail.
L’organisme Movement for Canadian Literacy, depuis longtemps un intervenant dans ce dossier fondamental, nous indique que près de 50 p. 100 des adultes canadiens ont de la difficulté à manier mots et chiffres. C’est là un problème capital pour l’avenir de notre pays, dans un univers technologique qui exige l’utilisation d’ordinateurs pour travailler dans la société d’aujourd’hui. Si on n’est pas suffisamment en mesure de lire et d’écrire, nos chances de décrocher un emploi sont limitées.
Non seulement cette situation exerce une énorme pression sur notre société, mais elle compromet aussi l’apprentissage des enfants. En effet, dès leur naissance, cette capacité d’apprendre à lire et à écrire est la clé de leur avenir. À l’évidence, l’alphabétisation constitue une question cruciale pour les citoyens canadiens, mais également pour la place que le Canada occupera dans un monde de plus en plus concurrentiel.
Partout au pays, des organismes d’alphabétisation dirigés par des citoyens bénévoles aident des adultes à apprendre et encouragent avec enthousiasme leurs enfants à faire de même. Les gouvernements offrent de l’aide à tous les niveaux, mais il faut faire beaucoup plus. Peu importe où vous habitez, quelqu’un a besoin d’aide. Je peux vous assurer que travailler à la résolution de ce problème contribuera à améliorer votre propre vie parce que vous tenterez de donner une chance équitable à tous les Canadiens.