Publié par le sénateur Grant Mitchell le 02 mars 2009
Il est clair que le budget de 2009 ne prévoit pas un financement suffisant pour la recherche. Alors que le reste du monde investit massivement dans la recherche, notamment en ce qui concerne les changements climatiques et d’autres questions environnementales, M. Harper réduit les subventions de fonctionnement pour les chercheurs. Il faut stimuler notre économie dès maintenant et bâtir l’économie de l’avenir.
Un article paru récemment dans le Vancouver Sun signale que l’exode des cerveaux du domaine scientifique commence déjà à s’accélérer. Une jeune scientifique accomplie de l’Université de Victoria s’expatrie en Australie contrairement à ce qu’elle avait initialement l’intention de faire. Les ressources financières de la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère s’épuisent et de nombreux scientifiques du Canada verront disparaître leur travail. Beaucoup iront à l’étranger, en fait beaucoup y vont déjà. Un projet était en préparation pour la prochaine crise de l’eau au pays. La dernière grande sécheresse au Canada a coûté six milliards de dollars et entraîné la perte de 41 000 emplois.
Même si l’infrastructure demeure un investissement important, nous devons diriger notre attention tant sur le capital intellectuel que sur les immeubles.