Publié par le sénateur Art Eggleton le 03 avril 2009
La récession qui s’accentue frappe des centaines de milliers de Canadiens. Il est temps pour nous de repenser l’assurance-emploi (AE).
Selon les règles du régime d’AE en vigueur, seulement 41 % des chômeurs au Canada – et moins de 25 % à Toronto – sont actuellement admissibles aux prestations. En raison des disparités géographiques, un résidant de Calgary, Toronto ou Vancouver doit accumuler plus d’heures de travail pour avoir droit à l’AE qu’une personne qui habite ailleurs au Canada. Ceux qui ont la chance d’être admissibles obtiennent un revenu souvent bien inférieur au seuil de pauvreté. Et pour presque tous ceux qui peinent à trouver du travail dans notre économie chancelante, les prestations prennent trop de temps à arriver.
Ces chômeurs sont des personnes dévouées qui ont travaillé avec acharnement. Au moment où ils ont le plus besoin du gouvernement, ils ne parviennent pas, dans bien des cas, à obtenir l’aide voulue. Si on perd son emploi, la région du pays où l’on vit ne devrait pas avoir d’importance. Tous devraient avoir le même accès aux prestations.
Les modifications au régime d’AE annoncées dans le budget de janvier – une prolongation de cinq semaines de la période de prestations ordinaires sur deux ans et des fonds supplémentaires pour prolonger la période de prestations des travailleurs qui suivent une formation de longue durée – sont les bienvenues, mais elles ne profitent pas à suffisamment de chômeurs.
Il nous faut repenser le régime d’AE pour que l’aide soit accordée à ceux qui en ont le plus besoin. Tendre la main à ses concitoyens, voilà une valeur typiquement canadienne.