Publié par le sénateur Art Eggleton le 29 avril 2009
Récemment, le rapporteur spécial de l’ONU sur le logement, Miloon Kothari, a demandé au Canada d’élaborer une stratégie nationale en matière de logement qui soit complète et coordonnée. M. Kothari a exprimé son inquiétude quant à l’augmentation du nombre d’itinérants au Canada, aux trois millions de ménages canadiens qui ont des besoins impérieux en matière de logement (dépensant 30 p. 100 ou plus de leur revenu mensuel pour se loger) et au nombre insuffisant de logements pour les Canadiens qui vivent dans le besoin.
Un foyer ancre la famille, constitue le fondement d’une plus grande stabilité sur le marché du travail et donne un sentiment d’appartenance à la collectivité. C’est également un facteur déterminant de la santé et des retombées à long terme sur celle-ci.
Le fait d’assurer des logements convenables touche autant l’économie que la société. En Colombie-Britannique, une étude réalisée en 2001 montre que les coûts des services aux itinérants étaient de 33 p. 100 plus élevés que pour les personnes qui occupaient un logement.
Donc, à ceux qui prétendent que nous n’avons pas les moyens de fournir des logements décents, je réponds que, qu’on le prenne comme on voudra, les prisons, les hôpitaux psychiatriques et les logements d’urgence coûtent beaucoup plus cher que les logements abordables.
Nous avons tellement à gagner si nous commençons dès maintenant à élaborer une stratégie nationale relative à l’habitation. Je crois qu’on a l’obligation morale de le faire, et cela présente aussi un intérêt sur le plan économique.