Restez en contact

facebook Forum des idées youtube flickr

Rencontrez

Lillian Dyck

L La sénatrice Lillian Dyck a été nommée au Sénat en 2005 par le Premier ministre Paul Martin pour représenter la Saskatchewan. Avant de devenir sénatrice, la sénatrice Dyck était l'une des plus grandes neurochimistes du Canada et ses recherches ont beaucoup aidé à la découverte de médicaments permettant de traiter des maladies comme le Parkinson, la schizophrénie et l'Alzheimer, de même qu'à l'obtention de brevets.

Tirer des leçons du Nord

Plus sur...

Partager

Commentaires

Lisez les commentaires sur cette page ou ajoutez-en un.
Publié par le sénateur Grant Mitchell le 04 juin 2009

Le Nord est d'une beauté remarquable et je crois que les Canadiens l'apprécient beaucoup.  Le Nord fait partie intégrante de notre identité nationale – de ce que nous sommes collectivement comme nation, en tant que Canadiens.

En juin dernier, les membres du Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles se sont rendus dans la région ouest de l'Arctique.  Nous avons été poussés à entreprendre ce voyage par le regain d'intérêt envers le Nord entraîné par les questions de souveraineté, le changement climatique et le développement des ressources naturelles.  Nous voulions écouter ce qu'avaient à nous dire les gens du Nord à propos de ces questions, et en tirer des leçons.

Voici, entre autres, ce qu'on nous a dit.

Changement climatique

Il y a des preuves incontestables que le changement climatique commence à faire des ravages dans le Nord.  En décembre, il y a eu du tonnerre, des éclairs et de la pluie à Tuktoyuktuk.  Le pergélisol commence à fondre.  Dans la région de Tuktoyuktuk, la population de caribous a chuté en cinq ans, passant de 160 000 à 40 000.  Des insectes et des espèces de cerf qu'on n'avait jamais aperçus dans le Nord auparavant commencent maintenant à y migrer.  Des ours polaires sont observés dans des endroits où ils ne devraient pas être et ils semblent désorientés.  Des chasseurs, partis à l'heure habituelle pour chasser certains oiseaux, ont constaté qu'ils n'y étaient plus, le temps chaud les ayant fait migrer plus tôt. Les routes de glace gèlent plus tard et fondent plus tôt. La calotte glaciaire fond et on peut apercevoir une quantité beaucoup plus importante d'eau libre.  Le passage s'ouvre entièrement pendant l'été.

Ces effets du changement climatique ont des répercussions profondes sur les gens du Nord.  Les routes construites sur le pergélisol ressemblent à des montagnes russes; les maisons et les édifices s'enfoncent.  Les communautés et les chantiers approvisionnés par les routes de glace voient les coûts de la nourriture et des autres fournitures augmenter de façon spectaculaire puisque les axes d'approvisionnement des routes de glace sont ouverts moins longtemps.  La chasse traditionnelle est perturbée, ce qui a une incidence sur l'approvisionnement alimentaire dont dépendent tant de gens du Nord.

Souveraineté

Le changement climatique a fait monter les enchères dans l'Arctique canadien parce que la fonte de la calotte glaciaire signifie que des groupes d'intérêts étrangers peuvent accéder plus facilement aux eaux arctiques.  Il convient alors de se demander comment maintenir notre souveraineté sur les terres arctiques.  Bien qu'une présence militaire accrue doive être étudiée, celle–ci ne doit pas être la seule approche envisagée.  Ce que les gens du Nord nous ont plutôt dit, c'est qu'il faut veiller à les soutenir dans leur utilisation du Nord, surtout les dépositaires des traditions.  Le gouvernement doit appuyer le mode de vie traditionnel parce que cela fait des centaines d'années que ces gens vivent dans le Nord et utilisent ses ressources.  Ce genre de présence pèse très lourd dans les actions judiciaires internationales sur la souveraineté.

Respecter les gens du Nord

La phrase « l'exercer, à défaut de quoi on risque de la perdre » a été appliquée à la situation de la souveraineté.  Bien qu'elle saisisse le cœur de ce problème, elle a aussi une connotation péjorative en laissant supposer que le Nord est là pour être exploité, en particulier par le Sud. L'impression sans doute la plus marquante que nous avons retirée du voyage, c'est que le Nord ne peut pas être perçu comme une sorte de frontière à exploiter.  Les gens du Nord redoutent, probablement à juste titre, que les gens du Sud envisagent ainsi leur région.  Les gens du Nord insistent avec raison pour dire que le développement du Nord doit reposer sur leurs besoins et leurs souhaits.

Nous devons également être à l'écoute des gens du Nord lorsqu'il est question de l'évolution du changement climatique et du sentiment d'urgence qu'ils ont de faire quelque chose à ce sujet.

Si vous souhaitez prendre connaissance de notre rapport sur ce que nous appris de notre voyage dans le Nord, appuyer ici.


Textes récents

Les Autochtones du Canada: la terminologie

24 mars, 2014 | Par le sénateur Charlie Watt | Les différents termes utilisés pour désigner les Autochtones du Canada peuvent porter à confusion chez certains.

La souveraineté de l'Arctique : Partie quatre

7 mars, 2014 | Par le sénateur Charlie Watt | Le Dr Dalee Sambo Dorough, membre experte et vice-présidente de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies, partage mon opinion et estime « qu’aucun État ne devrait pouvoir se servir du régime de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) et de dispositions des traités pour réclamer des portions du territoire de l’océan Arctique et du fond marin qu’occupent les Inuits et auquel ils ont droit, sauf s’ils sont consultés et s’ils y consentent ».

30e anniversaire

3 mars, 2014 | Par le sénateur Charlie Watt | Je viens de célébrer un anniversaire au Sénat et j’aimerais remercier mes collègues pour leurs aimables paroles.

La souveraineté dans l'Arctique : Partie trois

28 févr., 2014 | Par le sénateur Charlie Watt | L’an dernier, le Dr Claudio Aporta de l’Université de Dalhousie a rédigé un rapport intitulé Inuit Trails and Arctic Occupancy. Son travail est unique. En effet, il est le premier à compiler et à analyser clairement les cartes historiques de l’occupation par les Inuits de l’Arctique. Le Dr Aporta s’est servi de récits écrits, souvent basés sur d’autres documents historiques, et sur l’histoire orale pour écrire son rapport.

La souveraineté dans l’Arctique : Partie deux

21 févr., 2014 | Par le sénateur Charlie Watt | À l’automne 2012, le caucus libéral du Sénat a chargé Hutchins Legal Inc. de produire un rapport, lequel s’intitule Les Inuits : Partenaires de traités du Canada ou agents libres? Argument en faveur d’une approche concertée entre les Inuits et le Canada en vue de régler les conflits de souveraineté dans l’Arctique.
« 1 2 3 4 5  ... »