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George Baker

L Le sénateur George Baker est l'ancien député de la circonscription de Gander - Grand Falls (Terre-Neuve-et- Labrador). Il a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1974. Depuis le 26 mars, 2002, il a siégé au Sénat du Canada, représentant la province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Crimes et châtiments

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Publié par le sénateur Grant Mitchell le 08 septembre 2009

En politique, aujourd’hui, on se limite à faire passer le message. Or, les phrases toutes faites et les trucs publicitaires voilent souvent la vérité. C’est notamment le cas du « laxisme en matière de criminalité ». Non seulement cette expression est-elle d’une lassitude incommensurable, mais elle est extrêmement dangereuse, car elle détourne l’attention publique des faits et permet que des décisions carrément mauvaises soient prises.

L’accusation de « laxisme » semble indiquer que vous êtes contre l’imposition de sanctions plus sévères pour tous les criminels, et que le durcissement des peines constitue la seule voie pour réduire la criminalité.

Pourtant, les données ne viennent pas étayer l’idée que l’imposition de peines plus sévères réduise la criminalité, bien au contraire. Par exemple, durant le mandat du président Bush, qui prônait la ligne dure contre le crime, le nombre de personnes incarcérées est passé de 583 à 762 par tranche de 100 000 habitants. Le taux de criminalité est toutefois resté le même. Durant cette même période, au Canada, le taux d’incarcération est demeuré à environ 100 détenus pour 100 000 habitants, et le taux de criminalité a en fait chuté.

Ce que je crains, c’est que le gouvernement actuel veuille continuer de durcir les peines tout en évitant d’aborder les véritables causes de la criminalité. Ce gouvernement refuse aussi de reconnaître l’énorme augmentation des coûts liés aux nouvelles prisons ainsi que les retards que ces mesures occasionneraient dans notre système judiciaire. Sans compter que le durcissement des peines est plus susceptible d’augmenter la criminalité que de la réduire.

Revenons aux véritables causes de la criminalité : imaginez à quel point le nombre de personnes incarcérées diminuerait si nous pouvions mieux lutter contre la pauvreté, la violence physique et sexuelle, la toxicomanie, les troubles mentaux, les problèmes familiaux et les troubles d’apprentissage.

Le durcissement des peines constitue une réaction instinctive face à la criminalité. Cependant, les données nous montrent qu’en fait, les peines plus sévères ne réduisent pas le taux de criminalité. Pour ce faire, nous devons détourner notre attention de la politique des phrases toutes faites pour nous attaquer réellement aux enjeux plus complexes de notre société.


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