Je suis parfois vraiment découragé par les changements climatiques et l’inaction des gouvernements à leur sujet. Ces derniers se cantonnent dans l’inaction, et n’en sortent pour prendre des mesures que lorsqu’ils y sont contraints et forcés. Le Canada pourrait, et devrait, montrer la voie. Nous en sommes à un moment de l’histoire où nous avons désespérément besoin d’un chef de file. Le président américain Obama semble prêt à assumer ce rôle, mais il a besoin de soutien.
1. Ils sont bien réels, et nous en sommes la cause.
2. Certains n’y croient pas, ou ne croient pas que l’activité humaine en soit la cause. Ce genre d’attitude sape la détermination qui est nécessaire à remédier au problème.
3. Il est urgent que nous prenions des mesures, et que nous fassions preuve d’esprit d’initiative. L’inaction pourrait avoir des conséquences catastrophiques.
4. S’attaquer aux changements climatiques pourrait permettre de réaliser des gains économiques énormes, mais ne rien faire pourrait également entraîner des pertes économiques tout aussi énormes.
5. Une récente étude récemment menée par Mark Jaccard à la demande de la Banque TD démontre que la croissance économique canadienne sera de 2,4 % par an dans les conditions actuelles (2010-2020). Par comparaison, l’atteinte des objectifs actuels du gouvernement en matière de réduction des GES ramènerait la croissance économique canadienne à 2,2 %, soit une différence de seulement 0,2 %!
6. Ceux qui affirment que le coût de mesures de réduction des GES serait prohibitif n’ont jamais publié d’études en ce sens, ou au sujet du problème inverse, à savoir que ne rien faire entraînerait des coûts faramineux.
7. Il existe déjà actuellement suffisamment de technologies et de mécanismes financiers pour résoudre le problème des émissions de GES, mais encore faut-il nous nous y attaquions dès maintenant.
8. Si nous le faisions, nous nous apercevrions bien vite que le problème peut être résolu beaucoup plus rapidement, et à bien moindre coût que ce que certains ne le craignent.
9. Si les Canadiens décident de se battre pour remédier aux changements climatiques, la pression sera telle sur le gouvernement que ce dernier sera en mesure de réagir et de prendre des mesures à cet effet.
10. Les entreprises veulent savoir plus clairement quelles sont les politiques auxquelles elles devront se conformer.
11. Les soucis quotidiens – gagner de quoi faire vivre notre famille et prendre soin de cette dernière – rendent très difficile de prendre la pleine mesure des répercussions que les changements climatiques, ou des mesures que l’on peut prendre pour lutter contre ces derniers, peuvent avoir sur nos vies. Mais, si nous comprenions véritablement ce que seront les répercussions des changements climatiques pour nos enfants et nos petits-enfants, nous exigerions des mesures immédiates.
12. Le Canada s’isole sur la scène internationale en refusant de faire sa part dans la lutte contre les changements climatiques.
1. Comment ne peut-on pas comprendre que les mesures contre les changements climatiques seront le fondement de la nouvelle économie, de l’économie du XXIe siècle? Comment ne peut-on pas comprendre le risque lié au fait que les États-Unis pourraient bloquer nos exportations de produits et de marchandises en raison de normes d’émission de GES?
2. Comment des gens instruits, vivant dans une société moderne axée sur la science et la technologie, peuvent-ils nier le consensus scientifique autour de la réalité des changements climatiques et de leur origine humaine?