Déclaration faite le 12 juillet 2010 par la sénatrice Joan Fraser
L'honorable Joan Fraser :
Honorables sénateurs, je me demande si nous ne pourrions pas revenir à la question de la situation d'Omar Khadr.
Madame le leader du gouvernement au Sénat a déclaré, à juste titre, qu'elle ne ferait aucun commentaire sur une affaire dont sont saisis les tribunaux. De toute évidence, personne ne conteste le droit du gouvernement d'en appeler d'une décision judiciaire en vertu de la loi. Ce n'est pas de cela que je parle.
J'interroge madame le leader au sujet de la politique du gouvernement dans le dossier de M. Khadr et non au sujet de ses obligations juridiques. M. Khadr est le dernier citoyen d'un pays démocratique à rester coincé à Guantanamo, le dernier citoyen d'un pays démocratique dont le gouvernement n'a pas jugé approprié de le rapatrier et de le juger dans son propre système judiciaire.
À force d'entendre les réponses du leader du gouvernement au Sénat au fil des ans aux questions portant sur M. Khadr, j'en suis venue à croire que le gouvernement est totalement indifférent au sort d'un citoyen canadien qui est devenu un enfant soldat sous l'influence d'une famille qu'on pourrait qualifier d'unique.
Serait-il juste de dire que l'Ottawa Sun, dans son édition d'aujourd'hui, a bien résumé la position du gouvernement à l'égard de M. Khadr, en lui conseillant de façon tout à fait élégante de « l'envoyer au diable »?
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