Déclaration faite le 06 octobre 2010 par le sénateur Roméo Dallaire
L'honorable Roméo Antonius Dallaire :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat et porte sur la Défense nationale et son financement. Elle concerne notamment la mise en œuvre d'une politique dont nous ne sommes peut-être pas au courant, mais qui a de sérieuses implications pour la capacité opérationnelle des forces armées.
La semaine dernière, une question a été posée au sujet de la Bibliothèque commémorative Général-Jean-Victor-Allard de la garnison de Saint-Jean et des 175 000 $ de financement qui ont été coupés du fait que le budget d'exploitation et de maintenance était insuffisant pour garder ouvertes une bibliothèque essentielle et une école de langues. En même temps, on annonçait que, peu de temps auparavant, le gouvernement avait investi quelque 200 millions de dollars dans la grande région de Montréal au titre de projets d'infrastructure. D'une part, on a l'argent pour les approvisionnements et l'infrastructure, mais, d'autre part, on n'en a pas pour financer l'exploitation et la maintenance.
On entend de plus en plus fréquemment parler des coupes appliquées à l'instruction, aux munitions, au carburant et au nombre de jours d'instruction. Nous avons en main les données pertinentes à cet égard. Le gouvernement aurait-il décidé de réduire la capacité opérationnelle des forces armées avant la mise en œuvre de la décision prise au sujet de l'Afghanistan pour la fin de 2010? Le budget de la Défense nationale n'a-t-il pas été réduit substantiellement pendant l'exercice financier en cours?
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