Déclaration faite le 16 novembre 2010 par la sénatrice Catherine Callbeck
L'honorable Catherine S. Callbeck :
Honorables sénateurs, dimanche dernier, c'était la Journée mondiale du diabète. Cette journée vise à sensibiliser la population au diabète et à ses effets. Lancée par la Fédération internationale du diabète et l'Organisation mondiale de la santé en 1991, elle est devenue une des journées officielles des Nations Unies en 2007. Elle est célébrée chaque année le 14 novembre, afin de marquer l'anniversaire de sir Frederick Banting, ce grand Canadien qui a découvert que l'insuline pouvait traiter le diabète.
Partout autour de nous, l'épidémie de diabète va en augmentant. Les gens prennent de plus en plus de poids, font de plus en plus d'obésité, mais sont de moins en moins actifs. Résultat : ils risquent de faire du diabète. À l'heure actuelle, 285 millions de personnes dans le monde font du diabète, et il devrait y en avoir le double dans 20 ans. Chaque année, ils sont sept millions à développer cette maladie chronique. Chez nous, environ deux millions de Canadiens vivent au quotidien avec le diabète.
Comme la plupart d'entre nous le savent déjà, il existe plus d'un type de diabète. L'organisme des personnes atteintes du type 1est incapable de produire sa propre insuline, alors que celui des diabétiques de type 2 est incapable de l'utiliser efficacement. Le diabète de type 2 représente approximativement 90 p. 100 de tous les cas.
Nous croyons souvent que le diabète est une maladie relativement bénigne qu'il est facile de contrôler. Pourtant, dans le monde, environ 5 p. 100 de tous les décès sont causés par le diabète, ce qui revient à dire qu'environ 1,1 million de personnes en sont mortes en 2005. Au cours des 10 prochaines années, le nombre de décès va augmenter de 50 p. 100, et c'est sans compter sur les effets indirects de la maladie, qui sont encore plus graves. En effet, un grand nombre de maladies cardiaques ou de cas d'insuffisance rénale sont attribuables au diabète.
Aujourd'hui, la plupart des décès causés par le diabète, soit environ 80 p. 100 d'entre eux, font des victimes dans les milieux défavorisés et parmi la classe moyenne. Les conséquences dans les pays pauvres sont tout simplement désastreuses, car les gens peuvent souvent ignorer qu'ils font du diabète, n'en connaissant pas les signes précurseurs, et ont difficilement accès aux soins de santé, ce qui peut causer toutes sortes de complications, comme la cécité et l'insuffisance rénale, et mener à l'amputation.
Même au Canada, les complications et les risques ont de quoi faire peur. Environ 80 p. 100 des Canadiens souffrant de diabète vont mourir d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral, et 30 p. 100 vont devenir aveugles. L'espérance de vie d'un diabétique de type 2 peut diminuer de cinq ou 10 ans, alors que celle d'un diabétique de type 1 peut être raccourcie de presque 15 ans.
Heureusement, la plupart du temps, on peut prévenir le diabète. Trente minutes d'exercice modéré quasi quotidiennement et une saine alimentation peuvent réduire considérablement le risque de faire du diabète de type 2.
Chez nous, à l'Île-du-Prince-Édouard, le chapitre provincial de l'Association canadienne du diabète fait ce qu'il peut. Ses membres organisent diverses soirées d'information pour le grand public, font des exposés dans les écoles et devant différents groupes, s'associent avec le milieu des affaires pour financer la recherche et les services et tiennent un centre de fournitures médicales pour diabétiques.
Le gouvernement pourrait aussi faire sa part. Il faut sensibiliser davantage la population au diabète et à ses symptômes. Il faut apprendre aux gens comment prévenir le diabète et comment vivre avec cette maladie. Des recherches doivent être effectuées pour découvrir des traitements nouveaux et novateurs permettant de soigner cette terrible maladie. Je crois que, en unissant nos efforts, nous parviendrons à freiner la propagation de cette épidémie croissante et à assurer une vie plus saine pour les populations du monde entier.