Déclaration faite le 18 novembre 2010 par le sénateur Roméo Dallaire
L'honorable Roméo Antonius Dallaire :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat.
En 2005, le gouvernement canadien a été très impliqué dans le processus de paix au Soudan. À cette époque, le premier ministre avait envoyé une équipe constituée de deux sénateurs et d'un ambassadeur pour présenter la position canadienne et favoriser l'implication de l'Union africaine dans la lutte contre le génocide au Darfour — pour reprendre le terme utilisé par le président George W. Bush.
Depuis ce temps, on a replié significativement les capacités au Soudan, au Darfour; il y reste à peine 45 personnes. Des fonds ont été injectés pour l'aide humanitaire, mais, comme nous sommes à la veille du référendum pour la séparation du Sud du Soudan, nous anticipons des conflits, des frictions et d'énormes catastrophes humanitaires à cause des déplacements d'un nombre significatif de Darfouriens.
Le gouvernement du Canada a-t-il un plan d'action pour aider les Nations Unies, pour présenter une position diplomatique et assurer que ce transfert ne se passe pas dans le chaos? Le gouvernement a-t- il des observateurs sur le terrain ou laisse-t-il tout simplement aller les choses. pour réparer plus tard en injectant de nouveaux fonds, comme il l'a fait par le passé?
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