Déclaration faite le 25 novembre 2010 par la sénatrice Jane Cordy
L'honorable Jane Cordy :
Honorables sénateurs, l'école secondaire Holy Angels est le seul établissement d'enseignement public pour jeunes filles à l'est de Montréal. Comme je suis diplômée de cette école, c'est en toute connaissance de cause que j'en confirme l'excellence. Les gens du Cap-Breton appellent l'école Holy Angels « le couvent » et ses élèves, « les jeunes filles du couvent » ou « les anges ».
Depuis sa création en 1885 par les sœurs de la Congrégation Notre-Dame, cet établissement a formé de nombreuses générations de jeunes filles du Cap-Breton. En fait, ma grand-mère était elle aussi diplômée de l'école Holy Angels. Le « convent » était et demeure un milieu d'apprentissage unique, stimulant et sûr. Une élève a dit ceci : « C'est une école où les jeunes filles peuvent s'adresser en toute confiance à n'importe quel membre du personnel enseignant avec la certitude de trouver du réconfort. » La fréquentation de l'école Holy Angels permet aux jeunes filles d'acquérir la confiance nécessaire pour relever les défis qui se présenteront à elles dans la vie.
Quand je fréquentais l'école Holy Angels, la directrice était sœur Peggy Butts, qui est plus tard devenue sénateur. Il va sans dire que les sénateurs ici présents qui ont eu la chance de connaître sœur Peggy savent qu'elle était vraiment une source d'inspiration et un modèle pour les élèves. L'actuelle directrice, en l'occurrence Theresa MacKenzie, également diplômée de l'école Holy Angels, croit passionnément dans le modèle qui permet aux jeunes filles de devenir des jeunes femmes accomplies.
Honorables sénateurs, dans les années 1950, l'école secondaire Holy Angels a été cédée au ministère de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse. Ce n'est qu'après ce transfert que les religieuses qui y enseignaient ont commencé à toucher un salaire. Les religieuses sont restées propriétaires de l'édifice et elles ont demandé à la province un loyer modeste qui ne couvrait même pas les frais de fonctionnement.
Les sœurs de la Congrégation Notre-Dame ont fait une contribution extraordinaire à l'éducation des jeunes filles de la région de Sydney. Je remercie publiquement la Congrégation de tout ce qu'elle a fait.
Malheureusement, les religieuses ont pris la difficile décision de vendre l'édifice qui abrite l'école. Honorables sénateurs, compte tenu de cette situation, l'école est menacée de fermeture.
Le mardi 10 novembre, un groupe d'élèves, de parents et d'enseignants se sont rendus à Halifax pour présenter une pétition et exposer le cas au gouvernement provincial dans le but d'éviter la fermeture de l'école.
Le ministère de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse n'a pas encore pris de décision. J'espère sincèrement qu'on trouvera une solution pour que les futures générations de jeunes filles du Cap-Breton aient la possibilité de fréquenter l'école secondaire Holy Angels. Je profite de l'occasion qui m'est donnée pour affirmer que l'école secondaire Holy Angels figure parmi les meilleurs établissements d'enseignement du Canada.