Déclaration faite le 01 novembre 2007 par le sénateur Larry Campbell
L'hon. Larry W. Campbell:
Honorables sénateurs,
comme vous le savez déjà, le projet de loi C-292 a atteint l'étape de l'étude
en comité, à la dernière session. Je n'ai nullement l'intention de reprendre
entièrement le discours que j'avais prononcé le 27 mars 2007. Je veux toutefois
réaffirmer qu'il ne s'agit pas d'une démarche partisane. Je crois fermement que
tous les Canadiens ont intérêt à ce que le Sénat prenne le temps d'examiner les
avantages qui découleraient de l'Accord de Kelowna.
Le projet de loi C-292
prévoit la mise en œuvre, sans délai, de l'Accord de Kelowna, et exige que le
ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien prépare un rapport sur les
progrès réalisés par le gouvernement pour s'acquitter de ses obligations en
vertu de l'accord. Je demande aux sénateurs d'en face de renvoyer ce projet de
loi au comité afin que ses membres puissent enfin prendre le temps d'en étudier
l'intention et de déterminer ses répercussions possibles.
Je comprends tout à fait
que le gouvernement conservateur préconise une méthode qui lui est propre, et
qu'elle pourrait engendrer des améliorations futures. Toutefois, l'Accord de
Kelowna constitue une stratégie différente. Il représente un changement crucial
et innovateur pour régler le problème du manque de participation de certaines collectivités
et, en fait, de grands segments de la population autochtone. Tout programme de
développement doit s'appuyer sur un accord mutuel et une participation commune
si l'on veut être sûr que, dans trois ou cinq ans, les institutions qui ont été
créées tiendront toujours.
Nous ne pouvons pas
progresser si les engagements utiles des gouvernements passés ne sont pas
respectés pour des raisons idéologiques. Ce n'est juste ni pour les
organisateurs de la conférence, ni pour les fonctionnaires qui ont travaillé si
fort pour mettre au point la stratégie, ni pour les groupes autochtones qui ont
investi temps et argent pour assurer le succès de ces initiatives. Le
gouvernement doit susciter la confiance, inciter à la coopération et permettre
à ces collectivités de participer et d'avoir voix au chapitre en ce qui
concerne leur avenir.
Honorables sénateurs, le
Sénat a eu le bon sens de renvoyer ce projet de loi au comité à la dernière
session. Je demande qu'on permette encore une fois que le projet de loi C-292
soit renvoyé au Comité sénatorial permanent des peuples autochtones où, sous la
direction du sénateur St. Germain, nous pourrons poursuivre le travail en vue
d'améliorer la vie des plus vulnérables de notre grand pays.