Déclaration faite le 02 avril 2008 par le sénateur Fernand Robichaud
L'hon. Fernand Robichaud:
Honorables sénateurs,
je ne voulais pas laisser passer cette interpellation sans dire quelques mots.
Je fais partie du groupe d'âge qui profite de ces programmes; de nombreux amis
sont dans ce groupe d'âge et la situation de ces personnes m'a toujours
préoccupé. Je suis particulièrement sensible au fait que ces milliers de
personnes qui ont travaillé dur et participé au Régime de pensions du Canada ne
reçoivent pas les prestations auxquelles elles ont droit.
Je tiens à féliciter madame le sénateur Callbeck d'avoir
inscrit à l'ordre du jour cette interpellation parce que le nombre d'aînés qui
ne reçoivent pas leur dû est trop élevé. Les statistiques utilisées sont fiables
et le sort de ces personnes âgées doit nous interpeller.
Vous vous rappellerez sans doute, honorables sénateurs, que
madame le leader du gouvernement du Sénat a injustement dit que le sénateur
Callbeck faisait de la désinformation, au lieu d'accueillir ses remarques comme
une volonté de régler une situation déplorable qui afflige un trop grand nombre
de personnes âgées.
Je crois, honorables sénateurs, qu'il est grand temps que ce
gouvernement cesse de blâmer les autres pour les problèmes qui existent et qu'il
assume pleinement ses responsabilités au lieu de tenter de justifier son
inaction.
Je suis en train d'étudier le neuvième rapport du Comité des
finances nationales intitulé Étude de la sécurité financière des personnes
âgées : Les prestations et paiements rétroactifs auxquels elles ont droit aux
termes des dispositions du Régime de pensions. J'ai l'intention de revenir
sur le sujet pour développer davantage mes propos. Je propose donc que la suite
du débat soit ajournée à la prochaine séance du Sénat pour le temps de parole
qu'il me reste.