Déclaration faite le 02 décembre 2010 par la sénatrice Elizabeth Hubley
L'honorable Elizabeth Hubley :
Honorables sénateurs, il y a deux ans, le 3 décembre 2008, à Oslo, en Norvège, le Canada s'est joint à 93 autres pays pour signer la Convention des Nations Unies sur les armes à sous-munitions. Non seulement les dispositions de ce traité historique interdisent l'utilisation, l'entreposage et la distribution des armes à sous-munitions, mais elles prévoient l'obligation d'aider les victimes et les localités touchées.
Malheureusement, il est facile de reconnaître une localité qui a été touchée par les armes à sous-munitions. D'un bout à l'autre de l'Asie, de l'Afrique et du Moyen Orient, ces localités sont marquées par les pertes : des gens qui ont perdu un bras ou une jambe, ou encore des membres de leur famille.
Tout comme les mines terrestres, les armes à sous-munitions sont petites et ne choisissent pas leurs victimes. Elles se cachent, non explosées, dans les champs des agriculteurs, dans les arrière-cours ainsi que le long des rivières et des chemins et, bien des années après la fin d'un conflit, elles représentent toujours une menace constante pour les civils. Par surcroît, puisqu'elles sont souvent de couleurs vives, elles mettent particulièrement en péril les enfants, qui les prennent pour des jouets.
Heureusement, des progrès ont été réalisés. À ce jour, 46 pays ont ratifié la convention et 108 l'ont signée. Par ailleurs, le 1er août 2010, la Convention sur les armes à sous-munitions est entrée en vigueur à titre de texte de loi international ayant force exécutoire.
Pendant que la communauté internationale va de l'avant pour mettre fin aux souffrances causées par ces armes dévastatrices, le Canada piétine. Le gouvernement n'a pas encore ratifié la convention.
J'ose espérer que, à cette date-ci l'an prochain, nous célébrerons non seulement le troisième anniversaire du traité, mais aussi, enfin, sa ratification par le Canada.