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Dennis Dawson

L Le sénateur Dennis Dawson a été élu comme l'un des plus jeunes membres du Parlement dans l'histoire du Canada où il a servi ses électeurs de Louis-Hébert pendant trois mandats consécutifs. Il a été nommé au Sénat le 2 août 2005, et représente la province de Québec et la division sénatoriale de Lauzon.

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La candidature d'Edmonton pour l'Exposition de 2017 — Interpellation

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Déclaration faite le 02 décembre 2010 par le sénateur Tommy Banks (retraité)

L'honorable Tommy Banks:

Honorables sénateurs, il faut battre le fer pendant qu'il est chaud, et, en l'occurrence, il est chaud.

Honorables sénateurs, la présente interpellation porte sur une décision du gouvernement que l'on pourrait, à juste titre, qualifier de trahison manifeste. Le premier ministre, le gouvernement et le ministre du Patrimoine ont carrément insulté les Edmontoniens et les Albertains. Cette insulte sera longtemps citée dans les cours de science politique en Alberta pour montrer que, souvent, la loyauté politique d'une région n'est nullement récompensée.

Je parle bien sûr de l'arrêt de mort qu'a signé le gouvernement fédéral la semaine dernière à l'égard des espoirs, des rêves et de la vision collective de centaines de milliers d'Edmontoniens et d'Albertains, lorsqu'il a annoncé sa décision de ne pas appuyer la candidature d'Edmonton pour l'Exposition de 2017, une candidature qui aurait pu mener à la tenue de cet événement prestigieux dans notre pays, l'année même où nous célébrerons le 150e anniversaire de la Confédération.

Pour que les honorables sénateurs puissent bien comprendre ce qui a engendré un tollé de protestations dans ma ville, permettez- moi de présenter brièvement le contexte pour que vous puissiez apprécier à sa juste mesure le cynisme de la décision du gouvernement.

Depuis sa fondation en 1795, Edmonton est une ville où l'on a combiné vision, confiance en soi, un fort sentiment d'appartenance à la collectivité et une bonne dose de travail acharné et où cela a porté fruit. Toute notre histoire est faite de cet esprit communautaire, de cette vision et de ce travail acharné.

Des visionnaires d'Edmonton avaient perçu l'énorme force que notre ville tire du bénévolat et ils l'ont mise à profit pour obtenir que se tiennent à Edmonton d'importantes manifestations nationales, continentales ou internationales, qui nous ont donné l'occasion de prouver notre confiance en nous-mêmes et ce dont nous sommes capables sur une scène beaucoup plus vaste. Le travail de ces visionnaires a permis à Edmonton d'être l'hôte des Jeux du Commonwealth britannique, des Jeux mondiaux universitaires, des championnats du monde d'athlétisme, des Jeux mondiaux des maîtres et d'autres genres de manifestations et d'activités. Chaque fois, honorables sénateurs, nous avons non seulement fait nos frais, mais nos avons également bénéficié d'un héritage important.

Ce sont des visionnaires locaux de la même trempe qui se sont réunis à Edmonton, il y a un peu plus de deux ans maintenant, et qui se sont engagés à aller chercher un autre événement d'envergure internationale, soit Expo 2017. Le thème qu'ils ont choisi, « Énergie pour notre temps », sied particulièrement bien à l'Alberta. Nulle part ailleurs dans le monde ce thème ne sonnerait aussi juste.

Le comité de candidature avait prévu la construction de pavillons nationaux ou d'entreprises d'une valeur de près de 1 milliard de dollars, bâtiments qui seraient ensuite convertis à des fins universitaires, et ce n'est là qu'un aspect de l'héritage de l'exposition. Les dialogues établis entre universitaires, scientifiques et industriels se seraient poursuivis durant des décennies. On aurait établi de nouvelles normes de durabilité. Un fond spécial de 100 millions de dollars aurait permis d'offrir des programmes d'éducation se rapportant au thème de l'exposition et des bourses d'études dans des universités du monde entier pour de nombreuses années à venir.

L'exposition aurait servi de centre d'intérêt mondial ouvrant la voie à une décennie d'échanges internationaux sur ce dont le sénateur vient de nous parler, soit la durabilité de nos énormes gisements de sables pétrolifères, industrie qui profite à l'ensemble du Canada et dont les activités génèrent de généreuses redevances qui sont versées directement au gouvernement du Canada.

En tout, le comité de présentation de la candidature prévoyait que tout cela coûterait 2,3 milliards de dollars, en dollars de 2017. Le comité s'est d'abord adressé au gouvernement de l'Alberta, puis au gouvernement du Canada pour obtenir du financement. Edmonton est devenue la ville canadienne en lice. C'était nous. On n'a pas eu besoin de convaincre le premier ministre de la province, qui a tout de suite vu quels avantages représentait cet événement, avec son thème particulier, pour les Albertains. La province a pris un engagement qui en faisait le plus grand contributeur de l'exposition. Le gouvernement du Canada devenait donc le second contributeur et l'élément déterminant dans cette marche vers une candidature gagnante.

Auparavant, en avril 2009, le comité avait été enchanté à la lecture de la lettre du ministre fédéral du Patrimoine invitant avec enthousiasme les villes à présenter leur candidature pour la tenue d'Expo 2017. On y lisait : « [...] pour respecter la date limite (printemps 2011) et profiter de toutes les occasions prochaines de promouvoir la candidature du Canada, nous devons commencer maintenant le processus de sélection de la ville qui sera la candidate canadienne. »

On pouvait lire plus loin ceci :

Les expositions internationales jouent un rôle important en offrant un lieu de rencontres interculturelles. C'est aussi une formidable occasion de mettre en valeur notre riche patrimoine, notre diversité culturelle et naturelle et nos réalisations dans le monde.

La lettre de M. Moore précisait que, en 2017, nous célébrerions le 150e anniversaire du Canada et que c'était le moment ou jamais d'être l'hôte d'une exposition. Le ministre n'aurait pas pu lancer un défi plus clair, envoyer un message plus clair. Il disait : « Allez-y! Voyez grand! Présentez un bon dossier de candidature et le Canada vous appuiera. »

Comme je le disais, la ville d'Edmonton a constitué un dossier de candidature. Elle a communiqué avec le gouvernement fédéral et, durant tout le début du processus, chaque fois que les membres du comité de mise en candidature rencontraient des représentants des gouvernements fédéral et provincial, ils obtenaient une réaction positive et des encouragements. Tout indiquait qu'on avait le vent dans les voiles.

Toutefois, quand les deux gouvernements ont dû prendre connaissance des chiffres réels et songer à débourser, ils ont eu deux réactions différentes.

La province a applaudi. En passant, l'Alberta était elle-même aux prises avec un déficit imprévu de plusieurs milliards de dollars. Le premier ministre Stelmach, avec son gouvernement derrière lui, continuait cependant à croire en l'avenir. Il savait que, huit ans plus tard, il serait en meilleure position, financièrement, qu'il ne l'était en 2009.

Il est difficile de dire ce que nous avons obtenu du gouvernement fédéral. Il est évident que nous n'avons pas obtenu de réponse un tant soit peu normale, puisque le gouvernement est essentiellement resté silencieux. Personne au fédéral n'a dit : « Un instant. Vous voulez plein d'argent, mais nous n'avons pas les moyens de vous en donner autant que ça. » Personne n'a posé de questions. Personne n'a proposé que l'on réexamine soigneusement le dossier. Personne n'a dit : « Regardons ensemble les options possibles, afin de voir si nous pouvons trouver une autre solution. » On m'a dit que, depuis le jour où le plan d'affaires du comité de candidature a été présenté à Ottawa, personne, à quelque niveau que ce soit du gouvernement fédéral, n'a discuté de la ventilation des contributions proposée par le comité.

Personne n'a dit que cette ventilation était erronée. Personne n'a dit que les chiffres étaient gonflés. Personne n'a dit que la ventilation était déraisonnable. Par conséquent, le comité a poursuivi son travail. Il a continué à utiliser son argent, ses ressources et le temps de tous ses bénévoles, parce que personne au niveau fédéral ne lui a dit : « Un instant. Il y a un problème. » Telle était la situation jusqu'à la semaine dernière, mais même à ce moment-là il n'y a pas eu de discussion. Le gouvernement a plutôt fait tomber le couperet.

Honorables sénateurs, le plan d'affaires du comité responsable de la candidature d'Edmonton pour l'obtention de la tenue de l'exposition prévoyait une contribution importante du fédéral, mais il convient de préciser clairement le moment où cette contribution devait être faite. Ce n'était pas dans l'immédiat. La contribution du fédéral aurait été très peu élevée au cours des prochaines années. Elle aurait augmenté quelque peu vers 2014 et 2015, mais cette contribution était surtout nécessaire après 2015, soit l'année où, aux dires du premier ministre, nous n'aurons plus de déficit. Soit dit en passant, les années où la contribution fédérale aurait été la plus élevée auraient été celles qui suivaient l'engagement pris par le gouvernement fédéral relativement à la tenue des Jeux panaméricains à Toronto, soit 2015. Par conséquent, il n'y aurait pas eu de problème de liquidités.

Je souligne en passant que le gouvernement a facilement trouvé 500 millions de dollars pour respecter son engagement à l'égard des Jeux panaméricains, qui durent trois semaines, malgré le fait que la majeure partie de cette somme devra être dépensée avant la date limite de 2015 que s'est fixé le gouvernement pour éliminer le déficit.

Le gouvernement est peut-être en train de nous dire qu'il ne sera pas capable de réduire le déficit à zéro d'ici 2015.

Il est tout à fait évident que l'argument de la capacité financière invoqué par le ministre du Patrimoine et par le ministre responsable de région d'Edmonton est complètement démoli par les faits et par la réalité. L'argument du déficit — « Nous n'avons n'a pas les moyens » — invoqué pour laisser tomber Edmonton est tout simplement une ruse politique, un écran de fumée. C'est une belle tactique de diversion conçue pour des séquences de 10 secondes à la télé.

Le ministre du Patrimoine canadien et son écho, la ministre Ambrose, ont déclaré qu'ils craignaient que même une faible menace à la sécurité pendant l'Exposition de 2017 n'entraîne des coûts additionnels portant la contribution fédérale à cet égard à un milliard de dollars environ, soit 100 fois le budget sur lequel tous les intervenants se sont entendus. La semaine dernière, j'ai dit 1 000 fois. Je me suis trompé. L'arithmétique n'est pas mon point fort. C'est 100 fois plus. Je suis désolé. C'est 100 fois le budget sur lequel tous les intervenants s'étaient entendus, soit les gouvernements fédéral et provincial et l'administration municipale.

L'exposition n'est pas, et de loin, le sommet du G20. Tous ceux qui travaillent dans le domaine de la sécurité savent que les expositions universelles présentent un risque bien moindre qu'un sommet du G20. L'exposition se serait tenue sur un site unique, situé dans ce qui est probablement une zone urbaine centrale parmi les plus faciles à sécuriser du Canada et entourée de vastes champs et d'un ravin, contrairement aux Jeux panaméricains, qui auront lieu dans des installations éparpillées dans tout Toronto et où la sécurité devrait coûter près de 1 milliard de dollars au gouvernement fédéral. À Edmonton, le coût de la sécurité aurait été minimal.

En fait, il y a un peu moins de trois semaines, comme je l'ai mentionné dans ma question au leader du gouvernement — et c'était avant que le ministre du Patrimoine ne lance son pavé —, les responsables de la candidature ont organisé une réunion de deux jours avec les services de police et les agences de sécurité locaux, provinciaux et fédéraux qui auraient tous une responsabilité pour ce qui est de la sécurité lors de l'événement. Les experts, municipaux, provinciaux et fédéraux ont parcouru le site et l'ont survolé en hélicoptère. Ils ont tous convenu que les 91 millions de dollars, en dollars de 2017, qui ont été prévus pour la sécurité étaient réalistes.

Honorables sénateurs, on a demandé au gouvernement fédéral une participation de 11 millions de dollars — 10,9 millions de dollars en fait—au ce budget de sécurité dans le cadre de son engagement total. Cela représente à peine plus de 10 p. 100 du budget total de la sécurité, ou 0,6 p. 100 du coût total d'Expo 2017. On est très loin de cet incroyable budget de 1 milliard de dollars que le ministre de Patrimoine canadien et Mme Ambrose ont lancé aux médias lorsque le gouvernement a rejeté la candidature d'Edmonton. L'autre argument principal motivant ce rejet était aussi de la poudre aux yeux et dénote une arrogance politique colossale.

Honorables sénateurs, le premier ministre a débuté son long cheminement politique jusqu'au 24 de la promenade Sussex en clamant que l'Alberta et l'Ouest canadien voulaient en être. Tout comme bien d'autres Albertains, il a répété ad nauseam que, au fil des ans, l'Alberta avait contribué à la Confédération des milliards de dollars de plus qu'elle n'en avait reçu du gouvernement fédéral, ce qui est vrai. Par contre, l'Alberta a déjà eu besoin d'aide, une aide qui lui est parvenue d'autres régions du pays. Plus récemment, toutefois, l'Alberta a plus que remboursé cette dette. À bien des égards, c'est aujourd'hui l'Alberta qui maintient le Canada à flot.

L'Alberta a également été extrêmement loyale en ne cessant d'envoyer à Ottawa des députés qui appuient le premier ministre, et des députés des deux côtés de la coalition conservatrice actuelle qui ont appuyé ses prédécesseurs. Toutefois, dans une entrevue à un journal, le premier ministre a déclaré que ces députés élus, le caucus conservateur, étaient convaincus que le refus de financer la candidature d'Edmonton était le bon choix. À quoi bon avoir des députés conservateurs à Ottawa? Le gouvernement avait incité la ville à poser sa candidature. Celle-ci avait réagi positivement, donnant au comité organisateur toutes les raisons de s'attendre à une forme d'aide. Le gouvernement a mené la ville en bateau jusqu'à la dernière minute.

Honorables sénateurs, les divers ordres de gouvernements communiquent entre eux de certaines façons. Il existe des façons d'indiquer adéquatement certaines préoccupations en matière de budget ou de sécurité. Un gouvernement peut signaler à un autre son refus ou son accord conditionnel. Dans ce cas-ci, toutefois, pas le moindre indice ou signal, que ce soit en matière de budget ou de sécurité, n'a donné au comité organisateur des raisons de s'inquiéter. Il n'y a pas eu de négociations ou de discussions, rien.

Des voix : C'est une honte!

Le sénateur Banks : Honorables sénateurs, je me suis creusé les méninges pour tenter de trouver un sens logique et un sens politique à la décision du gouvernement et à la façon dont il a annoncé sa décision.

J'espère que j'aurai réussi à vous convaincre que ce refus n'a aucun sens. L'argument du déficit ne tient pas la route. Concrètement, le gouvernement fédéral ne commencerait pas à verser sa contribution avant que le déficit ne soit comblé. La province était prête à investir beaucoup plus que le gouvernement fédéral le demandait et Edmonton a un bilan sans tache pour ce qui est de respecter les délais et les budgets et de ne pas laisser de dettes en héritage dans le cas d'événements de cette envergure.

Honorables sénateurs, l'argument de la sécurité ne tient pas la route non plus. Le site est particulièrement sûr. Tous les experts s'entendent pour dire que la sécurité pourrait être assurée pour 91 millions de dollars, en dollars de 2017. On a demandé au gouvernement fédéral une contribution de 10,9 millions de dollars à ce titre. Le gouvernement conservateur ne semble pas avoir eu de difficulté à engager des dépenses beaucoup plus élevées, du type G20, pour la sécurité des Jeux panaméricains, auxquels nous tenons. Ce n'est pas une question de comparaison. Je ne joue pas au jeu des comparaisons odieuses. Je ne fais que signaler que la sécurité pour une compétition sportive internationale de grande envergure est une grosse pomme alors qu'une manifestation du calibre d'Expo 2017 est une petite orange. Les motifs que le gouvernement a invoqués sont illogiques. Ils sont donc d'ordre politique. Le gouvernement prend donc des décisions peu judicieuses au plan politique.

{...}

À mon avis, la seule raison pour laquelle le gouvernement a pris cette décision, c'est que le premier ministre souhaite encore une fois s'adonner à la politique de la division. Même dans une perspective d'une très mince majorité politique, le premier ministre a déjà montré à maintes reprises qu'il est prêt à faire fi des faits, des données scientifiques et de la logique, voire à prêter flanc à la condamnation et au ridicule généralisés, pour afficher une idéologie de droite à œillères, obsédée par un seul enjeu. Voilà qu'il récidive. La seule logique politique que je puisse percevoir dans la décision du gouvernement, c'est que le premier ministre espère que les électeurs de la droite radicale, ceux qui détestent le gouvernement et les taxes et qui souhaitent à tout prix éliminer le déficit, peu importe les conséquences, vont voter pour lui lors des prochaines élections.

Le sentiment de trahison qu'éprouvent les gens d'Edmonton et l'ensemble des Albertains à l'endroit de leur premier ministre, de leur ministre régional, de la plupart de leurs députés, je crois bien, ainsi que du reste du gouvernement fédéral est identique au sentiment de trahison que l'ancien Parti réformiste et son successeur s'étaient engagés à l'origine à éradiquer. Cette fois-ci, honorables sénateurs, les gens de l'Ouest n'ont pas l'impression d'avoir été trahis par les sous-fifres du triangle d'or du centre du Canada, mais plutôt par les leurs, c'est-à-dire par le premier ministre, le ministre du Patrimoine canadien, le ministre régional — tous des gens de l'Ouest. En rejetant la candidature d'Edmonton, de l'Alberta et du Canada pour la tenue de l'exposition universelle, le premier ministre fait le pari qu'il réussira à convaincre plus de nouveaux électeurs ailleurs au Canada qu'il en perdra en Alberta. Honorables sénateurs, c'est ainsi que fonctionne la politique de la division. Une division par-ci, une division par-là, il s'en donne à cœur joie. Une fois mises ensemble, toutes ces petites divisions sont censées vous permettre d'obtenir le soutien tout juste nécessaire pour passer la rampe. Le seul problème que pose la politique de la division, c'est que des gens en souffrent.

Dans ce cas, les gens ont été abandonnés par des politiciens envers lesquels ils ont été très loyaux.

Je ne puis m'empêcher de rappeler que, dans le gouvernement précédent, honorables sénateurs, la ministre responsable d'Edmonton, Anne McLellan, savait tirer parti de sa présence au Cabinet. Certains députés représentant l'Alberta à la Chambre des communes n'ont peut-être pas ménagé les efforts pour appuyer la candidature d'Edmonton, mais le résultat est éloquent. À l'époque d'Anne McLellan, le gouvernement ne tenait pas pour acquis l'appui des gens d'Edmonton. Elle ne disait pas toujours oui, mais savait quand et comment dire non. Il y a des façons de dire non. Il y a des moments pour dire non. Il y a des moments ou il faut savoir dire : « Un instant, nous devons en discuter. » Honorables sénateurs, cette fois, le refus est venu au mauvais moment et de la mauvaise manière.


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