Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat.
J'ai ici une lettre de Mme Helen Ma, de Calgary, en Alberta, dans laquelle elle écrit ceci : À tous les sénateurs,
Avez-vous des parents ou des proches à la retraite qui sont âgés et qui touchent une pension du gouvernement?
Que pensez-vous qu'il leur arriverait, s'ils ne recevaient plus ces prestations? Comment feraient-ils, selon vous, pour se nourrir et pour payer les frais médicaux liés à des maladies de l'âge et leurs factures de chauffage et d'électricité? Vous verriez combien pénible leur situation serait alors. Puisqu'ils font partie de votre famille, vous feriez votre possible pour les aider.
Je suis une employée de Nortel qui est handicapée et qui se retrouve pour ainsi dire sans pension!
Je suis en prise directe sur cette réalité, car je suis trop jeune pour prendre ma retraite et incapable de travailler à cause de ma maladie. Je dois me préoccuper de toutes les choses dont vos parents vieillissants se préoccuperaient. En plus, et ce n'est pas rien, j'ai des enfants à nourrir, à garder en santé et au chaud. Par-dessus tout, il faut que mes enfants puissent continuer d'avoir confiance dans ma capacité, comme parent, de veiller à leur bien-être.
Je ne demande pas la lune. Je vous demande seulement de faire preuve de compassion et de m'aider à éviter à ma famille de vivre dans la pauvreté et peut-être même dans la rue.
Je vous en prie, sondez le fond de votre cœur et pensez à nous comme à des membres de la famille, vos concitoyens canadiens.
Le projet de loi S-216, qui ne supposerait que des profits légèrement moins élevés pour les créanciers, ferait la différence entre la vie et la mort pour nous, les prestataires du régime d'invalidité de longue durée. Vous avez le pouvoir de déterminer notre avenir.