Déclaration faite le 09 février 2011 par le sénateur James Cowan
L'honorable James S. Cowan (leader de l'opposition) :
Honorables sénateurs, j'ai une question à poser au le leader du gouvernement au Sénat. Depuis 50 ans, les enseignants canadiens donnent de leur temps et mettent à profit leur expérience pour améliorer l'éducation dans les pays en développement. La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants du Canada s'est associée au gouvernement du Canada pour envoyer des enseignants canadiens — plus de 1 900 depuis les débuts du programme — travailler avec des enseignants dans des pays en développement partout dans le monde, comme le Ghana, le Malawi, la Mongolie, l'Ouganda, le Mozambique, le Burkina Faso, le Sierra Leone et Haïti.
La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants du Canada a calculé que, si seulement la moitié des enseignants ayant participé à ce programme avaient amélioré leurs capacités à enseigner, cela aurait bénéficié à au moins 1,4 million d'étudiants. Tout ce travail vient d'être réduit à néant. Le gouvernement a rejeté la demande de financement pour le Projet outre-mer pour les cinq prochaines années. Les 40 000 enseignants qui se trouvent à l'étranger et leurs plus de 2 millions d'étudiants seront les premières victimes de cette décision.
Le courriel qu'un fonctionnaire de l'ACDI a envoyé à la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants du Canada disait ceci :
Nous avons conclu que la toute dernière proposition de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants du Canada ne répondait pas à nos critères d'efficacité de l'aide.
Quels sont les critères auxquels la proposition ne répondait pas? Qu'est-ce que le gouvernement peut bien reprocher à un programme d'enseignement qui encourage les jeunes des pays en développement?
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