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L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Serge Joyal représente le Québec et la division sénatoriale de Kennebec. Sa nomination remonte au 26 novembre 1997.

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Le décès de l'honorable Marian L. Maloney - Hommages

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Déclaration faite le 01 mars 2011 par le sénateur David Smith, la sénatrice Catherine Callbeck, la sénatrice Mobina Jaffer, le sénateur Art Eggleton et le sénateur Terry Mercer

L'honorable David P. Smith :

Honorables sénateurs et membres de la famille Maloney, j'ai rencontré Marian Maloney pour la première fois sur les marches de l'hôtel Prince Arthur, à Thunder Bay, à l'automne 1964. J'étais alors au début de la vingtaine et directeur national de l'aile jeunesse et bras droit de Keith Davey au siège du Parti libéral. Lester B. Pearson était premier ministre. Je parcourais le Canada toutes les deux ou trois semaines pour préparer les « huiles » du Parti libéral, catégorie à laquelle appartenait bien évidemment la famille Maloney. La circonscription était représentée par le néo-démocrate Doug Fisher, qui était également journaliste. Il fallait qu'on rencontre les Maloney.

J'étais sur les marches de l'hôtel Prince Arthur quand Marian Maloney s'est approchée et m'a dit : « Je m'appelle Marian Maloney, mais vous pouvez m'appeler Babe. » J'ai obtempéré, et nous sommes restés amis jusqu'à la fin de ses jours.

Bill Maloney a été nommé à la magistrature peu de temps après et la famille s'est installée à Toronto. Il faisait sans arrêt l'aller-retour sur les routes 90 et 97 lorsqu'il était juge régional en chef tandis que Marian s'occupait de tout à Toronto. Tous les libéraux actifs au sein du parti connaissaient Marian. Le bon fonctionnement de la démocratie dépend de personnes qui se dévouent corps et âme à leur parti. Il en va de même de tous les partis, ce n'est pas une observation partisane que je fais.

Marian s'occupait de quelques causes à Thunder Bay, dont le carnaval d'hiver et le concours de Miss Thunder Bay, mais sa véritable cause, c'était le Parti libéral. Elle tenait beaucoup à attirer davantage de femmes en politique et à ce qu'elles soient élues.

Elle était connue d'un océan à l'autre à l'intérieur du parti et elle était très active dans le Fonds Judy LaMarsh. Certains vieux comme moi se souviennent de Judy LaMarsh. Je l'ai très bien connue. Il y aurait encore beaucoup de choses à raconter, mais pas aujourd'hui.

En 1991, nous avons modifié les structures du parti et des décisions nécessaires ont été prises . Nous devions nommer quelques femmes pour en inciter davantage à devenir membre du parti. À l'époque, il y avait 23 circonscriptions à Toronto et 21 hommes y avaient été nommés. J'étais aussi directeur de campagne. Toutes les personnes nommées étaient des hommes. J'ai dit à M. Chrétien : « Il faut nommer des femmes dans les deux dernières circonscriptions. Nous ne pouvons pas présenter 23 hommes dans les 23 circonscriptions de Toronto. » M. Chrétien m'a donné raison. Marian a été le moteur de beaucoup de changements.

Je ne puis m'empêcher de raconter mon histoire préférée au sujet de Marian. J'ai milité pour sa nomination au Sénat et, lorsque cela a été fait, elle n'avait qu'une année à servir. Cependant, lorsque les choses se sont calmées, je lui ai demandé si tout allait bien. Elle m'a répondu : « Oui, tout va bien. Il n'y a qu'une chose qui me dérange : Beaucoup de gens connaissent ma date d'anniversaire, mais je suis toujours restée vague au sujet de l'année de ma naissance. Cependant, ce renseignement est maintenant du domaine public et les gens se sont rendu compte que j'ai quelques années de plus que Bill. » Je lui ai répliqué qu'elle paraissait plus jeune que Bill et que la nomination en valait la peine.

Je présente mes plus sincères sympathies à la famille Maloney. À Marian, qui, je l'espère, nous écoute de là-haut, je dirai que nous avons besoin de plus de gens comme elle. Vous avez laissé un héritage magnifique en Patrick, Michael et Jamie.


L'honorable Catherine S. Callbeck :

Honorables sénateurs, je veux aujourd'hui ajouter mes paroles à l'hommage rendu à la regrettée Marian Maloney, dont le décès constitue une grave perte pour tous ceux qui ont eu la chance de la connaître. Marian a consacré sa vie à améliorer les choses et son héritage continue de nous inspirer.

Nous le savons tous, Marian était très attachée au Parti libéral et estimait que les membres de ce parti formaient sa deuxième famille. L'avancement des femmes au sein du Parti libéral était une de ses grandes priorités. Marian est considérée comme étant la mère du Fonds Judy LaMarsh, qui fournit argent et encouragement aux femmes qui se présentent à des postes électifs. Elle a travaillé sans relâche à la constitution du fonds pour que davantage de femmes puissent participer avec succès à la vie politique. Ce faisant, Marian a aidé à changer les attitudes envers les femmes en politique. Elle soutenait et encourageait les candidates. Elle était l'amie et le mentor de beaucoup de femmes aspirant à faire carrière en politique. Elle avait des paroles et des gestes d'encouragement et elle travaillait fort pour aider les femmes par tous les moyens possibles.

Il y a bien des années, Marian et son fils, Jamie, sont venus me rendre visite chez nous, à l'Île-du-Prince-Édouard, durant l'été. Ils logeaient chez nous et ont assisté à plusieurs événements, dont le baptême du NCSM Summerside. Marian a fait tout ce que font les touristes quand ils

visitent la province. J'ai encore dans mon bureau une photo qu'elle m'a envoyée à son retour de voyage. On l'y voit costumée, de la tête aux pieds, en Anne des Pignons verts. Elle a beaucoup aimé notre île et s'y est bien amusée.

Qu'elle fût au bord de la mer à l'Île-du-Prince-Édouard, au Sénat ou chez elle, à Thunder Bay ou Toronto, Marian aimait la vie et vivait pleinement. Je fais part de mes condoléances à ses fils, Patrick, Michael et Jamie, ainsi qu'à leur famille. Elle nous manquera beaucoup.


L'honorable Mobina S. B. Jaffer :

Honorables sénateurs, je prends aujourd'hui la parole pour rendre hommage au sénateur Maloney, que je connaissais depuis plus de 30 ans. C'était une femme très dynamique. Le Parti libéral était sa deuxième famille, — on se souviendra plus précisément de son engagement envers ce parti et l'avancement des femmes au sein du parti — et le Fonds Judy LaMarsh était l'œuvre de sa vie.

Comme l'a dit Mme Jean Augustine, qui a été ministre et qui a représenté la circonscription d'Etobicoke—Lakeshore de 1993 à 2005, Marian Maloney était l'amie et le mentor de bien des candidates. Elle travaillait sans relâche pour le Fonds Judy LaMarsh, qui fournit du financement et de l'aide aux femmes qui se présentent en politique.

Je cite Jean Augustine :

Elle était la mère de ce fonds. Elle participait à tous les événements, sans exception.

Mme Augustine a raconté une anecdote qui remonte à sa campagne de 1993. Madame le sénateur Maloney avait alors eu l'occasion de montrer qu'elle savait prendre une situation en main. Voici ce qu'elle raconte :

J'avais un tout petit bureau de campagne équipé d'une seule table bancale. Elle est entrée, a placé cette table dans un coin stratégique et a déclaré : « Voilà mon bureau. » Nous avons tous ri parce que le local était tellement petit qu'il était impossible d'en réserver un coin à l'usage exclusif d'une seule personne, mais elle avait la situation bien en main.

Je reconnais bien là Marian. Elle prenait les choses en main.

En 1998, Mme Maloney était déjà bien connue pour ses efforts incessants quand le premier ministre Jean Chrétien l'a nommée sénateur. Au moment de sa retraite, en 1999, le sénateur Pépin a qualifié le sénateur Maloney de leader et de modèle pour la génération de femmes qui l'a suivie. Nous sommes nombreux à être du même avis.

À mes yeux, Marian personnifiait ce que signifie être un membre loyal, passionné et travailleur du Parti libéral. Je tiens à dire à ses fils, Patrick, Michael et Jamie — et surtout à ses petits-enfants — qu'un grand nombre de femmes sont en politique aujourd'hui grâce au travail acharné de leur mère et grand-mère. Je les remercie d'avoir partagé celle-ci avec un grand nombre de femmes du Parti libéral.


L'honorable Art Eggleton :

Honorables sénateurs, je me joins à mes collègues pour rendre hommage à Marian Maloney. Marian n'a pas siégé au Sénat durant une longue période, mais elle a consacré sa vie au service des Canadiens, des gens de sa collectivité et des membres du Parti libéral. Sa famille peut être très fière des services qu'elle a rendus. Bien des souvenirs me viennent à l'esprit lorsque je pense à Marian.

Elle vivait à Thunder Bay, mais je l'ai connue lorsque j'étais maire de Toronto. Elle a apporté une précieuse contribution à la vie de notre ville. J'ai souvent bénéficié de ses conseils et aussi de son appui. Je peux d'ailleurs vous dire qu'elle donnait ses conseils d'une façon très catégorique.

Je suis surtout fier du travail qu'elle a accompli pour promouvoir la présence des femmes en politique. Chaque fois que je participais à la campagne d'une candidate féminine, j'étais certain de rencontrer Marian Maloney. Elle répondait toujours présente pour recruter des candidates et tenter de les faire élire.

Nous devrions perpétuer la tradition, la légende et l'héritage qu'elle nous a laissés. Nous sommes fiers des services que Marian Maloney a rendus à notre parti, mais aussi à notre pays.


L'honorable Terry M. Mercer :

Honorables sénateurs, j'ai eu le privilège d'être le directeur national du Parti libéral durant une longue période et de jouer un rôle actif au sein du Parti libéral en Nouvelle-Écosse, en Ontario et dans tout le pays. Je ne souviens pas du moment où j'ai rencontré Marian Maloney pour la première fois. En fait, je ne me souviens pas de l'époque où elle n'était pas membre du Parti libéral.

Marian était effectivement une personne éminente et elle avait une présence avec laquelle il fallait toujours composer. Tous avaient intérêt à tenir compte de sa présence, sinon elle se chargeait de rectifier la situation. Par ailleurs, si les questions touchant les femmes échappaient à la discussion de façon purement accidentelle, Marian s'empressait de rappeler tout le monde à l'ordre.

Et elle ne le faisait pas seulement dans le cas du pauvre directeur national du parti que j'étais. Je l'ai vue agir de la sorte avec des ministres. Sa victime favorite était Paul Martin. Je l'ai vue le corriger, en privé comme en public, lorsqu'il avait fait une erreur. Je l'ai vue faire des rappels à M. Chrétien lorsqu'il avait oublié un point ou que, selon elle, il n'avait pas porté suffisamment attention à un détail.

Mes meilleurs souvenirs de Marian ont trait à son travail pour le Fonds Judy LaMarsh, qui avait été mis sur pied pour encourager les femmes à participer au processus politique par l'entremise du Parti libéral. Il est important que les femmes participent aux activités de tous les partis politiques et, même s'il a parfois été difficile de recueillir de l'argent pour cette cause, Marian n'a jamais perdu sa motivation. De nombreuses femmes qui s'engagent dans la vie publique aujourd'hui et bien des femmes qui sont membres du Parti libéral doivent une fière chandelle au dévouement de Marian Maloney. Nous sommes tous extrêmement redevables aux membres de sa famille d'avoir bien voulu nous la prêter.


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