Déclaration faite le 01 mars 2011 par le sénateur Joseph Day
L'honorable Joseph A. Day :
Honorables sénateurs, j'ai une question à poser au leader du gouvernement au Sénat. Le sujet est différent, mais il a aussi un lien certain avec les échanges que nous venons d'avoir. Il s'agit des blessures de stress opérationnel.
Madame le ministre n'est pas sans savoir qu'environ 35 000 soldats des Forces canadiennes auront servi en Afghanistan en juillet, au moment où notre mission de combat se transformera en mission de formation. En outre, étant donné l'approche pangouvernementale que nous avons adoptée pour la reconstruction dans les provinces de l'Afghanistan, des membres de la fonction publique et de la GRC, ainsi que des secouristes opérationnels, ont été et se trouvent toujours dans des situations stressantes.
Un spécialiste qui a comparu devant le comité des anciens combattants nous a appris qu'environ le tiers de ceux qui servent dans des situations stressantes seront eux-mêmes en proie à un certain stress et éprouveront des difficultés lorsqu'ils rentreront au pays. Cela veut dire qu'environ 12 000 personnes, en plus de leurs familles, risquent de souffrir à cause de ces situations. Il y a 10 ans, le ministère des Anciens Combattants a dit que 2 000 personnes figuraient sur la liste des clients atteints de problèmes de stress opérationnel et qu'ils sont aujourd'hui 13 000.
Le gouvernement est-il conscient de ce problème qui est en train d'exploser? Madame le ministre exhortera-t-elle ses collègues du Cabinet à prendre des mesures pour combler les très graves lacunes dans les services d'aide proposés à ceux qui ont risqué leur vie pour protéger notre propre sécurité?
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