Déclaration faite le 08 mars 2011 par la sénatrice Lillian Eva Dyck
L'honorable Lillian Eva Dyck :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat.
Depuis un an, le gouvernement nous répète qu'il prend au sérieux le dossier préoccupant des femmes et des jeunes filles autochtones portées disparues ou assassinées.
Il a annoncé dans le budget de 2010 qu'il affecterait 10 millions de dollars à des services de signalement, des centres de guérison communautaires et de la formation portant sur cette question.
Au cours de la dernière année, d'autres sénateurs et moi avons demandé sans relâche au gouvernement ce qu'il advenait de cette initiative de 10 millions de dollars. Finalement, nous avons appris que l'argent ne serait pas versé à l'initiative Sœurs par l'esprit qui a déjà préparé le terrain sur la question, mais plutôt à la GRC, pour que celle-ci mette en place sa propre base de données sur les personnes disparues, laquelle ne permet pas recueillir des renseignements indiquant si la victime est autochtone.
On apprend maintenant que cette base de données ne sera pas fonctionnelle avant le début de 2013.
Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de ne pas utiliser la base de données de l'Association des femmes autochtones du Canada afin d'évaluer s'il fait des progrès quant à l'élimination de la violence faite aux femmes autochtones? Pourquoi a-t-il plutôt choisi de créer une nouvelle base de données gérée par la GRC qu'on ne pourra pas utiliser avant 2013?
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