Déclaration faite le 24 mars 2011 par le sénateur Jim Munson
L'honorable Jim Munson :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Nous savons qu'elle n'aime ni le Globe and Mail ni l'émission Question Period du réseau CTV. Toutefois, nous avons appris par l'Ottawa Citizen de samedi qu'un changement radical de mandat et de gouvernance était en cours d'exécution au Conseil national de recherches, qui est l'institut de recherche scientifique le plus important et le plus renommé du Canada.
Le président du conseil, qui a été nommé par les conservateurs, est un ingénieur et homme d'affaires de Calgary, John McDougall. Le 2 mars, M. McDougall a averti le personnel par courriel qu'il voulait de la recherche qui puisse « être déployée et utilisée avec succès au profit de nos clients et partenaires de l'industrie et du gouvernement ». Il a donné l'ordre à tous les membres du personnel de concentrer leurs efforts sur des recherches axées sur le développement économique et la technologie, en insistant moins sur les sciences pures et la recherche fondamentale, choses qui sont importantes, d'après ce que m'a dit le sénateur Keon. La note de service disait que, dorénavant, le CNR « récompensera le bon rendement et trouvera des solutions au rendement faible ».
Ces déclarations confirmaient les craintes qu'éprouvaient déjà les scientifiques du conseil. Depuis l'arrivée au pouvoir du présent gouvernement, leur travail est dirigé sur des bases politiques et leurs découvertes sont gardées secrètes.
À la lumière de ces révélations, je voudrais savoir si les scientifiques du Conseil national de recherches vont subir le même sort que beaucoup de leurs homologues de la fonction publique.
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