Déclaration faite le 08 juin 2011 par le sénateur Joseph Day
L'honorable Joseph A. Day :
Honorables sénateurs, la semaine dernière, j'ai eu l'honneur d'assister à la cérémonie de remise des Prix d'or du duc d'Édimbourg à l'historique Quai 21 d'Halifax, où 44 jeunes Canadiens se sont vu décerner un prix d'or bien mérité par Son Excellence le très honorable David Johnston. Le gala constituait le point culminant d'heures innombrables de travail acharné et d'engagement pour ces jeunes hommes et jeunes femmes. C'est une expérience qui contribuera grandement à leur épanouissement et à leurs réalisations futures.
Le programme de Prix du duc d'Édimbourg a été institué en 1956 par Son Altesse Royale le prince Philip afin d'inspirer les jeunes et d'enrichir leur vie durant leurs temps libres en établissant une série d'objectifs qui favorisent la découverte et la croissance personnelles, l'autonomie, la persévérance et le sens des responsabilités. Le programme n'est pas fondé sur l'adhésion ou la compétition, mais plutôt sur l'inclusion et la participation volontaire, principes qui forment la base du prix.
Depuis sa création, le programme s'est propagé internationalement, si bien qu'aujourd'hui, il est offert par un réseau de 132 pays et compte 850 000 participants dans le monde. À ce jour, plus de trois millions de prix ont ainsi été décernés à des jeunes de tous les horizons.
À voir le succès que connaît le prix, ce n'est pas étonnant que ce programme soit aussi bien établi au Canada, où il est actif depuis 1963. Présent dans l'ensemble des provinces et territoires canadiens, le programme du Prix du duc d'Édimbourg compte déjà 37 000 participants d'un bout à l'autre du pays et devrait atteindre les 40 000 très bientôt. Dans un effort visant à rendre le prix accessible à tous les jeunes Canadiens, les responsables ont créé une série d'initiatives destinées aux jeunes « à risque », handicapés, délinquants et autochtones ainsi qu'aux jeunes des milieux urbains et des régions éloignées, de sorte que le prix est aussi pertinent aujourd'hui qu'il l'était il y a 50 ans.
Offert à tous les jeunes Canadiens âgés de 14 à 25 ans, il se décline en trois niveaux de mérite : bronze, argent et or. Chacun de ces niveaux exige du lauréat qu'il se distingue dans les quatre secteurs d'activité, à savoir « service à la collectivité », « habileté », « conditionnement physique » et « voyage d'aventure ».
Même si à chaque niveau est associé un âge minimal, les prix sont remis en fonction du temps consacré par les jeunes à chacun des quatre secteurs d'activité. Par exemple, pour qu'un jeune puisse espérer obtenir le niveau « or », il doit, en plus de répondre aux exigences des quatre secteurs, collaborer à la réalisation d'un projet de résidence avec ses pairs, qui doit s'étendre sur cinq jours et quatre nuits d'affilée. Certains jeunes ont pris part à des fouilles archéologiques, d'autres à un camp de cadets et d'autres encore à un entraînement sur un grand voilier.
Depuis quatre décennies, le Prix du duc d'Édimbourg incite les jeunes à enrichir leur vie en relevant toutes sortes de défis. Que les jeunes Canadiens réussissent ou pas à obtenir un prix, le programme les aide énormément en leur donnant des raisons d'adopter un style de vie équilibré et actif. J'invite tous les sénateurs à s'intéresser à ce programme et à envisager d'en mettre un volet sur pied dans leur région, car il convient aux jeunes de partout au pays, quel que soit leur parcours.