Déclaration faite le 16 juin 2011 par le sénateur Joseph Day
L'honorable Joseph A. Day :
Honorables sénateurs, chaque année, au printemps nous commémorons deux dates importantes de notre histoire militaire. Le 9 avril, nous avons célébré ce qui est pour beaucoup la date de naissance de notre pays, soit la bataille de Vimy. Récemment, le 6 juin, nous avons célébré le débarquement des Forces canadiennes sur la plage Juno lors du jour J, qui marquait le début de l'invasion de la Normandie.
Le Canada s'est très souvent aventuré outre-mer pour s'unir à ses alliés lors des grands conflits du siècle dernier. Il nous incombe de faire en sorte que les sacrifices que nos militaires ont consentis pour le Canada à l'étranger ne restent pas ignorés. Chaque Canadien a le devoir de réfléchir à ce que les hommes et les femmes qui font partie de nos forces armées ont fait et continuent de faire pour nous, mais il existe des organisations qui veillent à ce qu'il y ait des monuments commémoratifs dans les pays étrangers pour faire savoir à tous que des Canadiens s'y sont battus et y sont morts. Il y a tout particulièrement deux organisations qui jouent ce rôle, soit la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth et l'Association canadienne des champs de bataille.
La Commission des sépultures de guerre du Commonwealth a été créée par charte royale en 1917 dans le but de marquer et d'entretenir les tombes des soldats des pays membres du Commonwealth morts pendant la Première Guerre mondiale. Jusqu'à maintenant, la commission rend hommage à 1 700 000 hommes et femmes des forces du Commonwealth, dont 113 000 Canadiens, qui sont morts pendant les deux guerres mondiales. Le Canada et d'autres pays participants se partagent les frais d'entretien des cimetières en proportion du nombre de leurs ressortissants morts à la guerre. Le Canada paie aussi une part proportionnelle des frais associés au cimetière commémoratif des Nations Unies à Pusan, en Corée, où 378 Canadiens sont enterrés.
Un autre organisme lutte pour garder ces souvenirs vivants, la Fondation canadienne des champs de bataille. Établi en 1992, cet organisme s'est donné pour objectif de diffuser de l'information et de veiller à sensibiliser le public au rôle du Canada dans la Seconde Guerre mondiale. Il a depuis élargi son mandat et s'occupe maintenant de faire connaître au public le rôle du Canada dans d'autres conflits survenus au XXe siècle.
Parmi les nombreux projets réalisés par la fondation, on remarque le Jardin canadien du Souvenir, à Caen, près de la Normandie, inauguré par le premier ministre Jean Chrétien en 1995, à la mémoire de tous les Canadiens ayant combattu au cours de la Seconde Guerre mondiale.
La fondation a aussi créé la Route d'honneur, qui est ni plus ni moins qu'un itinéraire menant aux champs de bataille importants où des Canadiens ont combattu, situés en Europe, dans l'Atlantique Nord, à Hong Kong et en Birmanie. Un grand nombre de ces sites sont identifiés au moyen d'une plaque commémorative.
La fonction la plus importante de la fondation n'est peut-être pas de marquer physiquement le paysage, mais de garder vivante la mémoire des contributions du Canada à l'intention des prochaines générations. À cette fin, honorables sénateurs, on amène chaque année des délégations aux différents champs de bataille pour faire connaître aux jeunes Canadiens l'immense contribution du Canada. En 1997, l'un des nôtres, le sénateur Duffy, a travaillé de concert avec la fondation à la création d'une vidéo également destinée à l'éducation de nos jeunes.
Honorables sénateurs, le Canada est riche d'une histoire militaire liée à bien des événements mondiaux. Des organismes comme la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth et la Fondation canadienne des champs de bataille jouent un rôle essentiel dans la préservation de notre histoire et font beaucoup pour aider les Canadiens et d'autres à connaître notre contribution à la paix mondiale et à la sécurité. Nous félicitons ces organismes pour leur valable contribution.