Déclaration faite le 16 juin 2011 par la sénatrice Catherine Callbeck
L'honorable Catherine S. Callbeck :
Honorables sénateurs, plus tôt cette semaine, l'Association des universités de l'Atlantique a publié une étude exhaustive intitulée Là où les universités et la collectivité du Canada atlantique se côtoient, qui porte sur les répercussions socioculturelles des universités du Canada atlantique.
Nous savons tous que les universités génèrent des retombées économiques dans notre région. Les 17 universités du Canada atlantique sont un moteur important de croissance et de développement économique. Elles contribuent directement pour plus de 2,6 milliards de dollars au produit intérieur brut et ont des revenus de près de 2 milliards de dollars. Elles emploient plus de 38 000 personnes et sont, pour certaines, l'employeur le plus important de la collectivité. Dans ma province, l'Université de l'Île-du-Prince- Édouard contribue pour 174 millions de dollars au produit intérieur brut de la province et emploie près de 750 professeurs et membres du personnel à temps plein et à temps partiel.
Bien que des rapports antérieurs se soient penchés sur les retombées économiques des universités, cette étude porte sur ce que les auteurs appellent le « sens humain » des universités, à savoir leurs retombées dans la vie des gens au sein des collectivités où elles sont établies. Selon l'étude, plus d'un demi-million de personnes a assisté à des manifestations culturelles comme des pièces de théâtre et des concerts sur les campus universitaires. Les universités entreprennent plus de 800 projets caritatifs de services communautaires et offrent 800 programmes récréatifs et 300 programmes de services communautaires tels que des services juridiques et médicaux.
À l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, chaque semaine, de 10 à 12 000 Prince-Édouardiens ont recours aux installations du campus. Chaque année, les professeurs, le personnel et les étudiants entreprennent plus de 200 initiatives bénévoles et caritatives dans la collectivité, notamment le projet Chinook, qui vise à fournir des soins vétérinaires gratuits aux collectivités éloignées dans l'Arctique canadien. Chaque été, une équipe du collège vétérinaire de l'université se rend au Nunavut pour fournir des soins aux chiens, notamment les castrer, les stériliser ou les vacciner, et éduquer la population au sujet des soins vétérinaires de base.
Honorables sénateurs, cette récente étude montre clairement l'importance des retombées socioculturelles des universités pour les collectivités. Littéralement, des centaines de milliers de Canadiens de l'Atlantique participent aux programmes, assistent aux événements et ont recours aux services offerts sur les campus universitaires de notre région.
Je tiens à féliciter la direction, le corps professoral, le personnel, les étudiants et les anciens étudiants des universités du Canada atlantique de leurs innombrables contributions qui enrichissent la vie des gens de leur milieu.