Déclaration faite le 05 octobre 2011 par le sénateur Pierre De Bané
L'honorable Pierre De Bané :
Honorable sénateurs, j'aimerais poser une question au leader du gouvernement au Sénat.
Le Programme de coordination de l'image de marque, ou PCIM, a été créé il y a 42 ans, soit en 1970. Il a été revu en 1974, en 1976, en 1978 et plusieurs fois par la suite. Le PCIM a pour objectif de veiller à ce que tous les ministères et organismes présentent les éléments graphiques, l'image et les valeurs associés au gouvernement du Canada de manière uniforme et cohérente, sans exception. Nul ne doit faire fi des lignes directrices établies dans le cadre de ce programme.
L'une des caractéristiques fondamentales de ce programme est qu'il rejette l'idée selon laquelle les deux langues officielles du Canada sont égales, mais distinctes. Lorsqu'il faut communiquer avec le public, que ce soit au Canada ou à l'étranger, les deux langues officielles doivent figurer dans tous les documents et éléments qui identifient le gouvernement du Canada, ses représentants, ses ministères et ses institutions, entre autres.
C'est la toute première fois qu'un ministre de la Couronne imprime des cartes professionnelles en anglais, en français et bilingues aux frais des contribuables, même si son propre ministère l'a averti qu'il enfreignait ainsi les lignes directrices du PCIM.
Comme les sénateurs le savent, chaque fois qu'un sénateur a demandé aux services d'imprimerie du Sénat d'imprimer des cartes professionnelles en une seule langue, la demande a été refusée poliment. Ces cartes doivent être dans les deux langues officielles.
Le ministre qui doit projeter une image impeccable de notre pays à l'étranger est le seul ministre qui a enfreint les règles du PCIM en 42 ans.
Madame le leader pourra répondre par l'affirmative ou la négative à la question suivante : peut-elle garantir à cette Chambre qu'elle recommandera au ministre de mettre au rebut ces cartes professionnelles unilingues, de rembourser les coûts de celles-ci aux contribuables et de suivre l'exemple du premier ministre, qui respecte la lettre et l'esprit du Programme de coordination de l'image de marque, oui ou non?
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