Déclaration faite le 06 octobre 2011 par la sénatrice Elizabeth Hubley
L'honorable Elizabeth Hubley :
Honorables sénateurs, 20 p. 100 des Canadiens connaîtront un trouble modéré ou grave de santé mentale au cours de leur vie. Trop souvent, les personnes qui ont un trouble de santé mentale souffrent en silence parce qu'elles n'osent pas demander de l'aide ou ne savent pas à qui s'adresser.
Du 2 au 8 octobre, l'Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale, dans le cadre de sa Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, invite les gens qui ont un trouble de santé mentale à demander de l'aide. Cette campagne annuelle de sensibilisation vise à mieux faire connaître la maladie mentale dans la population.
Hélas, la stigmatisation de ces personnes est toujours un grave problème. Elle déteint sur la façon dont on envisage la maladie mentale et sur la façon dont on la diagnostique et la traite. La Semaine de sensibilisation aux maladies mentales permet de s'attaquer à cette stigmatisation en discutant ouvertement du problème.
La plupart des Canadiens présenteront eux-mêmes des symptômes de maladie mentale ou connaissent quelqu'un qui en présentera. Il est donc absolument essentiel qu'ils sachent à qui s'adresser et qu'ils reçoivent les traitements et les soins de suivi appropriés. Plus les personnes qui ont des troubles de santé mentale sont soignées rapidement, meilleures sont leurs chances de rétablissement complet.
Honorables sénateurs, il y a encore beaucoup à faire pour améliorer les services de santé mentale au Canada, surtout ceux qui visent les populations les plus vulnérables. Le suicide est l'une des préoccupations grandissantes qui méritent notre attention immédiate, car il cause des ravages dans les collectivités des Premières nations. Non seulement le suicide est la première cause de décès chez les hommes autochtones de 10 à 19 ans, mais le taux de suicide des populations autochtones âgés est également sept fois plus élevé que dans le reste du Canada. Même dans ma propre province, l'Île-du-Prince-Édouard, le suicide est désormais la principale cause de mort non naturelle. Honorables sénateurs, cette situation est à la fois inquiétante et simplement inacceptable.
Je demande à toutes et à tous de prendre le temps, cette semaine, de réfléchir aux questions qui touchent la santé mentale ainsi qu'aux mesures que nous pourrions adopter pour combattre la stigmatisation et améliorer la vie de ceux qui sont affectés par ces troubles complexes.