Déclaration faite le 06 octobre 2011 par le sénateur Céline Hervieux-Payette
L'honorable Céline Hervieux-Payette :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse à madame le leader du gouvernement au Sénat.
Je voudrais auparavant attirer l'attention de ma collègue pour lui suggérer de regarder l'état des finances d'un État américain dont son gouvernement s'est inspiré pour rédiger son projet de loi contre le crime, et qui est aujourd'hui pratiquement en faillite, et a un taux de chômage incroyable; il s'agit de la Californie
Ma question à madame le leader est la suivante : le ministre des finances, M. Jim Flaherty, a déclaré hier que le Canada évitera une récession malgré le fait que l'Union européenne et les États-Unis font face à un chaos économique croissant. Ce ministre, en tant qu'acteur dans l'économie mondiale, serait-il assez naïf pour croire que le Canada ne pourrait être affecté par cette nouvelle vague de la crise mondiale, qui, ne l'oublions pas, a commencé par une crise financière?
Rappelons que le gouvernement conservateur prédisait que le Canada serait épargné par la crise en 2008, un peu avant les élections; tout allait bien, tout était beau. Le lendemain des élections, il a été obligé par les partis de l'opposition d'octroyer des fonds publics à des compagnies canadiennes et américaines — on se souvient d'un certain montant de neuf milliards de dollars, juste pour le secteur de l'automobile — afin de minimiser les pertes d'emplois et aider la reprise économique.
Madame le leader pourrait-elle nous expliquer pourquoi le gouvernement et le ministre des finances s'entêtent à réduire le rôle de l'État au moment où les Canadiens ont le plus besoin d'un gouvernement qui les protège? Pourquoi refuser toute amélioration du système financier, comme le proposent la France, l'Allemagne et, en son temps, les États-Unis?
Veuillez s'il vous plait appuyer ici pour lire la question du sénateur dans son intégralité