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Pana Merchant

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, la sénatrice Pana Papas Merchant représente la Saskatchewan et la division sénatoriale Saskatchewan. Sa nomination remonte au 12 décembre 2002.

Discours et débats

Le discours du Trône — Motion d'adoption de l'Adresse en réponse

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Déclaration faite le 06 octobre 2011 par la sénatrice Sharon Carstairs (retraitée)

L'honorable Sharon Carstairs :

Honorables sénateurs, j'ai dans mon bureau une caricature dans laquelle j'ai tout à fait l'air d'un professeur. La légende dit : « L'école est finie! » Cette caricature avait été publiée le lendemain du jour où j'avais démissionné comme chef du Parti libéral du Manitoba.

Eh bien, le temps est venu pour moi de dire encore une fois : « L'école est finie. » Je ne peux cependant pas le faire sans donner un cours de plus. Chers collègues, lorsque je quitterai ma place au Sénat aujourd'hui, j'écrirai au gouverneur général pour l'informer de ma décision de prendre ma retraite à compter de 23 h 59, le lundi 17 octobre. Cela signifie qu'aujourd'hui est mon dernier jour ici et que c'est mon dernier discours au Sénat. Je n'ai jamais beaucoup aimé le système que nous avons pour rendre hommage à ceux qui partent. J'ai donc choisi cette façon de procéder, et je vous demande de respecter ma décision. Je vous prie de ne pas présenter des hommages ni maintenant ni à l'avenir.

Toutefois, avant d'aborder quelques aspects du discours du Trône, je tiens à remercier quelques personnes qui sont présentes ici aujourd'hui.

Mon mari, John, et moi avons célébré 45 ans de mariage cet été.

Des voix : Bravo!

Le sénateur Carstairs : Il a toujours été mon soutien, m'exhortant constamment à m'élancer de plus en plus haut. C'est John qui a dit, alors que nous étions à la recherche d'un chef du Parti libéral au Manitoba et que je participais moi-même à cette recherche : « Fais- le toi-même! » C'est donc à lui qu'incombe la responsabilité de ma carrière politique.

M'ayant amenée à accéder à ce poste, il a assumé le rôle de collecteur de fonds, aussi bien dans ma circonscription que pour l'ensemble du parti provincial. Il exerçait un contrôle très serré, de sorte qu'à la fin de chaque campagne, non seulement j'avais de l'argent dans le compte de ma circonscription, mais le parti en avait aussi dans son compte.

Quoi qu'il en soit, j'ai une photo de mon mari que je préfère entre toutes : sur cette image, John est debout sur une très grande échelle en train d'accrocher des pancartes à l'occasion du congrès de 1984. Ce que les autres ne savaient pas — mais je le sais bien, moi —, c'est que John a le vertige. Je savais en outre qu'il avait loué toutes les échelles dépassant une certaine hauteur qu'il a pu trouver dans toute la ville de Winnipeg parce qu'il voulait que mes pancartes soient accrochées plus haut que celles de mes trois adversaires. Honorables sénateurs, je vous affirme que ce n'est pas seulement de l'amour ou du dévouement, c'est aussi de la sagacité politique.

John et moi nous sommes rencontrés à l'occasion d'un jeu questionnaire. Nous représentions tous les deux les Jeunes libéraux de l'Alberta. Six mois plus tard, nous étions mariés. Il serait exact, je crois, de dire que c'était un mariage baignant dans la politique. J'ai assisté à mon tout premier rassemblement politique à l'âge de six ans. John, de son côté, a travaillé à sa première campagne électorale à 16 ans. Chacun de nous deux compte 63 ans en politique, ce qui donne un total de 126 ans.

C'est John qui m'a encouragée à venir au Sénat. Comme beaucoup d'entre vous le savent, mon père a été sénateur pendant 25 ans. J'avais alors remarqué que mes parents s'étaient éloignés l'un de l'autre, ma mère passant la plus grande partie de son temps à Halifax et mon père, à Ottawa. Je n'étais pas disposée à mener le même genre de vie. C'est pour cela, comme plusieurs d'entre vous le savent, que John est à Ottawa en même temps que moi. Mon mari est accompagné aujourd'hui de nos filles Catherine, professeure à l'Université de Guelph, et Jennifer, qui est enseignante au secondaire à Toronto. Leurs maris, nos gendres, Greg et Paul, sont également présents. Tous les quatre sont des gens d'action. Nous sommes très fiers d'eux et les aimons très fort.

Sylvie Lalande a été mon adjointe pendant toute la période que j'ai passée au Sénat. Compétente, travailleuse et toujours disposée à en faire un peu plus, Sylvie et les membres de sa famille en sont venus à faire partie de ma famille élargie. J'ai pour eux tous une très grande affection. Aucun d'entre nous ne travaille tout seul. C'est grâce à la participation active de nos merveilleux collaborateurs que nous sommes en mesure de remplir notre rôle. Je remercie Sylvie du fond du cœur. Je connais ses filles Natassia et Alexandra depuis qu'elles ont sept et quatre ans. Toutes les deux ont travaillé à mon bureau l'été, pendant leurs études. Elles sont toutes deux parfaitement bilingues. Elles représentent l'avenir du pays. Avec elles, le Canada est entre bonnes mains.

Michelle Macdonald est un autre membre essentiel de mon personnel. Elle avait commencé par travailler pour le caucus libéral du Manitoba. Je l'avais engagée sur la recommandation du défunt sénateur Gildas Molgat. Michelle a été première page au Sénat. Au terme de son service, elle est venue au Manitoba avec son mari, qui avait accepté un poste au ministère de la Défense nationale. Après ma nomination, je l'ai invitée à m'accompagner à Ottawa. Je savais que son mari voulait terminer ses études de doctorat à l'Université Carleton. C'était une solution idéale pour nous deux. Elle a commencé comme recherchiste, puis est devenue mon chef de cabinet, tant pendant que j'étais leader adjoint du gouvernement que plus tard, quand j'étais leader. Lorsqu'elle a décidé de retourner à l'Île-du-Prince-Édouard, après mon départ du Cabinet, elle a continué à travailler pour moi comme consultante. Michelle pense et écrit comme moi. Elle s'empresserait de dire que je n'ai jamais prononcé un discours exactement comme elle l'avait écrit, mais il n'en demeure pas moins qu'elle a inspiré beaucoup de ce que j'ai fait. J'aimerais bien, en fait, pouvoir la cloner pour qu'elle me remplace ici, mais je ne crois pas que je réussirais à la convaincre de quitter son bateau et la province qu'elle chérit. Elle sait à quel point je suis attachée à elle et à son mari, Jay.

Vince MacNeil est également présent à la tribune. Vince était mon adjoint législatif principal lorsque j'étais ministre. Il travaille actuellement au bureau du whip de l'autre endroit. Lui et Michelle formaient une puissante équipe de spécialistes en procédure. Je lui serai toujours redevable de sa connaissance encyclopédique du Règlement du Sénat et de l'autre endroit.

Plus récemment, j'ai été bien servie par Brian Head, qui observait et écoutait tout pour moi au Manitoba pendant que j'étais ici. Comme moi, c'est un enseignant de profession qui voit le monde avec des yeux d'enseignant, toujours tourné vers la prochaine génération et les suivantes. Comme tous ceux que j'ai mentionnés, c'est un bon ami. Je leur suis tous profondément reconnaissante.

Shelly Cory est également présente aujourd'hui. Shelly a d'abord travaillé au caucus libéral du Manitoba comme stagiaire législative. Plus tard, elle a dirigé mon personnel ministériel à Winnipeg. C'est Shelly qui a trouvé l'argent nécessaire pour financer le Portail canadien en soins palliatifs, site Internet qui reçoit plus de 1 000 visites par jour et qui aide des patients et leurs familles ainsi que le personnel médical à affronter la mort et tout ce qui l'entoure. Elle est aujourd'hui la directrice exécutive du portail, ce qui convient parfaitement, à mon avis. Elle est ici avec son partenaire, Paul, et leur fils, Aidan Patrick Sean Cory McKinstry. Même si on m'a prodigué beaucoup d'honneurs au fil des ans, Aidan m'a accordé le plus grand — puisque John et moi n'avons pas encore de petits- enfants — en m'appelant « grand-maman Sharon ». Le fait qu'il nous ait adoptés et que nous l'ayons adopté nous touche très, très profondément.

Je siégeais au Sénat depuis seulement deux ans lorsque je suis devenue présidente du Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles, rompant ainsi la tradition voulant que seul un juriste puisse occuper ce poste. J'ai eu la chance inouïe d'avoir pour greffière Mme Heather Lank. Elle m'a appris à respecter et à admirer le professionnalisme du personnel qui nous sert si bien et dont les membres, exerçant d'innombrables fonctions, sont nombreux à se mettre à notre service. Ils méritent tous notre respect, qu'ils nous servent dans la cafétéria ou la salle à manger, accrochent nos tableaux, déplacent nos meubles — dans mon cas, j'ai déménagé six fois en 17 ans — réparent nos ordinateurs, remplissent nos demandes de remboursement de frais de déplacement ou livrent notre courrier, sans parler des sténographes et des interprètes ici même, des greffiers au Bureau, des greffiers de comités et des agents de sécurité. Je tiens à remercier chacun d'entre eux.

J'ai toujours eu une relation spéciale avec les pages. Ils représentent pour moi un lien avec ma première carrière — ma profession — et j'ai aimé tous les moments passés en leur présence à éditer leur journal Pages de réflexion, à organiser le colloque annuel sur la procédure ou à interagir avec eux tous les jours sur le parquet. Je suis heureuse que le sénateur Cordy ait accepté de me remplacer en tant qu'organisatrice du colloque annuel sur la procédure, fonction que j'exerce depuis si longtemps, et que le sénateur Martin ait accepté de prendre la relève en tant qu'éditeur du journal des pages. Je suis heureuse que le sénateur Cordy ait accepté de me remplacer en tant qu'organisatrice du colloque annuel sur la procédure, fonction que j'exerce depuis si longtemps, et que le sénateur Martin ait accepté de prendre la relève en tant qu'éditeur du journal des pages.

Je n'ai pas l'intention de mentionner des sénateurs en particulier par crainte d'oublier quelqu'un d'important, mais je dois faire une exception. Quand je suis devenue leader du gouvernement au Sénat, le très honorable Jean Chrétien m'a demandé qui j'aimerais avoir comme leader adjoint. Je lui ai répondu que c'était le sénateur Fernand Robichaud.

Quand il a appelé le sénateur Robichaud pour lui demander s'il accepterait ce poste, pensant bien évidemment, comme tout premier ministre, qu'il accepterait d'emblée, le sénateur Robichaud lui a répondu qu'il devait d'abord m'en parler. Le premier ministre lui a dit de le faire sans tarder.

Ce n'est là qu'un exemple du soutien remarquable que le sénateur Robichaud m'a accordé lorsque j'occupais cette fonction. Jamais un leader du gouvernement n'a reçu meilleur appui que celui que j'ai reçu du sénateur Robichaud. Comme je ne serai plus ici quand il prendra sa retraite, je tiens à ce qu'il sache que je chéris le souvenir de nos années de collaboration. J'estime que nous formions une équipe très spéciale.

Des voix : Bravo!

Le sénateur Carstairs : Honorables sénateurs, dans le discours du Trône, le gouvernement a de nouveau fait mention de la réforme du Sénat. Il faut effectivement envisager sérieusement une réforme du Sénat. À notre époque, il est inapproprié que les sénateurs puissent rester en poste pendant 35 ans, voire davantage. J'exhorte le Sénat à examiner sérieusement la possibilité de limiter la durée du mandat des sénateurs. Comme vous le savez sans doute, je pourrais rester en fonction jusqu'en 2017. J'ai choisi de ne pas le faire. Je vous exhorte néanmoins à faire preuve de prudence.

Je m'en voudrais de ne pas parler, dans ma conclusion, de l'importance que cette institution a eue pour moi au cours des 17 dernières années et de ne pas préciser pourquoi je vous exhorte à faire preuve de prudence en y apportant des changements.

J'avais 13 ans lorsque j'ai pénétré dans l'enceinte du Sénat pour la première fois. De toute évidence, ce n'était pas à titre de sénateur, mais plutôt à titre de fille de sénateur et j'ai assisté à la lecture du discours du Trône depuis un siège à l'arrière de la salle. Pendant l'été de 1959, alors que j'avais 17 ans, j'ai suivi les débats avec émerveillement; cet été-là le Sénat a siégé. Je regardais monter les échafaudages dans le corridor à l'extérieur, pour me rendre compte, quelques semaines plus tard, qu'ils n'étaient plus là et qu'une nouvelle sculpture avait émergé, c'était un lièvre, un cupidon ou un castor. Quoi qu'il en soit, il était toujours formidable de déambuler dans les corridors et de découvrir les transformations qui avaient encore lieu dans l'édifice en 1959.

J'avais l'habitude d'aller à la bibliothèque. Soit dit en passant, à cette époque, on y trouvait tous les grands succès de librairie et il était possible de les emprunter.

Bien des choses ont changé, notamment en matière de sécurité. J'avais une sœur cadette et, quand je la poursuivais dans les corridors, personne n'intervenait. J'entrais dans l'édifice ou j'en sortais sans que personne n'intervienne. En fait, personne n'est intervenu quand j'ai pris la voiture de mon père et que j'ai tenté de passer entre deux Cadillac noires et que je les ai accrochées toutes les deux. Si certaines choses sont demeurées les mêmes, il va sans dire que d'autres ont bien changé.

Quelques jours à peine après ma nomination, en septembre 1994, on m'a demandé de me joindre au Comité sénatorial spécial sur l'euthanasie et l'aide au suicide. Je n'avais même pas encore été assermentée au Sénat que j'assistais déjà aux séances du comité. Nous entreprenions une étude qui, selon moi, n'aurait pas été possible à l'autre endroit en raison de la nature délicate de l'exercice.

C'était une expérience extraordinaire pour un nouveau sénateur. Le comité était composé de personnes qui étaient des modèles fantastiques. Le sénateur Joan Neiman présidait le comité, tandis que le sénateur Thérèse Lavoie-Roux en assurait la vice-présidence. Les autres membres étaient les sénateurs Beaudoin, Corbin, DeWare, Keon et moi. C'était un exemple de ce que le Sénat a de meilleur à offrir. Il n'y avait pas d'esprit partisan, mais il y avait des échanges musclés au cours desquels la rigueur intellectuelle primait.

La sœur du sénateur Neiman était morte dans la douleur, mais notre collègue faisait preuve d'une grande impartialité dans ses fonctions de présidente, en dépit des sentiments très forts qui l'animaient. Le sénateur Beaudoin avait insisté sur la création d'un lexique et les définitions étaient tellement claires — après beaucoup d'efforts, je dois le dire — que notre rapport, intitulé De la vie et de la mort, est encore utilisé dans des écoles de médecine du monde entier.

Le sénateur Keon a joué un rôle essentiel dans cette étude en raison de sa connaissance des dossiers médicaux, mais le comité avait aussi son propre vécu. Nous savions que madame le sénateur Lavoie-Roux éprouvait des difficultés et nous avons appris plus tard qu'elle souffrait de la maladie d'Alzheimer. Néanmoins, elle a consacré toute son énergie et ses efforts au comité, et le rapport reflète sa grande intelligence.

Le mari du sénateur DeWare a subi une crise cardiaque foudroyante pendant notre étude, de sorte que notre collègue était rentrée au Nouveau-Brunswick pour s'occuper de lui. Conformément à son éthique personnelle, elle avait refusé que ces journées soient inscrites sous une rubrique autre que celle des affaires personnelles. Elle s'est donc vu imposer une sanction pécuniaire, mais cet épisode illustre son intégrité absolument remarquable. C'est d'elle que j'ai appris comment un sénateur doit se comporter.

Notre collègue a été remplacée au sein du comité par le sénateur Noël Desmarais. Pendant nos délibérations sur l'euthanasie et l'aide au suicide, celui-ci a appris qu'il était atteint d'un cancer incurable. Il était donc un exemple vivant de l'importance de notre rapport, et surtout de nos recommandations au sujet des soins palliatifs.

Nous en sommes venus à la conclusion unanime que les Canadiens ne connaissent pas une belle mort. Ils ressentent souvent des douleurs intraitables. Ils sont branchés à des appareils auxquels ils ne veulent pas être branchés, et ils subissent des traitements qu'ils n'ont pas choisis. Cette expérience m'a amenée à promouvoir l'expansion des soins palliatifs au Canada. Cette cause continue d'être une passion pour moi et je ne crois pas que j'aurais pu faire ce travail dans toute autre assemblée législative.

Honorables sénateurs, suite aux travaux sur l'euthanasie et l'aide au suicide, j'ai demandé au Sénat que l'on fasse une étude spéciale sur les soins palliatifs. Cette démarche a abouti au rapport intitulé Des soins de fin de vie de qualité : chaque Canadien et Canadienne y a droit, qui a été déposé en 2000. Je me suis servie des ressources du Sénat pour déposer d'autres rapports sur les soins palliatifs en 2005 et en 2010. Ces travaux m'ont aussi incitée à exhorter le Sénat à mener une étude sur le vieillissement et, en 2009, nous avons déposé un rapport intitulé Relever le défi du vieillissement.

Honorables sénateurs, à mon avis ce genre de travail convient parfaitement au Sénat et c'est la nature même de cette institution qui m'a permis de consacrer de nombreuses heures à ces dossiers. Aucun député fédéral n'a le temps d'effectuer ce genre de travail. Par conséquent, il faut veiller à ne pas faire du Sénat le miroir de l'autre endroit. Nos rôles sont différents mais ils sont importants.

Je trouve profondément regrettable, par exemple, qu'aucune étude spéciale ne soit menée en ce moment et je vous exhorte tous à envisager une étude spéciale sur le bénévolat ou sur les besoins des enfants autochtones.

C'est mon travail au Sénat qui m'a permis de créer, avec Margaret Newall, la Fondation Prairieaction. Cette fondation a permis de recueillir 8 millions de dollars pour financer la recherche sur la violence familiale dans les Prairies, à chacune des universités des provinces des Prairies, et pour financer des projets pilotes découlant de ces recherches.

Pendant sept ans, j'ai eu la possibilité de représenter les parlementaires dans le monde entier en qualité de membre et, pendant un certain temps, de présidente du Comité des droits de l'homme des parlementaires. À la dernière réunion, en avril, à laquelle j'ai participé, nous avons entendu des exposés présentés par ou au nom de plus de 300 parlementaires provenant de 37 pays. Certains ont été assassinés, d'autres ont disparu de la surface de la planète et d'autres ont été torturés ou ont vu leur droit de parole bafoué, à l'intérieur et à l'extérieur de leur parlement.

J'ai consacré environ trois mois par année de mon temps à ce travail. Encore une fois, il serait extrêmement difficile pour un député d'en faire autant; pourtant, il est très important que des parlementaires canadiens participent à ces travaux. Ce n'est pas un hasard si les deux membres permanents canadiens de ce comité ont été sénateurs.

Honorables sénateurs, nous faisons du bon travail, mais souvent, ce n'est pas le même genre de travail que celui qui se fait à l'autre endroit. J'incite mes collègues à la prudence. Je crois qu'il y aura des conséquences inattendues aux changements proposés par le gouvernement et je crois qu'elles ne seront pas dans l'intérêt de notre magnifique pays. Le fait d'avoir deux Chambres remplissant un mandat identique et choisies de la même façon ne serait pas digne de notre nation.

Honorables sénateurs, je vous dis adieu. Je vous souhaite la santé et le bonheur et je vous demande de continuer à faire passer votre pays avant la politique. Vous avez fait de cet endroit un endroit spécial et de notre pays un pays admiré dans le monde entier.

Des voix : Bravo!

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