Déclaration faite le 19 octobre 2011 par le sénateur Roméo Dallaire
L'honorable Roméo Antonius Dallaire :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. On nous a récemment mis au courant d'un problème concernant l'utilisation des éléments des Forces canadiennes au pays.
Au moment du référendum de 1995, époque délicate, j'étais commandant des forces armées pour toute la province de Québec. À cette époque, Hydro-Québec voulait « mettre sous l'eau une partie de la province », et la communauté crie avait réagi fortement. On m'avait interdit de faire un plan de prévention, parce qu'on avait peur que les médias en soient avertis et que cela cause des frictions.
Tout récemment, le chef national des Premières nations a dit que les organisations, et je cite l'Unité nationale de contre-ingérence des Forces canadiennes a surveillé les activités militantes et les protestations de l'Assemblée des Premières Nations. Apparemment, cette organisation est considérée comme une menace à la sécurité nationale.
Le gouvernement croit-il que les protestataires autochtones menacent la sécurité nationale et qu'ils doivent être surveillés par les forces de contre-ingérence, à l'instar de la bande qui occupe Toronto pour protester contre certains événements survenus dans le secteur financier? Est-ce que le leader peut nous indiquer la raison pour laquelle l'Unité nationale de contre-ingérence vise les Autochtones et leurs protestations?
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