Déclaration faite le 20 octobre 2011 par le sénateur Nick Sibbeston
L'honorable Nick G. Sibbeston :
Honorables sénateurs, j'ai parlé, à maintes reprises, des avantages liés aux projets de développement proposés dans la vallée du Mackenzie, c'est-à-dire le gazoduc et l'autoroute entre Wrigley et Inuvik. Aujourd'hui, j'aimerais parler d'un autre projet, celui de la liaison par fibres optiques.
L'année dernière, la station-relais pour satellites d'Inuvik a ouvert ses portes, avec la mise en service de deux antennes paraboliques. Des stations-relais similaires sont installées en Europe et en Russie et Inuvik se situe à l'une des pointes du triangle qu'elles forment. Par conséquent, c'est l'endroit idéal pour recueillir de l'information captée par satellite — notamment pour faire la surveillance environnementale et géoscientifique — un domaine dans lequel le Canada est un chef de file.
Cependant, pour que cette station-relais puisse développer pleinement son potentiel, elle doit être en mesure d'envoyer des données à haute vitesse vers le Sud, afin de fournir des données en temps réel au gouvernement et aux entreprises. Une liaison par fibres optiques est la meilleure solution. L'économie d'Inuvik et du Nord profiterait grandement de l'expansion de la station-relais.
Une liaison par fibres optiques permettrait également d'améliorer grandement la prestation de services d'éducation et de télésanté aux six collectivités installées le long de la route — sept si la liaison était directement prolongée jusqu'à Tuktoyaktuk.
En outre, une connexion Internet haute vitesse stimulerait considérablement le développement économique, ce qui contribuerait au bien-être et à la prospérité de collectivités qui ont souvent de la peine à joindre les deux bouts.
Contrairement aux autres mégaprojets dont j'ai parlé, lesquels nécessiteraient des investissements colossaux et prendraient plusieurs années à réaliser, l'installation de la liaison par fibres optiques — y compris les examens environnementaux connexes — pourrait être terminée d'ici 2015 et coûterait moins de 70 millions de dollars. Puisque tant les entreprises que le gouvernement en tireraient profit, c'est le projet idéal pour un partenariat public- privé.
Je crois savoir que le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a présenté une demande à PPP Canada à ce sujet et j'exhorte le gouvernement fédéral à l'appuyer.