Déclaration faite le 20 octobre 2011 par le sénateur Joseph Day
L'honorable Joseph A. Day :
Honorables sénateurs, j'ai une question à poser au leader du gouvernement au Sénat. Il s'agit de la sécurité d'emploi et de la sécurité du revenu à la retraite, à la lumière d'annonces faites il y a peu. Il a été annoncé récemment que le budget d'Anciens Combattants Canada sera amputé de 226 millions de dollars, ce qui aura certainement un impact sur l'emploi.
Hier, plus d'une centaine d'employés de l'APECA, l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, extrêmement importante pour le Canada atlantique, ont reçu des lettres de licenciement. Cela se passe dans le secteur public, et nous savons qu'il y aura bien d'autres renvois, honorables sénateurs.
Il y a des licenciements dans le secteur privé aussi. En effet, 2 500 emplois seront supprimés au cours des deux prochaines années chez Aliments Maple Leaf.
En ce qui concerne plus précisément la sécurité du revenu à la retraite, le gouvernement a lancé un ballon d'essai, une proposition de solution qui ne fait qu'aviver les inquiétudes des Canadiens au sujet de leur revenu de retraite. Il s'agit de ce qu'on appelle un « régime de pension agréé collectif ». Il est toutefois avéré que cette solution coûte très cher et rapporte très peu. L'Australie a un programme semblable. On y a observé que, même si le cotisant injecte plus d'argent, le rendement est au mieux médiocre. Les employeurs qui participent à ce régime collectif ne sont pas tenus de contribuer. Ce n'est donc pas du tout un régime de retraite qui est proposé, mais un régime d'épargne-retraite. Il ne s'agit pas de prestations déterminées comme plusieurs d'entre nous auront le plaisir de recevoir. Nous saurons à l'avance ce que nous toucherons. Ces prestations ne seront pas déterminées; elles seront calculées en fonction de ce qu'il y aura dans le compte au moment où on commencera à les toucher.
Contrairement à ce régime de pension collectif, le Régime de pensions du Canada met les participants à l'abri de l'inflation et dure jusqu'au décès.
Le gouvernement fédéral évoque depuis quelques années la possibilité d'un régime collectif. La ministre peut-elle maintenant nous dire si le gouvernement a abandonné l'idée de ce projet malavisé?
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