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L'honorable Tommy Banks—Hommages

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Déclaration faite le 13 décembre 2011 par le sénateur James Cowan, le sénateur Joseph Day, le sénateur Grant Mitchell, la sénatrice Mobina Jaffer, la sénatrice Joyce Fairbairn, le sénateur Roméo Dallaire, le sénateur Jim Munson, le sénateur Pierre De Bané, le sénateur Percy Downe, le sénateur Wilfred Moore, la sénatrice Jane Cordy, la sénatrice Vivienne Poy et la sénatrice Claudette Tardif

L'honorable James S. Cowan (leader de l'opposition) :

Honorables sénateurs, le premier ministre Chrétien a surpris beaucoup de Canadiens en nommant Tommy Banks au Sénat. Tommy était une légende canadienne. C'était un musicien de jazz qui avait joué avec des centaines des plus grands musiciens de notre époque, dirigé presque tous les principaux orchestres professionnels du Canada, et composé et enregistré de la musique. Il était connu partout au Canada, et à l'extérieur du pays, comme l'animateur du « Tommy Banks Show » d'Edmonton.

Soit dit en passant, Tommy, qui était déjà une figure emblématique au Canada, a vraiment connu son heure de gloire quand il a proposé une partie de hockey sur table à Wayne Gretzky, dans le cadre de son émission, et que cela s'est terminé par une partie nulle. Je ne connais personne d'autre au Sénat qui aurait pu empêcher la Merveille de gagner une partie de hockey, même sur table — sauf peut-être le sénateur Mahovlich. Je doute qu'aucun autre d'entre nous aurait même eu la témérité de lui lancer ce défi, et en direct, sur les ondes de la télévision nationale.

Nous aurions peut-être dû nous rendre compte dès le début que Tommy Banks peut tout faire, ou à peu près. Il nous en a certainement donné la preuve au Sénat. Membre infatigable d'un grand nombre de comités sénatoriaux, dont Finances nationales, Banques et commerce, Sécurité nationale et défense ainsi que Peuples autochtones. Il a aussi été, plusieurs années, président du Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles et, récemment, président du Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense. Il a parrainé des projets de loi traitant des espèces menacées ainsi que le projet de loi qui a mené à l'établissement du ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile. Il est aussi l'auteur de la Loi sur l'abrogation des lois, l'un des rares projets de loi sénatoriaux d'initiative parlementaire qui a été adopté, et même adopté à l'unanimité, à la Chambre des communes.

Sa capacité d'aller directement au cœur d'un enjeu, de formuler un argument ou une question avec passion et conviction en se fondant sur une analyse d'une rigueur intellectuelle extraordinaire, sans jamais perdre de vue le but final de renforcer la démocratie et les traditions parlementaires du Canada — ces qualités, et tant d'autres, ont fait du sénateur Banks le meilleur exemple de ce que doit être un sénateur.

Je ne puis m'empêcher de penser que la passion que notre collègue a entretenue pendant des décennies pour son domaine de prédilection, la musique, lui conférait une longueur d'avance sur nous quand il a été nommé au Sénat. Wynton Marsalis a dit un jour que rien, dans le domaine de la musique, ne pouvait mieux refléter le processus démocratique que le jazz. Selon lui, « pour faire du jazz, il faut arriver à s'entendre musicalement avec d'autres personnes. Il faut écouter les autres musiciens et jouer avec eux, même si l'on n'approuve pas ce qu'ils jouent. »

Qu'il ait ou non approuvé ce qui était proposé au Sénat, le sénateur Banks était toujours prêt à jouer. Dans cet orchestre que nous formons, il a toujours joué son rôle de parlementaire engagé et réfléchi.

Depuis son arrivée au Sénat, Tommy Banks a toujours défendu avec passion et ardeur les choses qui lui tiennent à cœur, dont une politique environnementale et énergétique responsable et tournée vers l'avenir, l'approvisionnement en eau potable pour les Premières nations et une

politique qu'il a qualifiée des « trois C », c'est-à-dire le contrôle canadien consciencieux de notre système bancaire au moyen d'une réglementation équilibrée. Le sénateur Banks a également souligné l'importance cruciale des arts et de l'industrie culturelle au Canada et, bien entendu, il a défendu de manière indéfectible les intérêts de sa chère ville, Edmonton. Le sénateur Banks est connu sous le sobriquet de « M. Edmonton », et tous ceux d'entre nous qui l'ont entendu parler de sa ville d'adoption savent à quel point ce surnom lui va comme un gant.

Honorables sénateurs, parmi les activités nombreuses et variées auxquelles s'adonne le sénateur Banks dans les domaines de la musique et de la politique, un élément se distingue des autres en tant que force unificatrice : son amour et son respect profonds pour le Canada — nos traditions, notre avenir, ce qui nous définit et ce que nous pouvons devenir. C'est l'impression qui se dégageait de son émission de télévision; c'est ce que ressentent les gens qui l'entendent jouer de la musique; et c'est ce que nous avons tous pu constater chaque fois qu'il prenait la parole au Sénat.

En terminant, permettez-moi de citer un autre jazzman, Herbie Hancock, qui, un jour, a dit ceci : « La vie ne consiste pas à trouver nos limites, mais plutôt notre infinitude. » À mon avis, c'est la meilleure façon de résumer la carrière qu'a menée jusqu'ici mon ami et collègue, le sénateur Banks.

Tommy, vous allez nous manquer énormément. Vous avez dit un jour que les musiciens n'arrêtent jamais de jouer. J'espère sincèrement que c'est vrai et que, pour faire suite à ce qu'a déclaré Wynton Marsalis, le musicien de jazz en vous n'arrêtera jamais de jouer non plus sur la scène politique.

Je sais que votre femme, Ida, se trouve aujourd'hui à la tribune. Nous vous faisons à tous les deux nos meilleurs vœux alors que s'amorce pour vous une autre étape de la vie pour vous.


L'honorable Joseph A. Day :

Honorables sénateurs, j'ajoute ma voix à celle d'autres sénateurs pour rendre hommage à notre collègue et ami, l'honorable sénateur Tommy Banks, qui prendra sa retraite en fin de semaine.

Je ne le connaissais pas avant d'arriver ici, mais, comme la plupart des Canadiens, je connaissais son travail comme musicien, directeur musical et personnalité de la télévision. Nous avons été appelés au Sénat à peu près au même moment. Nous avions beaucoup d'idées et d'expériences en commun et nous avons cherché ensemble dans le Règlement du Sénat quelle règle s'appliquait à un cas précis lorsque nous apprenions à nous débrouiller dans notre nouvel environnement. Nous avons été membres en même temps, avec le sénateur Kenny, du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, qui venait d'être créé et qui a été particulièrement actif et efficace à ses débuts.

Pendant toute la période que j'ai passée au Sénat avec le sénateur Banks, j'en suis venu à croire, comme la plupart d'entre nous, que le sénateur Banks illustre très bien ce que le Sénat devrait être, c'est-à- dire un endroit où les sénateurs agissent d'abord et avant tout en songeant à l'intérêt supérieur du pays et de sa population.

Pianiste accompli, chef d'orchestre, arrangeur, compositeur et personnalité de la télévision, Tommy Banks n'a pas suivi la voie normale pour arriver à la Chambre rouge. C'était peut-être son plus grand atout, Tommy est arrivé au Sénat fort de son expérience comme personnalité connue de la CBC, personnalité du monde du divertissement, président fondateur de l'Alberta Foundation for the Arts, membres du conseil d'administration du Conseil des Arts du Canada, où il avait été nommé par le très honorable Brian Mulroney, et membre des groupes consultatifs sectoriels sur le commerce international de l'Accord de libre-échange nord- américain, où il avait été nommé par l'honorable Michael Wilson.

À maintes plusieurs, au Sénat et en comité, le sénateur Banks a prouvé sa valeur en nous aidant à parvenir à un consensus et en choisissant les mots justes pour faire valoir notre point de vue dans un rapport.

J'ai eu la chance de me rendre en Afghanistan avec le sénateur Banks à titre de membre du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense et, au fil des ans, dans la plupart des bases militaires d'un bout à l'autre du Canada. On ne peut faire autrement qu'admirer son profond intérêt à l'endroit des soldats canadiens et de leurs familles.

Bien que j'aie déjà effleuré la carrière musicale du sénateur Banks, je m'en voudrais de passer sous silence l'une de ses plus grandes réalisations musicales, soit d'avoir été le pianiste attitré des Sénateurs chantants. Le génie musical de Tommy manquera sûrement à la chorale et, surtout, à notre public. Je crains que la chorale ne survive pas sans les conseils et le leadership de Tommy, mais le chœur n'a pas été invité à l'accompagner maintenant qu'il reprend sa carrière musicale. On ne peut donc qu'espérer qu'il se produira à l'occasion en tant qu'invité spécial du groupe.

Il ne fait aucun doute que Tommy Banks manquera au Sénat. On ne remplacera pas facilement le respect du décorum, l'esprit, la profonde intelligence et la compassion qui l'ont caractérisé durant son mandat ici. Nous devons au sénateur Banks et au Canada de perpétuer son héritage.

Je vous transmets mes vœux les plus sincères, Tommy et Ida, alors que vous entreprenez la prochaine étape de votre vie.


L'honorable Grant Mitchell :

Honorable sénateurs, je redoute le départ à la retraite du sénateur Banks depuis déjà fort longtemps. Le sénateur Banks a apporté une énorme contribution aux travaux du Sénat, bien entendu, mais aussi à la vie des Albertains et des Canadiens. Il a été un collègue extrêmement agréable à tous les égards. Il m'a fallu très peu de temps après mon arrivée ici pour me rendre compte que je m'ennuierais énormément de lui lorsqu'il nous quitterait, et il manquera à tous ceux qui siègent ici.

Comme je suis originaire d'Edmonton, pendant presque toute ma vie, j'ai vu en Tommy Banks un grand musicien. Je le respectais et l'admirais en tant que musicien et vedette de longue date pendant ma jeunesse, que j'ai passée à Edmonton. J'ai toujours cru qu'un excellent musicien de jazz doit être très, très doué, car c'est un langage complexe qui doit s'exprimer intuitivement pour donner toute sa mesure, et Tommy Banks connaît extrêmement bien ce langage. En fait, il maîtrise parfaitement le langage musical, en plus de sa langue maternelle.

J'ai rencontré Murray McLauchlan il y a plusieurs années, et je lui ai dit fièrement que je travaillais avec le sénateur Banks. M. McLauchlan, qui est lui aussi un grand Canadien, s'est alors lancé dans une extraordinaire description, très animée, de ses meilleurs souvenirs liés au sénateur Banks, avec qui il a travaillé sur divers projets musicaux. Son admiration pour lui était évidente et il était réellement content d'avoir de ses nouvelles. Lorsque je pense à cette rencontre, je peux très bien m'imaginer faire comme lui et expliquer spontanément à quel point j'admire et j'apprécie le sénateur Banks, et j'imagine très bien ses autres collègues, ses admirateurs et ses amis faire de même.

Pour jouer de la musique aussi bien qu'il le fait et demeurer aussi créatif et énergique pendant toutes ces années, il faut vraiment avoir du génie, et je crois que son génie a été tout aussi apparent dans le cadre de sa carrière de sénateur. Le sénateur Banks a fait montre des nombreuses qualités qui ont assuré sa réussite pendant sa première carrière, c'est-à-dire sa vive intelligence, son esprit très discipliné, sa compassion, sa passion à l'égard de son travail et, bien sûr, sa capacité de se dépasser. Il est devenu sans peine un sénateur compétent et respecté, qui a défendu avec ardeur les politiques publiques au Canada et a été un chef de file en la matière.

Je suis sans cesse étonné de constater à quel point il comprend rapidement un enjeu nouveau, réussit à percevoir quelque chose que personne d'autre n'a vu, exprime l'essence même de la question et propose une solution. Sa profonde empathie à l'égard des gens et de la condition humaine, son courage et son intégrité, de même que l'ardeur avec laquelle il défend ce qu'il estime être juste pour sa collectivité, Edmonton, l'environnement, l'armée, le milieu des arts, les agriculteurs, le Canada et l'Alberta, sont pour moi une source d'inspiration.

Je suis très triste de devoir faire mes adieux à Tommy Banks, qui est irremplaçable et qui nous manquera beaucoup.


L'honorable Mobina S. B. Jaffer :

Honorables sénateurs, je joins moi aussi ma voix à celle des autres sénateurs pour rendre hommage aujourd'hui à une personne extraordinaire, le sénateur Banks. Bien des Canadiens savent que le sénateur Banks est un musicien de jazz renommé. Les sénateurs apprécient d'ailleurs ses talents musicaux.

Bien des Canadiens savent que le sénateur a fait de l'excellent travail au Sénat. Les sénateurs en sont d'ailleurs témoins.

De plus, bien des Canadiens savent que le sénateur Banks fait preuve d'une grande sagesse. Les sénateurs lui en sont d'ailleurs reconnaissants.

Merci, sénateur Banks, de l'excellent travail que vous avez accompli.

Je tiens à vous remercier du soutien que vous m'avez apporté, surtout au cours des derniers mois, depuis que j'ai perdu ma mère.

Sénateur Banks, je veux que vous sachiez que vous me manquerez beaucoup, tout comme je savais que vous alliez exprimer votre opinion pendant les débats. Vous n'avez jamais eu peur d'exprimer votre opinion, même si vous étiez le seul à défendre un certain point de vue.

Vous exprimiez votre opinion même lorsque vous saviez que peu de gens appuieraient votre point de vue.

Lorsque nous étions tous du même avis, vous évitiez au contraire de prendre la parole pour donner la possibilité à certains d'entre nous de s'exprimer et de briller.

Sénateur Banks, votre courage nous manquera au Sénat. Je vous remercie du leadership dont vous avez fait preuve.


L'honorable Joyce Fairbairn :

Honorables sénateurs, je tiens à dire quelques mots aujourd'hui sur mon cher ami et collègue, le sénateur Tommy Banks, et sur sa famille.

J'ai connu Tommy Banks en septembre 1957. Je venais de faire le trajet en autocar depuis Lethbridge, dans le Sud de l'Alberta, pour amorcer une nouvelle étape de ma vie, celle de mes études à l'Université de l'Alberta, à Edmonton. Un bon ami d'un grand nombre d'entre nous, un jeune homme appelé Joe Clark, partait aussi de sa ville natale, High River, pour se rendre au même endroit, avec le même projet que moi en tête.

Nous étions donc là. Nous avons dansé ce soir-là : Tommy Banks était à l'université avec son orchestre. C'était la semaine d'orientation pour tous les jeunes nouveaux. À cette époque, sénateurs, tout le monde était debout et dansait. C'était fantastique. Nous avons dansé toute la nuit, et je suis, depuis, une admiratrice inconditionnelle de Tommy Banks.

J'ai eu l'honneur de voir Tommy s'exécuter de nouveau, 54 ans plus tard, dans ma ville natale, Lethbridge. C'était en juin dernier. Il s'est présenté là-bas, et toute la ville est venue. Comme je le lui ai dit aujourd'hui : continuez, tout le monde vous attend.

Honorables sénateurs, Tommy Banks a apporté une extraordinaire contribution aux Canadiens. Il s'est rendu dans d'innombrables pays, il a fait partie de plusieurs comités sénatoriaux et de caucus, et il a été un excellent représentant de notre belle province, l'Alberta.

Je dois dire que ce que j'admire le plus chez notre ami Tommy, outre sa musique et son sourire, c'est le dévouement avec lequel il cherche à améliorer la vie des autres. Il fait de son mieux pour donner aux gens de tous les horizons une bonne chance de s'épanouir.

Tommy, vous avez été un merveilleux ami, et vous nous manquerez, à nous tous qui avons eu le plaisir de travailler avec vous.

Mes meilleurs vœux vous accompagnent, vous et Ida, pour de longues années de bonheur. Je vous reverrai. Vous ne savez même pas fermer votre porte. Je vous reverrai à Edmonton, et vous avez déjà promis de revenir là où se trouvent les montagnes, à Lethbridge. Dieu vous bénisse.


L'honorable Roméo Antonius Dallaire :

Honorables sénateurs, même si son prénom — Tommy — semble familier, cet homme a montré énormément de dignité en étant l'un des vrais gentlemen de cette institution. J'aimerais appuyer mes commentaires à l'aide de deux citations d'une autre célèbre personne qui, à sa façon, a influencé les gens.

La citation qui suit est de Winston Churchill, que certains des sénateurs d'en face aiment bien citer. Je l'ai tirée d'un ouvrage intitulé The Wicked Wit of Winston Churchill. Voici donc ce qu'on peut y lire :

Nul ne prétend que la démocratie est parfaite et le summum de la sagesse. En effet, on a dit que la démocratie était la pire forme de gouvernement, à l'exception de toutes les autres dont on a fait l'essai de temps à autre.

Churchill a prononcé ces paroles lors d'un discours qu'il a livré à la Chambre des communes en novembre 1947. Il avait alors eu l'occasion de voir toutes ces autres formes de gouvernement.

Ces paroles me rappellent à quel point vous êtes un grand démocrate. Je crois que la citation suivante pourrait décrire à merveille votre façon de voir les choses :

Lorsqu'on lui a demandé quelles sont les qualités dont a besoin un politicien, Churchill a répondu : « La capacité de prédire ce qui se passera demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l'année prochaine, et la capacité d'expliquer, après coup, pourquoi cela ne s'est pas produit ».

Cher collègue, vous avez été un mentor pour moi. Je me rappelle mes premiers jours au Sénat, alors que je vous voyais — moi, encore jeune — avec vos grandes vagues de cheveux blancs. Je voyais un homme d'une grande sagesse qui m'a bien fait comprendre que j'étais ici un junior, même après mon expérience au sein des Forces canadiennes. En tant que junior, sinon recrue, il était sage de ma part d'écouter mes aînés. Vous avez agi à titre de mentor avec beaucoup de persévérance, de patience et de dignité.

Je me rappelle très bien le souper que nous avons partagé, en prenant un bon steak de l'Ouest — même si c'était ici à Ottawa — et au cours duquel vous m'avez familiarisé avec les méthodes de travail au Sénat et les responsabilités des sénateurs. Vous avez précisé que nous avions au Sénat des responsabilités, et non seulement des privilèges.

Ces responsabilités exigent un travail ardu, souvent accompli dans l'ombre. Ces responsabilités exigent également un travail visant à faire avancer notre démocratie et, notre système de gouvernance et à assurer que le peuple canadien est bien représenté au sein de la structure gouvernementale.

Le sénateur Banks a aussi montré son côté humain, surtout lorsqu'il a œuvré auprès des soldats et de leurs familles. Il est souvent facile d'élaborer des politiques, d'établir des directives et de rédiger des rapports qui contiennent de grands termes et de grandes ambitions.

Il est de plus en plus rare de voir que des hommes de la trempe et de la réputation du sénateur Banks sont encore capables d'humaniser ce travail et d'être humbles avec ceux qui les entourent.

Sénateur Banks, sachez que votre humilité vous honore et que c'est pour cela que tant de gens vous ont aimé dans l'exercice de vos fonctions, particulièrement les soldats et leurs familles.

Nous vous remercions et vous souhaitons bon courage et bonne santé.


L'honorable Jim Munson :

Honorables sénateurs, c'est un plaisir pour moi de rendre hommage au sénateur Tommy Banks, qui est lui-même un hommage au Sénat.

Dans quel autre pays une personne qui a eu une longue et riche carrière dans le monde des arts et de la culture, comme musicien, chef d'orchestre, défenseur des arts et personnalité de la télévision, peut-elle être nommée à un poste où elle peut contribuer à l'élaboration des lois et des politiques nationales?

Le sénateur Banks est un exemple vivant de tout ce qui est grand et distinct en ce lieu. Ne devant sa réussite qu'à lui-même, c'est un penseur indépendant et consciencieux qui prend les choses au sérieux.

C'est un homme moderne qui respecte les grandes traditions du Parlement. Dans l'exercice de mes fonctions de whip de l'opposition, j'ai toujours apprécié l'engagement du sénateur Banks envers le travail que nous faisons ici et au sein des comités. Il répond toujours à l'appel quand on lui demande d'assister à une réunion ou de remplacer quelqu'un. Merci, Tommy, de m'avoir facilité la tâche.

Lorsque le sénateur Banks entre quelque part, y compris dans cette salle, on le sait toujours. Il arrive prêt à participer. C'est un orateur éloquent et cultivé. Il se sert de la langue avec art dans les débats et les discussions. Il présente ses arguments comme on doit les présenter, avec compassion, conviction et un désir authentique de collaborer. Lorsque le sénateur Banks s'intéresse à une question, on peut être sûr qu'il glanera tous les renseignements possibles sur le sujet et qu'il se fera une idée en conséquence.

Il suffit de considérer ses réalisations remarquables à titre de président du Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles, ainsi que les mesures législatives qu'il a parrainées au fil des ans. Il est facile de voir avec quelle passion il cherche à protéger l'environnement. Tommy, j'ai beaucoup appris de vous au cours des réunions du Comité de la défense.

Au-delà des dimensions critiques du Sénat, ce qui importe pour le sénateur Banks, pour Tommy, c'est ce qu'il croit être juste et dans l'intérêt des Canadiens. À plusieurs occasions, ses paroles et ses actes m'ont inspiré et m'ont amené à examiner sérieusement les répercussions des lois et des politiques sur notre société. C'est ici, au Sénat, que ce genre de réflexion doit se produire.

Sénateur Banks, je voudrais, pour conclure, vous dire que je vous suis reconnaissant de votre énorme contribution au Sénat et aux gens que nous servons. J'ai hâte d'entendre parler des grandes choses que vous ferez après votre départ. Je sais que vous continuerez à défendre les programmes de musique à l'école et que les enfants canadiens profiteront de vos efforts par toutes sortes de moyens. Je sais aussi qu'il y aura quelques grands projets de musique à l'avenir. Vous pouvez être sûr, Tommy, que je serai aux aguets. Bravo!


L'honorable Pierre De Bané :

Honorables sénateurs, je voudrais rendre hommage à un homme que j'admire profondément, le sénateur Tom Banks. Il a servi le Sénat pendant 11 ans, après avoir mené une carrière musicale internationale pendant une cinquantaine d'années.

Après avoir étudié le piano dans son enfance et avoir joué dans l'orchestre de jazz du saxophoniste Don Thompson à l'âge de 14 ans, le sénateur Banks a travaillé en étroite collaboration avec l'Orchestre symphonique d'Edmonton, l'Orchestre symphonique de Montréal et l'Orchestre philharmonique d'Hamilton, où il a joué aux côtés de célébrités telles qu'Aretha Franklin et Tom Jones.

Comme l'a dit le sénateur Tkachuk, sa contribution à la musique, à la composition, à l'exécution et à la gérance d'artistes a été très importante.

En 1967, il a dirigé un quintette de jazz à l'Expo 67. Il a été directeur musical aux cérémonies des Jeux du Commonwealth en 1978, aux Jeux universitaires mondiaux d'Edmonton en 1983 ainsi qu'aux cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques d'hiver de Calgary en 1988.

Incidemment, il est né à Calgary, même s'il a surtout exercé sa profession à Edmonton.

Bien sûr, le sénateur Banks a passé une grande partie de sa carrière dans le milieu de la télévision, de la radio et du cinéma.

Outre ses réalisations musicales, il a défendu avec ardeur les arts au Canada. Il a collaboré avec le Conseil des Arts du Canada et la fondation des arts de l'Alberta. En outre, il a été décoré de l'Ordre du Canada et de l'Ordre de l'excellence de l'Alberta, a remporté un prix Juno et un prix Gémeaux et a même une rue à son nom, comme nous l'a rappelé le sénateur Angus.

Après une incroyable carrière de 50 ans comme musicien sur la scène internationale, il a été nommé au Sénat où il a siégé pendant 12 ans.

Au fil des ans, il a fait montre d'un profond respect à l'égard du Parlement. Il a souvent mis de côté l'esprit partisan au nom du travail bien fait. C'est une qualité essentielle que doit posséder un grand parlementaire : un attachement soutenu à ses propres valeurs.

Le sénateur Banks a accompli un travail exemplaire au sein de plusieurs comités : énergie, sécurité nationale, finances. Il a, de plus, apporté une rare victoire sur la Colline du Parlement en faisant adopter un projet de loi. Cela est arrivé rarement, mais son projet de loi a été adopté : lorsqu'une loi n'a pas été promulguée en 10 ans, elle devient caduque.

Dans ce bref discours, je n'ai fait qu'effleurer les nombreuses réalisations de notre collègue. Quelle carrière! Cet homme nous a tous impressionnés par l'élévation de sa pensée. Nous ignorons quelles autres réalisations nous réserve le sénateur, mais, chose certaine, les citoyens d'Edmonton seront ravis du retour d'un des grands du monde de la musique au pays.

Nous vous adressons, ainsi qu'à votre épouse bien-aimée, nos meilleurs vœux.


L'honorable Percy E. Downe :

Honorables sénateurs, à l'époque où je travaillais au cabinet du premier ministre, on m'avait demandé d'entreprendre des démarches auprès de Tommy Banks pour lui demander s'il serait intéressé par une nomination au Sénat.

Je dois vous avouer que je crois être l'une des rares personnes ici présentes qui n'avait jamais entendu parler de Tommy Banks. Peut- être que dans ma famille, sur la côte Est, nous étions branchés en permanence sur l'émission de Don Messer et non celle de Tommy Banks. En examinant son curriculum vitae, je me suis demandé si un musicien de jazz avait sa place au Sénat, la Chambre qui examine les mesures législatives et les projets de loi. Je me suis dit que cela poserait peut-être un problème. Comme le sait le sénateur LeBreton, dans le cas d'une nomination qui fait l'unanimité, tout le monde a parlé au premier ministre et a recommandé la personne. Dans le cas où la nomination est sujette à controverse, on demande au responsable du cabinet du premier ministre de rendre des comptes et d'expliquer pourquoi il a convaincu le premier ministre de faire telle ou telle nomination. C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai appelé M. Banks pour tâter le terrain. Je lui ai parlé quelques minutes, à la suite de quoi il a dit exactement ce qu'il fallait. Il était heureux de mon appel et de la proposition.

Il a ensuite dit : « Si vous cherchez un partisan, je ne suis pas votre homme », puis il a mentionné des politiques adoptées par le Parti libéral depuis quelques décennies sur lesquelles il n'était pas d'accord. C'était au point où je me demandais s'il avait déjà appuyé le Parti libéral. La conversation s'est terminée sur une bonne note et, une semaine plus tard, une lettre détaillée nous est parvenue. Elle venait de M. Banks, qui voulait s'assurer que le premier ministre comprenne bien pourquoi il ne souscrivait pas à certaines politiques antérieures du Parti libéral. Je me souviens qu'une longue partie de la lettre portait sur le Programme énergétique national et sur d'autres préoccupations. Lorsque j'ai montré la lettre au premier ministre, il a dit qu'elle était bien écrite et j'étais de son avis. Le seul fait de lire cette lettre a changé l'opinion que j'avais des musiciens. Elle était tellement bien écrite. Le premier ministre a dit : « C'est exactement le genre de personne que nous voulons au Sénat, c'est-à- dire un Canadien indépendant, intelligent et aux idées claires. » Il l'a donc nommé ici.

Étant donné la position précaire de Tom à ses débuts à titre de sénateur libéral, j'ai un petit quelque chose qu'il pourra emporter avec lui, lorsqu'il va nous quitter. Ce souvenir pourra prendre place dans sa bibliothèque pour de nombreuses années.

Des voix : Bravo!


L'honorable Wilfred P. Moore :

Honorables sénateurs, je tiens à endosser les observations formulées par mes collègues aujourd'hui relativement à mon voisin de banquette, l'honorable Tommy Banks, qui est loin de prendre sa retraite.

Tommy, j'ai beaucoup de respect pour votre profonde intelligence, votre participation au Sénat, votre merveilleux sens de l'humour et votre empressement à partager vos talents musicaux au nom des arts et d'autres causes communautaires.

Sans répéter tout ce qui a été dit ici aujourd'hui, qu'il s'agisse du vol dans un hélicoptère Black Hawk à l'extérieur du périmètre de sécurité en Afghanistan, de la présentation du spectacle Guys and Dolls à London, de votre talentueuse prestation lorsque vous avez chanté, vous accompagnant au piano, chez un ami à Oakland, dans le comté de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, ou d'un souper avec vous et Ida, j'ai eu bien du plaisir en votre compagnie. Vous allez vraiment me manquer. Je vous souhaite, à vous, à Ida et à votre famille, beaucoup de succès. Je vais vous rendre visite à Edmonton. Merci, Tommy.


L'honorable Jane Cordy :

Honorables sénateurs, je veux moi aussi souligner la contribution apportée par Tommy Banks aux Albertains, aux Canadiens, et aussi à titre de sénateur.

Nous avons tous les deux été nommés ici au printemps de l'an 2000 et, au cours des premières années, nous avons fait partie du nouveau Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense. À l'époque, le comité, sous la présidence du sénateur Kenny, a publié des rapports remarquables, en bonne partie grâce aux efforts du sénateur Banks.

En présence du sénateur Banks, le niveau des débats au Sénat est toujours plus élevé. Qu'on soit d'accord ou non avec lui, le sénateur Banks apporte toujours dans les débats du Sénat une argumentation raisonnée, exposée avec la plus grande netteté. Son discours intelligent et clair, on le retrouve aussi dans son travail dans les comités sénatoriaux, qu'il s'agisse d'interroger des témoins ou de discuter d'amendements à apporter à des projets de loi. C'est ainsi que le Sénat devrait travailler.

Tommy, vous êtes doté d'une curiosité naturelle et d'un esprit inquisiteur, vous écoutez bien, tant au Sénat que dans les comités, et vous posez des questions sérieuses qui portent sur les aspects importants de l'objet étudié. J'ai l'impression d'être de retour à l'école, en train de remplir un bulletin scolaire. Vous avez été merveilleux.

Je sais que, en tant que promoteur de l'indépendance de pensée dans l'étude des projets de loi par les sénateurs, vous considérez que l'amélioration et la critique des projets de loi, sans égard aux allégeances politiques, sont un rôle majeur, un facteur qui fait la force d'un Sénat efficace, de sénateurs efficaces.

Je sais également que, lorsque les libéraux étaient au pouvoir, vous avez souvent proposé des amendements aux projets de loi ou voté en faveur des amendements d'autres sénateurs. Cela ne plaisait pas toujours aux ministres, mais cela ne vous importait guère. Vous faisiez ce qui vous semblait juste. Comme vous l'avez signalé récemment au cours d'une interview, au cours des trois dernières années, aucun projet de loi n'a été renvoyé par le Sénat à l'autre endroit avec des propositions d'amendement.

Tommy, vous êtes un fier Albertain, et vous avez parlé bien des fois de votre province et de votre chère Edmonton. Ce fut un plaisir de travailler avec vous au cours des 11 dernières années. Comme d'autres l'ont fait, je vous souhaite, à vous et à Ida, une heureuse retraite. Le sénateur Angus l'a dit tout à l'heure, les musiciens ne prennent pas leur retraite. Ils continuent de jouer. Ce ne sera peut- être qu'une nouvelle étape de votre vie. Mes meilleurs vœux vous accompagnent, vous et votre famille.


L'honorable Vivienne Poy :

Honorables sénateurs, c'est pour moi un grand plaisir de rendre hommage à l'honorable Tommy Banks, un homme qui a conquis le respect et l'affection de bien des gens au cours de sa longue carrière qui a épousé bien des formes.

Nous le savons tous, le sénateur Banks est une figure emblématique au Canada, comme on l'a dit et répété. Il a eu sa propre émission de télévision à la CBC pendant de longues années, et il a mené une longue carrière comme jazzman, chef d'orchestre et compositeur.

Les sénateurs nommés ces dernières années ne peuvent pas savoir qu'ici, sur la Colline du Parlement, nous avons eu le plaisir de l'entendre jouer du piano aux défilés de mode organisés par le Sénat pour recueillir des fonds pour Centraide. Vous vous en souvenez?

Le sénateur Banks n'est pas un politicien de carrière. Comme nous le savons tous, c'est la diversité des antécédents de ses membres qui fait la richesse du Sénat du Canada. Plusieurs d'entre nous sommes ici pour représenter nos collectivités et nos régions, et Tommy Banks est dévoué à la cause de sa province, l'Alberta.

C'est pourquoi le sénateur a souvent dérogé à la ligne de parti, comme on l'a déjà dit, et laissé le bon sens guider ses décisions. Pour cette raison, je savais que je pouvais compter sur lui pour coparrainer mon projet de loi visant à modifier l'hymne national pour qu'il s'applique à tous les Canadiens. Lorsque je l'ai présenté pour la deuxième fois, au début du millénaire, il a vérifié le rythme et donné son aval.

Le sénateur Banks a été d'accord avec moi : étant donné que la version anglaise originale du l'Ô Canada, signée par sir Robert Stanley Weir en 1908, tenait compte des deux sexes, et que les femmes ont été tout aussi importantes que les hommes dans l'édification de notre pays, il n'y avait aucune raison pour que la version plus récente ne puisse être modifiée au XXIe siècle pour rester fidèle à l'intention initiale de l'auteur.

Ce fut le projet de loi S-3, présenté en octobre 2002 et approuvé à l'unanimité par le Comité des affaires sociales. Cependant, le Parlement a ensuite été prorogé.

Je remercie le sénateur Banks de son appui.

Le fait que l'hymne national de l'Autriche ait été modifié récemment pour tenir compte des filles, tout comme celui de l'Australie a été modifié il y a de nombreuses années, m'a rappelé le rôle du sénateur Banks. Nous savons tous deux qu'un jour viendra où notre hymne national nous inclura tous.

Merci, Tommy, de tout ce que vous avez apporté au Sénat pendant de longues années. Je vous souhaite beaucoup de bonheur pendant ces années de retraite. Que votre musique ne s'arrête jamais.


L'honorable Claudette Tardif (leader adjoint de l'opposition) :

Honorables sénateurs, c'est à la fois un honneur et un privilège de rendre aujourd'hui hommage à notre cher collègue, le sénateur Tommy Banks. Je dirai d'abord quel grand plaisir et quel grand bonheur ce fut pour moi de représenter l'Alberta au Sénat en compagnie d'un collègue aussi distingué, éloquent et cultivé, d'un homme qui abordait son travail au Sénat avec indépendance, détermination et intégrité et qui est toujours resté fidèle à ses principes.

Plusieurs des contributions importantes du sénateur Banks au Sénat ont déjà été rappelées et elles sont bien documentées : président du Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles pendant de longues années; membre émérite du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense; auteur de l'importante Loi sur l'abrogation des lois; un travail minutieux au sein d'autres comités sur des questions qui ont aidé à modeler des politiques dans de nombreux domaines, depuis les questions urbaines jusqu'à la sécurité nationale.

Depuis sa nomination au Sénat, en 2000, le sénateur Banks s'est inspiré de sa passion pour la musique et de son expérience d'une richesse inouïe dans ce domaine pour devenir un important défenseur du rôle significatif du secteur des arts et de la culture dans notre société. Voilà qui témoigne de son engagement à faire du Canada un pays meilleur et de son dévouement à cette cause.

Ce qui est peut-être plus difficile à documenter, mais qui a fait de lui une source d'inspiration au Sénat, ce sont l'intégrité et l'indépendance d'esprit avec lesquelles il a abordé les dossiers au cours de sa carrière parlementaire. J'en suis arrivée à admirer et à respecter le sénateur Banks, comme plusieurs d'entre vous, non seulement à cause de son illustre carrière qui a précédé sa nomination au Sénat, de son extraordinaire éthique du travail, de son grand talent et de sa sagesse, mais aussi parce qu'il a vraiment incarné l'esprit de notre institution, qui doit faire un second examen objectif, et qu'il a su faire preuve d'indépendance dans sa réflexion et son action. Ces valeurs et qualités qui ont guidé le sénateur Banks tout au long de son mandat au Sénat ont beaucoup contribué à rendre notre institution meilleure et à servir l'intérêt public.

La contribution du sénateur Banks appartient désormais à l'histoire de notre institution, pour que nous et les générations futures puissions l'étudier et y réfléchir.

Cher Tommy, vous êtes un homme merveilleux, plein de vie et d'énergie, une force unificatrice et un vrai gentleman. La passion et la sagesse que vous avez apportées ici nous manqueront énormément. Je vous prie d'accepter mes meilleurs vœux de bonheur et de santé à vous et à Ida. Je vous souhaite une vie pleine de nouvelles entreprises personnelles et artistiques pour que nous puissions encore être touchés par votre grand talent.

Veuillez s'il vous plait appuyer ici pour lire plusieurs hommages pour l'honorable Tommy Banks

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