Discours et débats

Motion tendant à la mise sur pied d'une stratégie nationale de prévention du suicide

Plus sur...

Partager

Commentaires

Lisez les commentaires sur cette page ou ajoutez-en un.
Déclaration faite le 15 décembre 2011 par le sénateur Roméo Dallaire

L'honorable Roméo Antonius Dallaire :

Honorables sénateurs, j'aimerais parler de la motion sur le suicide présentée par mon collègue, le sénateur Dawson. Comme brève entrée en matière, j'aimerais fournir quelques statistiques qui, je l'espère, sauront éveiller votre attention. Les Forces canadiennes ont perdu 158 soldats des deux sexes, y compris des femmes dans les unités de combat, lors de la récente campagne en Afghanistan. Selon des chiffres non confirmés, en raison des blessures subies lors de cette mission et de missions antérieures, on croit maintenant que le nombre de soldats décédés varierait plutôt entre 175 et 180 en raison des soldats qui se sont suicidés après leur retour au pays en raison de troubles psychologiques et de blessures de stress opérationnel.

Mon discours portera sur la motion proposant une stratégie nationale pour la prévention du suicide.

Honorables sénateurs, je veux vous entretenir aujourd'hui de la question du suicide en lien avec la motion présentée par mon collègue, l'honorable sénateur Dawson. Comme il l'a mentionné, le suicide est une tragédie personnelle, mais aussi une problématique majeure de santé publique qui devrait être prise en considération par le gouvernement afin de développer un plan d'action efficace permettant la collaboration entre le gouvernement fédéral et les provinces, mais aussi toutes les organisations pertinentes, dans le but d'établir une stratégie nationale de prévention du suicide.

Je suis d'accord avec la solution de l'honorable sénateur et je souhaite aborder cette problématique en présentant les aspects liés aux membres des Forces canadiennes, aux anciens combattants et à ceux qui servent outre-mer.

Dans le cadre de leurs fonctions, les soldats et les membres de la marine et de la force aérienne peuvent être exposés à des situations traumatisantes, que ce soit sur le terrain, à l'étranger et au pays, et au cours de leur formation. Lorsque nous participons à des missions de l'ONU et de l'OTAN, nos soldats sont confrontés à des atrocités inimaginables. Ces images restent imprimées très nettement dans leur mémoire, et ce, même pendant plusieurs décennies. Par exemple, les missions au Rwanda, en Yougoslavie, au Cambodge ou, tout dernièrement, en Afghanistan ont marqué profondément les soldats qui y ont pris part. Notre participation plus modeste à des missions comme les missions au Congo, au Soudan et en Sierra Leone a également laissé des traces dans l'esprit de bien des soldats. Certains subissent instantanément les séquelles psychologiques de ces situations horribles, tandis que d'autres n'en sentent les effets que des années plus tard.

Un des 12 officiers qui ont été déployés au Rwanda avec moi il y a 17 ans s'est suicidé il y a trois ans, soit 14 ans après les événements. La commission d'enquête a confirmé que son suicide était attribuable à une blessure de stress opérationnel et, par conséquent, à sa participation à la mission.

Comme j'ai vécu cette réalité, je vous implore de prendre en considération les souffrances que j'ai vécues et que de nombreux anciens combattants et membres actifs des Forces canadiennes partagent avec moi. Les événements que j'ai vécus m'ont profondément marqué et ont changé le cours de mon existence et celle de ma famille. J'ai vécu une descente aux enfers et, bien que le pire soit désormais derrière moi, je souffre encore des conséquences de mon service dévoué envers ce pays.

Lors d'une réunion familiale à Pâques, l'an dernier, ma petite-fille, qui venait d'avoir huit mois, est tombée et s'est cogné la tête sur une table dans le salon. Évidemment, elle s'est mise à pleurer. Ce n'était rien de grave, mais tous les membres de la famille sont immédiatement allés la consoler; tous, sauf moi. Le bruit de sa tête heurtant la table et ses pleurs ont instantanément ramené à ma mémoire des centaines et des centaines d'enfants que j'ai vus être massacrés, abandonnés et mourir dans les rues, dans les forêts, dans les montagnes et dans les rivières du Rwanda.

J'ai revu ces images, claires et nettes et au ralenti, pendant quelques minutes, ce qui m'a pratiquement empêché de prendre ma petite-fille dans mes bras, voire de la consoler. Il a fallu que j'obtienne des soins continus et que je prenne des médicaments pour être en mesure, aujourd'hui, de l'apprécier un peu plus.

Mon cas est loin d'être unique. Le nombre d'anciens combattants et membres actifs souffrant de blessures, de stress post-traumatique opérationnel, de dépression, du syndrome du stress et autres troubles d'anxiété a triplé entre 2002 et 2007. Cette spirale infernale de souffrance psychologique peut les conduire au même point où j'ai été, c'est-à-dire des tentatives de suicide et, dans trop de cas, au succès dans le suicide.

Je ne souhaite cet enfer à personne, ni de vivre cette douleur et cette détresse à aucun être humain.

Les dernières statistiques sur le suicide chez les militaires et les anciens combattants ont été publiées cette année dans une étude réalisée par Statistique Canada et intitulée Étude du cancer et de la mortalité chez les membres des Forces canadiennes : causes de décès. Les auteurs ont examiné les causes de décès chez les membres des forces régulières qui ont fait partie des Forces canadiennes entre 1972 et 2006. Ils ont constaté que 696 anciens combattants de sexe masculin et 29 de sexe féminin s'étaient suicidés. De plus, au cours de la même période, 201 hommes et 37 femmes membres des forces armées se sont suicidés alors qu'ils étaient encore en service. Ce sont là des suicides documentés et confirmés par une commission d'enquête. Il y a bien plus de blessures et d'empoisonnements, entre autres causes de décès, pour lesquels il est impossible de déterminer s'ils sont le fait de la victime elle-même. Avant même d'avoir été établis, ces chiffres sont beaucoup trop élevés.

Ce qui me préoccupe aussi, honorables sénateurs, c'est que ces données arrêtent à 2006. On ne connaît pas le taux de suicide chez les militaires et les anciens combattants de 2007 à aujourd'hui. Ce que nous savons, cependant, c'est que le rythme opérationnel a augmenté considérablement, ces derniers temps, avec le théâtre des opérations en Afghanistan. Quand les forces armées étaient occupées à cette mission de combat, elles l'étaient aussi à des missions humanitaires en Haïti, en Sierra Leone, au Darfour et au Congo, à des opérations de sécurité aux Jeux olympiques d'hiver à Vancouver et à leurs opérations courantes, notamment des missions de recherche et de sauvetage à la défense de la souveraineté canadienne.

À force de trop en demander à nos militaires, qui sont relativement peu nombreux, c'est leur santé mentale qui finit par écoper, même si ce problème est souvent passé sous silence.

Je tiens à souligner, honorables sénateurs, que les Forces canadiennes ont entrepris leur mission à Kandahar en 2006 et que la plupart des décès et des blessures liés au combat, de même que les plus forts combats, ont eu lieu par la suite. Cela dit, puisque nous n'avons pas de statistiques officielles sur le nombre de militaires et d'anciens combattants qui se sont suicidés depuis 2006, je vais vous décrire de manière assez troublante l'état de santé mentale des militaires des Forces canadiennes.

Les statistiques nous permettent de constater que le nombre de militaires et de vétérans qui ont des pensées suicidaires est deux fois plus élevé que dans la population civile. Toutefois, selon les autorités officielles, le taux de suicide est semblable entre les civils et les militaires du même âge. Cela peut être expliqué par le fait que les militaires sont judicieusement sélectionnés afin d'être habilités au service. En général, ils sont en meilleure santé que les civils, mais sont plus exposés à des situations traumatisantes. Ces deux facteurs s'équilibrent pour nous donner un taux similaire entre ces deux populations. Ce fait change lorsque les militaires se retirent du service actif. Par Comparaison aux civils du même âge, il y a 46 p. 100 plus de suicides parmi les vétérans.

De plus, depuis 2006, les trois quarts des clients de la Nouvelle Charte des anciens combattants, qui accèdent à la réhabilitation et à un soutien financier mensuel, ont une blessure ou une maladie mentale. Ceci nous confronte à des questions sérieuses traitant des services de transition de nos vétérans et est une source importante de préoccupation. De fait, nous pouvons donc présager que le nombre de suicides et de blessures de stress opérationnel est plus important qu'avant 2006 et le sera pour les années à venir.

Veuillez noter, honorables sénateurs, que ces statistiques portent seulement sur la Force régulière. Aucune statistique officielle et récente n'est disponible pour la situation des réservistes qui ont formé généralement jusqu'à 20 p. 100 de tous les effectifs dans toutes les missions.

Nous nous sommes dernièrement fortement appuyés sur nos réservistes afin d'accomplir nos multiples missions difficiles et simultanées. La transition difficile et parfois multiple entre la vie civile et la vie d'un militaire déployé, pour nos réservistes, en plus de leur éloignement géographique des bases militaires au Canada, nous permettent d'estimer que le suicide et les difficultés de santé mentale seraient aussi nombreux parmi ce groupe. Un effort délibéré de cueillette d'information est absolument essentiel, à cet égard, pour mieux évaluer la situation.

Honorables sénateurs, grâce aux relations que j'entretiens toujours avec les militaires et les anciens combattants, j'ai pu recueillir des données à l'appui de la situation difficile que je viens de relater. Je suis bouleversé de vous annoncer que l'année qui se termine a été difficile, surtout ce mois-ci, car quatre réservistes qui ont tous servi en Afghanistan se sont récemment suicidés. Au cours des deux dernières semaines, quatre autres soldats ont tenté de s'enlever la vie. Cette semaine, deux de plus ont réussi.

En 2010, le taux de suicide moyen a doublé. Ainsi, 22 militaires sont décédés dans ces circonstances. En 2011, le nombre de suicides a beaucoup augmenté. C'est terrible et tout à fait inacceptable. Ces décès sont aussi attribuables à ces opérations, et pourtant, on ne le reconnaît pas et on ne souligne pas la contribution de ces militaires, alors qu'on le fait pour ceux qui sont morts sur le terrain.

Il faut aussi tenir compte des répercussions du suicide d'un militaire ou d'un membre de la famille ou d'un proche d'un militaire. D'autres personnes dans la famille peuvent elles aussi vivre un traumatisme lorsqu'un membre de la famille est déployé ou décède, plus particulièrement s'il s'agit du père ou de la mère, et les changements de comportement qui peuvent survenir au retour d'une mission risquent aussi d'avoir le même effet. Il faut tenir compte de ces aspects dans l'élaboration d'une stratégie nationale de prévention du suicide. Lorsqu'un soldat, un marin ou un militaire des forces aériennes est déployé, sa famille est elle aussi engagée dans cette opération.

Nos ressources militaires sont relativement limitées si on les compare à celles de nos alliés. Nous faisons toutefois notre part dans les missions menées par les coalitions internationales. Comme les Forces armées canadiennes comptent un nombre limité de militaires, ceux-ci sont régulièrement appelés à participer à des opérations à l'étranger. Il n'est pas rare de voir un militaire qui a été déployé trois ou quatre fois en Afghanistan seulement. Si on compte aussi la campagne en Yougoslavie et d'autres missions, on a de nombreux sergents qui ont été déployés à neuf reprises, ce qui représente chaque fois un déploiement de six mois précédé d'un entraînement.

Des membres des Forces armées canadiennes ont maintenant passé plus de temps au combat que les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, et dans des situations beaucoup plus complexes.

Son Honneur le Président intérimaire : Honorables sénateurs, peut- on avoir le silence, s'il vous plaît, afin de pouvoir entendre l'honorable sénateur Dallaire?

Des voix : Bravo!

Le sénateur Dallaire : Je parlerai plus fort et j'appliquerai ce que mes amis du corps des Marines m'ont inculqué, c'est-à-dire être bref.

Cette multiplication des missions augmente le stress et le risque de vivre des événements traumatisants. De nombreux militaires souffrent de blessures physiques et psychologiques qui pourraient les pousser au suicide. Les risques de préjudices sont très élevés au sein de ce groupe.

D'autres ministères et agences pourraient aussi être touchés par le rythme du « déploiement pangouvernemental outremer » qui est devenu la politique du gouvernement. Je pense en particulier au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, le MAECI, au déploiement de diplomates et de leur personnel, à la GRC et aux policiers des corps municipaux et provinciaux. Honorables sénateurs, il y a, en tout temps, plus de 200 policiers canadiens en moyenne déployés partout dans le monde. Je pense aussi à l'ACDI et à ses spécialistes en développement, qui sont maintenant déployés à l'extérieur du périmètre de sécurité et se rendent sur le terrain pour accomplir les tâches qui leur sont confiées pendant les missions. Toutes ces personnes peuvent vivre des niveaux de stress et des situations traumatisantes semblables à ce que vivent les militaires. Les militaires ne sont pas les seuls à subir les effets néfastes des traumatismes. Les organisations non gouvernementales qui fournissent une aide humanitaire dans les zones de conflit et les zones sinistrées peuvent aussi avoir des problèmes semblables, tout comme les journalistes qui ont passé trop de temps dans des zones de guerre et en subissent les conséquences; les agences de presse qui les emploient devraient d'ailleurs se demander s'ils sont en mesure de supporter ce stress et de produire des reportages objectifs. Ces gens sont, eux aussi, susceptibles de souffrir de traumatismes liés au stress opérationnel et d'autres problèmes qui peuvent les pousser au suicide. Les traumatismes liés au stress opérationnel peuvent être mortels.

L'officier que j'avais côtoyé en mission et qui s'est suicidé, il y a trois ans, a été retrouvé le lendemain matin. Sa femme, avec qui il s'était querellé, était allée dormir avec ses filles afin de permettre à tout le monde de se calmer. Trois ans jour pour jour après ce triste événement, les jeunes filles en question, qui sont maintenant des adolescentes, ont accusé leur mère d'avoir causé la mort de leur père, ou du moins de l'avoir précipitée, arguant que le stress l'aurait rendue moins tolérante. Les familles continuent de souffrir bien au- delà de l'année pendant laquelle nous leur offrons du soutien. Il n'est pas rare que la douleur ne s'estompe jamais.

Cette réalité différente doit être intégrée afin de s'assurer de répondre à leurs besoins spécifiques. Les ressources disponibles doivent prendre en compte ce qu'ils ont vécu et les blessures psychologiques dont ils souffrent. Le suicide n'est pas un problème individuel, c'est un problème de société puisque c'est celle-ci qui a besoin des services dangereux qui mettent les individus à risque. Nous devons nous assurer de protéger les individus qui souffrent d'eux-mêmes et leur donner des outils leur permettant de trouver une autre solution afin de faire cesser leurs souffrances. Ils se tuent parce qu'ils ont mal, ils tentent d'atténuer leur mal physique et psychologique.

Un suivi est essentiel pour leur éviter de souffrir d'une rechute fatale et leur permettre de trouver un équilibre qui, bien que précaire, peut assurer leur survie. Il faut reconnaître que l'approche des Forces canadiennes face à la santé mentale a évolué depuis mon époque. Les Forces canadiennes et Anciens Combattants Canada reconnaissent les blessures psychologiques, comme les blessures liées au stress opérationnel et les troubles de stress post-traumatique. Cette reconnaissance peut aider ceux qui en souffrent à se faire traiter. Auparavant, ces maux étaient considérés comme un signe de faiblesse. Le système militaire s'est ajusté face aux nombreux cas et a adopté une approche permettant le dialogue. Espérons que la Ligue nationale de hockey évoluera dans le même sens.

De la formation est offerte, dans le cadre de l'entraînement militaire, avant et après le déploiement, pour présenter les symptômes, les traitements et les ressources disponibles pour ceux et celles qui souffriront de ces malaises.

Les mentalités évoluent, et cela permet aux membres des Forces canadiennes de jouir d'un meilleur support de la chaîne de commandement et des pairs. Bien qu'il reste du travail à accomplir dans ce domaine, notamment dans le but d'aider les réservistes, souvent isolés dans leur milieu rural et qui n'ont pas accès aux services en raison de leur éloignement géographique des bases, on peut conclure que le processus de sensibilisation a été raisonnablement réussi et que des mesures ont été prises pour contrer le problème.

Dans l'élaboration d'une stratégie nationale du suicide, il faut prendre en considération les problèmes vécus par nos vétérans et nos membres actuels des Forces canadiennes, de même que toute autre personne souffrant de blessures psychologiques liées à des événements stressants vécus dans le cadre de sa profession, ainsi que sa famille. Je répète : ainsi que sa famille.

Honorables sénateurs, nous savons que le mois de décembre est un mois difficile pour ceux qui souffrent de problèmes de santé mentale. C'est particulièrement le cas pour ceux d'entre nous qui ont servi sous les drapeaux et qui sont maintenant des anciens combattants. Le mois de décembre est censé être une période de réjouissance, mais il arrive souvent que les militaires ne puissent pas être avec leurs familles. Ceux qui servent ou qui ont servi sous les drapeaux songent souvent, notamment à l'occasion du jour du Souvenir, aux compagnons d'armes qui ne sont jamais revenus à la maison.

Honorables sénateurs, en ce mois de décembre, posons un geste et montrons à ceux qui ont des pensées suicidaires que le Parlement est là pour les soutenir et que nous allons prendre des mesures afin de les aider à vivre une vie plus positive.

Honorables sénateurs, il est important d'agir maintenant et d'adopter cette motion aujourd'hui afin d'étudier les options possibles et de mettre en place une stratégie nationale de prévention du suicide. L'autre endroit a déjà adopté, à l'unanimité, une motion semblable visant à prendre des actions concrètes à l'égard des questions de suicide. En particulier, les caractéristiques des militaires et des anciens combattants doivent être implicitement incluses afin de s'assurer que ce problème singulier soit pris en considération.

Déclarations récentes des sénateurs libéraux

Projet de loi sur le contrôle par les premières nations de leurs systèmes d'éducation

10 avr., 2014 | Par la sénatrice Lillian Eva Dyck | Honorables sénateurs, j'aimerais faire quelques observations au sujet de cette motion. Je l'appuie sans réserve. L'adoption d'une loi sur l'éducation des Premières Nations est très importante pour le bien-être des Premières Nations des quatre coins du Canada, et surtout pour les jeunes Autochtones.

L'écart entre les riches et les pauvres

10 avr., 2014 | Par le sénateur Céline Hervieux-Payette | Qu'entend faire le gouvernement pour tirer les enseignements de la crise financière, réduire les inégalités de la richesse et s'inspirer d'autres juridictions qui ont commencé à mettre la pédale douce sur des rémunérations qui n'ont rien à voir avec la productivité des gens qui reçoivent le salaire moyen d'un Canadien en une demi-journée?

La transmission télévisée des travaux du Sénat

10 avr., 2014 | Par le sénateur Grant Mitchell | Quelle est l'opinion du leader à ce sujet?

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur Art Eggleton | Cette recommandation a reçu l'appui unanime du Sénat; j'en déduis donc, sénateur, que vous serez tout à fait disposé à la faire valoir auprès du gouvernement.

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur James Cowan | Ma question est donc la suivante : le gouvernement fera-t-il du programme national d'assurance-médicaments une priorité?
« 1 2 3 4 5  ... »