Déclaration faite le 01 février 2012 par le sénateur Céline Hervieux-Payette
L'honorable Céline Hervieux-Payette :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Après avoir expliqué aux nations du monde, avec une humilité déguisée, que le Canada était un modèle à suivre en matière de gestion, le premier ministre voit son modèle contesté par des économistes canadiens.
D'une part, ces derniers jours, deux économistes de la Banque de Montréal ont constaté que notre économie se contracte et que, par conséquent, les compressions budgétaires annoncées pourraient nuire à notre économie déjà très au ralenti. D'autre part, le Centre canadien des politiques alternatives estime que 60 000 emplois sont menacés par ces compressions et que les secteurs les plus touchés sont le logement dans les réserves autochtones, les soins de santé offerts aux Premières nations, l'appui aux familles à faible revenu, les soins aux aînés et le soutien aux chômeurs.
Comment peut-on s'ériger en modèle de gestion sur la scène internationale quand on a pour bilan d'avoir coupé les revenus de l'État et creusé les déficits publics pour en arriver aujourd'hui à menacer l'économie et les Canadiens les plus modestes? Comment peut-on s'ériger en modèle de gestion quand on a pour bilan d'avoir baissé les taxes aux entreprises sans contrepartie d'investissements dans la recherche et le développement, et qu'on vise maintenant la diminution des pensions de retraite?
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