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Nick Sibbeston

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Nick Sibbeston représente les Territoires du Nord-Ouest et la division sénatoriale Territoires du Nord-Ouest. Sa nomination remonte au 2 septembre 1999.

Discours et débats

La sécurité de la vieillesse—Interpellation

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Déclaration faite le 07 février 2012 par la sénatrice Catherine Callbeck

L'honorable Catherine S. Callbeck:

Honorables sénateurs, j'ai présenté cette interpellation pour faire connaître aux sénateurs la grave injustice qui existe dans le programme de Sécurité de la vieillesse.

Le problème sur lequel porte l'interpellation m'a été signalé par une femme de 62 ans de ma province qui a dû arrêter de travailler pour des raisons de santé. Son employeur n'offrait aucun régime de retraite. Elle avait du mal à survivre au moyen des économies qu'elle avait pu accumuler et du petit chèque du RPC qu'elle touchait aussi.

Cette dame m'a demandé pourquoi sa voisine pouvait recevoir l'allocation de la SV alors qu'elle-même n'y avait pas droit. La voisine avait également 62 ans, et avait un revenu très semblable, c'est-à-dire très faible, mais elle était mariée.

En étudiant la question, j'ai constaté qu'il y avait quelque chose de très injuste dans cette allocation. J'ai appris qu'une personne mariée ou en union de fait pouvait toucher la SV si elle avait entre 60 et 64 ans et si son conjoint touchait la SV ainsi que le Supplément de revenu garanti. Qui plus est, si un conjoint décède, l'autre, s'il a entre 60 et 64 ans, peut obtenir l'allocation au survivant.

Ce qu'il y a d'injuste, c'est que les personnes du même âge qui sont seules, séparées ou divorcées légalement n'ont pas droit à cette allocation.

Cette allocation a été mise en place en 1975. Pour y avoir droit, l'aîné doit avoir entre 61 et 64 ans et son conjoint doit toucher les prestations de la SV et du Supplément de revenu garanti. Les deux conjoints doivent être considérés comme des personnes à faible revenu. L'allocation peut s'élever à un maximum de 1 021,65 par mois. Plus de 60 000 aînés à faible revenu la reçoivent.

L'autre prestation s'appelle l'allocation au survivant, et elle a été mise en place en 1985. Elle est prévue pour aider les veuves et les veufs à faible revenu de 60 à 64 ans. Actuellement, la prestation mensuelle maximale est de 1 143,78 $ par mois. Près de 30 000 conjoints survivants y ont droit.

Je me réjouis de l'existence de ces deux allocations, car elles aident un grand nombre d'aînés à mener une vie un peu plus confortable. Ce qui m'inquiète toutefois, c'est que certains aînés sont laissés de côté : les personnes à faible revenu, célibataires ou divorcées, âgées de 60 à 64 ans, qui ne peuvent demander l'allocation.

Les aînés sont souvent aux prises avec de graves difficultés. Ma propre province compte quelque 21 000 personnes de plus de 65 ans. La fédération de l'âge d'or de l'Île-du-Prince-Édouard dit que presque 40 p. 100 d'entre elles, soit plus de 8 000 personnes, se contentent de moins de 20 000 $ par année. Le revenu moyen de ces aînés s'élève à 16 608 $.

Beaucoup d'études montrent que les aînés seuls, et plus particulièrement les femmes, sont ceux qui risquent le plus d'être pauvres. Pourtant, ils n'ont pas droit à l'allocation de la SV.

CARP, qui est un groupe national de défense des intérêts des aînés, a écrit dans son mémoire prébudgétaire de l'an dernier que les femmes âgées risquent d'aborder la retraite avec un revenu inférieur et que c'est ce qui se passe. CARP a signalé un certain nombre de raisons qui expliquent cette situation. Il se peut que leur rémunération soit inférieure; les femmes vivent plus longtemps que les hommes, de sorte que leurs économies peuvent ne pas suffire; un grand nombre de femmes consacrent une partie des années où elles pourraient être sur le marché du travail à s'occuper d'autres personnes, ce qui les empêche de se constituer un revenu de retraite suffisant.

CARP reconnaît que le problème de la pauvreté est plus grave chez les femmes âgées parce que l'allocation de la SV accordée aux personnes âgées de 60 à 64 ans n'est pas offerte aux personnes célibataires, divorcées ou séparées.

D'autres organisations nationales, dont l'Association canadienne des travailleurs sociaux, ont préconisé un élargissement de l'allocation de la SV. Elles souhaitent qu'elle soit accordée à toutes les personnes à faible revenu âgées de 60 à 64 ans, et je suis de leur avis. Cette allocation devrait être accordée de façon égale aux Canadiens.

En somme, comme je l'ai dit, je suis d'accord avec ces organisations, et j'exhorte le gouvernement fédéral à assouplir les critères pour que toutes les personnes à faible revenu de 60 à 64 ans soient traitées équitablement et puissent demander l'allocation de la SV.

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