Déclaration faite le 08 mars 2012 par la sénatrice Rose-Marie Losier-Cool (retraitée)
L'honorable Rose-Marie Losier-Cool :
Honorables sénateurs, nous célébrons aujourd’hui l’édition de 2012 de la journée internationale de 52 p. 100 de la population de la planète. Je parle évidemment des femmes.
La bonne gestion de nos sociétés et de notre planète ne saurait se passer des femmes. Elles sont une moitié essentielle de nos civilisations successives. Pourtant, elles ont encore et toujours le plus petit bout du bâton, souffrant parfois et partout dans le monde d'un accès inégal à l'éducation, à l'emploi, au pouvoir et à la richesse.
Je suis heureuse du thème choisi pour 2012 par le site web anglais de la Journée internationale de la femme : Connecting Girls, Inspiring Futures, que je traduirais ainsi : Filles connectées, avenir prometteur. Je suis également très encouragée par le rapport des Nations Unies déposé le 30 janvier, intitulé Gens résilients, planète résiliente : un avenir qui mérite d'être choisi. Dans ce rapport, les Nations Unies font valoir que, pour assurer le développement durable, il est essentiel de donner aux femmes les moyens d'agir et de leur permettre de jouer un rôle plus important dans l'économie.
Vous le savez, l'ancienne éducatrice que je suis ne cesse de répéter que la clé du succès, c'est l'éducation. Par conséquent, vous comprendrez que je prêche aujourd'hui en faveur d'une meilleure éducation des jeunes filles et des jeunes femmes avant qu'elles ne deviennent femmes, et, à ce titre des actrices à part entière de leur société.
Si nous continuons d’éduquer les jeunes filles, au moins jusqu’à la fin de l’école secondaire, nous leur permettrons d’acquérir les compétences en littératie et en numératie nécessaires dans la vie de tous les jours. Elles comprendront alors les documents qu’elles liront, qu’il s’agisse d’avis de santé publique, de tracts électoraux ou de manuels d’instructions. Elles sauront poser des questions pour se renseigner davantage. Elles pourront ainsi avoir une influence sur la vie économique et sociale de leur collectivité en participant aux discussions.
Cependant, l'éducation des jeunes filles et des jeunes femmes devrait aller au-delà des manuels scolaires. En effet, il faut apprendre à ces femmes de l'avenir comment utiliser les technologies de l'information, qu'il s'agisse d'un téléphone intelligent ou d'un ordinateur. Il faut également aborder avec elles les questions de santé fondamentales, comme la santé en matière de sexualité et de reproduction.
En éduquant ces jeunes filles et ces jeunes femmes, on leur donne les outils nécessaires à une participation pleine et équitable à la vie de leur communauté, de leur région, et même de leur pays. On leur offra une autonomie qui leur permet de prendre leur juste place sur notre planète.
J'encourage donc notre gouvernement à continuer de privilégier, dans ses programmes nationaux et son aide internationale, tous les projets ou organismes qui permettent aux jeunes filles et aux jeunes femmes de s'instruire pour construire.
Je profite donc de cette journée spéciale pour souhaiter à ces jeunes filles et à ces jeunes femmes bonne! Une route jalonnée de petits et de grands bonheurs, d'accomplissements pour devenir des femmes épanouies.