Restez en contact

facebook Forum des idées youtube flickr

Rencontrez

Serge Joyal

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Serge Joyal représente le Québec et la division sénatoriale de Kennebec. Sa nomination remonte au 26 novembre 1997.

Discours et débats

La reconnaissance du commandement des bombardiers lors de la Seconde Guerre mondiale

Plus sur...

Partager

Commentaires

Lisez les commentaires sur cette page ou ajoutez-en un.
Déclaration faite le 05 avril 2012 par le sénateur Joseph Day

L'honorable Joseph A. Day :

Honorables sénateurs, j'aimerais participer au débat sur cette interpellation présentée par notre ancien collègue, le sénateur Meighen. Elle concerne l'appréciation et la reconnaissance à l'égard du commandement des bombardiers.

Je parle aujourd'hui de souvenir et de la façon de se souvenir. Je parle aujourd'hui de service, de courage, de sacrifice, d'abnégation, d'honneur et de reconnaissance. Je parle aujourd'hui de l'un des joyaux de notre histoire militaire nationale : le commandement canadien des bombardiers.

De nombreux sénateurs, peut-être même la plupart d'entre eux, viennent de petites collectivités ou ne sont pas éloignés de plus d'une génération du temps des gare ferroviaires de quartier, des silos à grains et des chalutiers. Je sais que, au-delà de l'étalement urbain, la véritable nature de notre pays n'est jamais loin dans l'esprit des sénateurs.

Sur le plan démographique, le Canada est un petit pays où s'étirent de minces rubans de lieux habités d'un océan à l'autre. Lorsqu'un militaire canadien meurt au combat, les petites collectivités de notre pays perdent inévitablement un père, un frère, une sœur, un fils ou une fille. Quand un grand pourcentage de citoyens porte l'uniforme, il est presque inévitable qu'on connaisse quelqu'un ou qu'on soit lié à quelqu'un qui s'expose au danger. Les deux guerres mondiales ont profondément touché les familles canadiennes.

Honorables sénateurs, en 1944, plus de 700 membres d'équipage canadiens ont perdu la vie pendant les seules nuits du 30 et du 31 mars. En tout, pendant la Seconde Guerre mondiale, plus de 50 p. 100 des 18 000 Canadiens qui faisaient partie du commandement des bombardiers ne sont pas revenus au pays : c'est la moitié d'entre eux.

Comme tous les sénateurs le savent, il y a longtemps que nous décernons des insignes et des médailles aux militaires pour les récompenser de leurs services et de leurs actions exemplaires. Des médailles sont aussi décernées à titre posthume. Personne ne peut minimiser l'importance de ces marques de reconnaissance à l'égard des services rendus. Elles peuvent servir à souligner une étape ou un événement en particulier, ou encore des services rendus pendant un ensemble d'événements — ce qu'on appelle un « engagement » —, comme la libération d'un pays, ou la défaite d'un ennemi au terme d'une série de batailles importantes livrées à une étape précise du conflit militaire.

La cérémonie de remise des médailles et des insignes est un événement mémorable, tant pour les personnes honorées que pour leur famille et leur collectivité. Nous ne devons pas minimiser l'importance de cette réalité. Bien sûr, tous ceux qui ont fait partie du commandement des bombardiers méritaient cinq ou six médailles, mais aucune médaille ne leur a été décernée.

Je veux être parfaitement clair, honorables sénateurs. Ceux d'entre nous qui souhaitent reconnaître la contribution des militaires canadiens du commandement des bombardiers ne sont sûrement pas contre le fait de créer une médaille commémorative. Cependant, il y a de grands actes de bravoure qui méritent de plus grands symboles de commémoration. Je parle de la création de monuments commémoratifs, de grandes constructions de briques et de mortier, et de sculptures qui suscitent l'admiration à travers les époques, souvent en raison de leur taille et des emplacements choisis pour les ériger de façon permanente.

Alors que nous sommes sur le point de célébrer la victoire remportée par les Forces canadiennes, le 9 avril 1917, sur la crête de Vimy, nous nous souvenons de ce merveilleux monument que nous avons construit afin de souligner cet événement. À mon avis, il est évident que les militaires canadiens du commandement des bombardiers méritent qu'on leur érige un monument commémoratif aussi spectaculaire et somptueux que celui de Vimy. Ces monuments sont des témoignages publics hors du commun qui montrent qu'un événement, ou une série d'événements, mérite un rappel concret qui évoque chez le public la gratitude, l'honneur et le souvenir. Ce sont de grands témoignages de gratitude permanents à l'égard de personnes qui ont accompli des actes tout à fait exceptionnels. Ces monuments font naître chez les gens du monde entier un sentiment de reconnaissance universelle. Ils encouragent les étudiants en histoire à découvrir notre patrimoine collectif. Ils nous invitent tous à prendre un instant pour réfléchir aux notions de courage, de sacrifice, d'honneur et de respect mutuel.

Les monuments commémoratifs permanents évoquent les valeurs intangibles de la citoyenneté et transportent nos pensées loin de la routine quotidienne. Bien sûr, nous soulignons des aspects importants de notre histoire au moyen de recherches, de résolutions du Parlement, d'anniversaires, de journées, de semaines ou de mois consacrés à un événement, de plaques placées à proximité ou à l'intérieur des églises et des édifices publics. Tous ces gestes sont valables et importants mais, honorables sénateurs, certains événements, certains actes sont à ce point riches de sens, de noblesse et de sacrifice qu'ils méritent une reconnaissance encore plus marquée. Le sacrifice et la bravoure collectifs du commandement des bombardiers appartiennent sans contredit à cette catégorie.

Dans quelques semaines, la reine elle-même invitera le Commonwealth à commémorer la bravoure collective du commandement des bombardiers quand elle dévoilera, à Londres, un monument consacré à ceux dont la contribution a permis de changer le cours de la Seconde Guerre mondiale. On peut donc se demander pourquoi le Canada n'en ferait pas autant, en posant un geste officiel, majestueux, réfléchi et permanent. J'appuie fermement les Canadiens qui font des démarches pour que le commandement des bombardiers canadiens reçoive dès maintenant la reconnaissance qu'il mérite.

Honorables sénateurs, la guerre est horrible et la liberté, précieuse. Il n'y a pas de gloire à détruire et à tuer mais, dans ce contexte, le sacrifice et le dévouement des Canadiens qui ont combattu pour défendre nos valeurs méritent les plus grands honneurs. C'est ce que souhaitent les Canadiens qui désirent voir un monument approprié dédié au commandement des bombardiers.

Honorables sénateurs, il y a presque quatre ans, le Sénat a appuyé à l'unanimité une résolution en faveur de la reconnaissance du commandement des bombardiers. D'anciens sénateurs, des sénateurs actuels et des ministres actuels ont souligné avec éloquence qu'il fallait honorer le commandement des bombardiers. Il est temps d'aller de l'avant.

Honorables sénateurs, nous n'avons pas oublié les controverses entourant le commandement des bombardiers, et j'espère qu'elles ont été résolues. Les sénateurs ont aidé à corriger l'exposition sur le commandement des bombardiers au Musée canadien de la guerre. C'est maintenant chose du passé. Je ne crois pas qu'il soit utile de ranimer ce débat, qui est un bourbier révisionniste visant à réécrire l'histoire à partir de perspectives particulières et qui nie le besoin criant, à l'époque, de mettre fin à la guerre. Au Canada, plusieurs sont en faveur d'une reconnaissance significative du commandement des bombardiers, compte tenu de l'ampleur et de l'importance des sacrifices qu'ont consentis ces aviateurs.

Le moment choisi est crucial pour ériger un monument commémoratif en reconnaissance des sacrifices des membres du commandement des bombardiers. Les anciens combattants de ce commandement vieillissent. Les Chambres du Parlement, le gouvernement, qui est responsable du superviser la Chancellerie des ordres et décorations du Canada, le Bureau du Conseil privé et les fonctionnaires du ministère du Patrimoine canadien doivent se pencher en priorité sur cette reconnaissance significative du commandement des bombardiers. Espérons que maintenant que la reine a reconnu ce commandement plus tôt cette année à Londres, les autorités canadiennes répondront de façon positive aux volontés de beaucoup de Canadiens, qui souhaitent que l'on fasse ce qui s'impose.

Déclarations récentes des sénateurs libéraux

Projet de loi sur le contrôle par les premières nations de leurs systèmes d'éducation

10 avr., 2014 | Par la sénatrice Lillian Eva Dyck | Honorables sénateurs, j'aimerais faire quelques observations au sujet de cette motion. Je l'appuie sans réserve. L'adoption d'une loi sur l'éducation des Premières Nations est très importante pour le bien-être des Premières Nations des quatre coins du Canada, et surtout pour les jeunes Autochtones.

L'écart entre les riches et les pauvres

10 avr., 2014 | Par le sénateur Céline Hervieux-Payette | Qu'entend faire le gouvernement pour tirer les enseignements de la crise financière, réduire les inégalités de la richesse et s'inspirer d'autres juridictions qui ont commencé à mettre la pédale douce sur des rémunérations qui n'ont rien à voir avec la productivité des gens qui reçoivent le salaire moyen d'un Canadien en une demi-journée?

La transmission télévisée des travaux du Sénat

10 avr., 2014 | Par le sénateur Grant Mitchell | Quelle est l'opinion du leader à ce sujet?

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur Art Eggleton | Cette recommandation a reçu l'appui unanime du Sénat; j'en déduis donc, sénateur, que vous serez tout à fait disposé à la faire valoir auprès du gouvernement.

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur James Cowan | Ma question est donc la suivante : le gouvernement fera-t-il du programme national d'assurance-médicaments une priorité?
« 1 2 3 4 5  ... »